jeudi 8 mai 2014

Un bruit qui court...

Jour 18 :
Je dois aujourd'hui porter mon attention sur le poids de la parole, la mienne et celles de ceux que je vais cotoyer.

Ce matin je vais faire des courses alimentaires et j'oublie un ingrédient essentiel, sans lequel je ne peux faire le plat que j'apporte comme contribution ce soir, à une rencontre de quartier...
Première réflexion, tu n'es qu'une gourde, tu aurais pu faire attention et...stop tu es une fille super, ce n'est qu'un oubli, il n'y a pas mort d'homme. Le calme m'envahit, et j'ai envie d'aimer la terre entière !!! Quand je m'aime et me respecte, cela agrandit mon coeur et me fait regarder mes frères et soeurs en humanité avec bienveillance. 

C'est vraiment incroyable ce que cela produit directement, de ne pas laisser cours à la parole de mes juges intérieurs, de ne plus leur donner de crédit.

Ne pas donner de crédit à la critique que peut émettre quelqu'un à mon égard : c'est ce que tu penses, mais je ne pense pas cela de moi. C'est capital pour moi. Je peux serrer fort ma petite fille intèrieure et lui dire, je suis là et je vais t'aider en te protégeant de ces voix. 

Ces voix n'ont aucun pouvoir, tant que moi je ne leur en donne pas. A moi de jouer.

La médisance... Je n'ai plus envie de médire depuis longtemps, mais je retombe très souvent dans ce travers. Comme un diablotin qui me piquerait les fesses, la médisance m'échappe avec délectation parfois !!! Pourquoi je laisse souvent échapper ces paroles ? Est-ce que cela semble à voir avec la mésestime de moi ? Est-ce que je passe par "l'autre est moins bien que moi" quand je me permets de porter un jugement sur lui, pour croire alimenter mon estime de moi, alors que jamais cela ne fait qu'après je vais mieux.  L'exemple de ce matin prouve le contraire. Quand je quitte le jugement, y compris de moi, alors je suis envahie d'amour pour moi et pour les autres... A méditer Lady Bibi !!!

"Que ta parole soit impeccable" un des accords toltèques... Un long et intéressant chemin, un pont à traverser pour aller vers un autre pays, lumineux !!!

 

mercredi 7 mai 2014

Fais de ton mieux, ma belle !!!

Jour 17 :
Faire de son mieux, c'est le premier accord toltéque que j'avais retenu lorsque je les ai découverts tous les quatre, suite à une interview où Guillaume Canet en parlait, à l'occasion de la sortie de son film "Les petits mouchoirs". Je vais revisionner le film, car Olivier Clerc parle d'une allusion dedans.

Je me dis que ce n'est pas étonnant, tellement la course au perfectionnisme m'avait épuisée, au fil du temps. Je connais bien l'origine de cela, de par mon histoire. Un père perfectionniste, des parents avec une attente d'une enfant parfaite, qui faisait qu'aucun compliment ne leur fut possible de m'exprimer. Je sais maintenant, qu'eux aussi avaient leur propre histoire, et qu'ils faisaient souvent de leur mieux. Ce n'était pas l'époque où les parents s'interrogeaient, ils étaient ceux qui savaient et ne se remettaient pas en question. Ils étaient comme beaucoup d'autres.

Je ne cherche ni à les excuser, ni à les accuser. Je pense que je n'en suis plus là. Je comprends d'où je viens, j'ai ma lecture de mon histoire, le récit qui est le plus cohérent avec ma mémoire, mon intuition, et ce que mon corps m'en dit. Mes frères n'auront pas la même version. La leur est respectable, la mienne aussi...

Regarder chaque personne croisée comme : elle fait de son mieux, et aussi devenir moins jugeante sur moi même en me posant la question "es-tu en train de faire de ton mieux, ou es-tu en train d'exiger de toi l'impossible, au nom de cette sacro sainte perfection ?" That is the question, en tous cas pour moi.

J'ai besoin de me retrouver avec moi même, et cette phrase de Paulo Coelho m'aide dans ma réflexion. Plus je me respecte dans mon rythme et moins le jugement des autres me vient...


mardi 6 mai 2014

Une médaille à deux revers...

Jour 16 :
Les deux revers d'une même médaille, je connais bien. Je l'ai utilisé comme un outil d'accompagnement. Mais l'exercer à chaque fois que nous entendons ces jugements, qui montent, sans qu'on arrive à voir d'où ils surgissent dans notre cerveau !!!

Le voisin de train derrière mon siège qui respire fort avec son masque à oxygène, en tant que japonais qui se respecte (voici le jugement), il me fait penser à prendre mes respirations profondes pour prendre cinq minutes de pause méditative, juste branchée avec Lady Bibi..., le temps pourri derrière les vitres du train (!!!) la terre va recevoir ce dont elle a besoin pour nous offrir ses fruits... Même mon mari s'y met comme un jeu. Quand il émet un jugement, je lui dis "revers de la médaille" ? Un jeu qui égaye notre trajet. Son fort sens de l'humour lui permet de répondre du tac au tac, défi pour moi pour m'y mettre, et étonnement je trouve...

Ombre et lumière, bon grain de l'ivraie, comme en parle Olivier Clerc. Effectivement au lieu de m'assassiner chaque fois que je surprends ma part d'ombre, je vais en chercher le côté lumineux. 

Cela ne veut pas dire nier son côté ombre, c'est chercher l'autre côté existant en même temps, cohabitant ensemble. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas progresser pour modifier nos défauts. C'est me dire qu'ils ne constituent pas toute ma personne. Arrête Lady Bibi de te lamenter sur toi, des étoiles habitent aussi ton coeur... Ton ego n'est pas surdimensionné avec tes ombres, orgueilleuse !!! Ris, ris et souris... Attendris ton regard sur toi. Tu n'as pas besoin de juge terrible et INUTILE, tu entends ou tu fais la sourde oreille ?

Instant de lumière, un échange de mails avec Olivier Clerc qui a publié mon lien sur sa page Facebook. Il est des rencontres qui réjouissent mon coeur et qui sont inattendues.

Une pluie de bénédictions sur mes compagnons de voyage, sur mes enfants et mon mari, sur tous ceux qui illuminent ma vie !!!





lundi 5 mai 2014

Le chemin continue...

Jour 15 :
Arréter d'accorder du crédit à mes petits vieux du muppet show, perchés sur mon épaule gauche, et qui critiquent sans fin... Dur, dur... Et encore dur...
 
Je me suis surprise à me juger durement sur mon incapacité à assumer un non désir de faire quelque chose, tellement je ne supporte pas ce que cela provoquera comme pensée et jugement à mon égard.
Au point de ne pouvoir écrire cet exemple, de peur que quelqu'un que je connais puisse en prendre connaissance. Je me suis demandée en miroir, ce que cela disait du jugement que je porte sur moi ? J'ai le sentiment que cela parle de mon désir de perfectionnisme, état qui m'envahit encore, malgré le chemin déjà parcouru pour le dépasser et ne plus y céder.

Remplacer le discernement par le jugement. Compliqué. Il faut que j'approfondisse la chose...  

Plus que cette semaine, oh, la, la... Le voir comme le début d'un chemin.





dimanche 4 mai 2014

Jour 14

C'est relâche !!! 
J'assimile, je digère, j'ai quand même quelques indigestions, mais ok je me détends et je souris...

vendredi 2 mai 2014

La vie est belle...

13 ème jour :
"La vie est belle tant qu'on ne cède à la peur" a écrit Etty Hillesum. Etty compagne de route que Karima Berger me fait découvrir. Extirper de moi avant de penser à ce que l'autre doit extirper de lui... Un vrai programme, Lady Bibi a du pain sur la planche.

Quand je projette sur l'autre une intention tout de suite en imaginer une contraire... Avoir de l'imagination. C'est parfois si dur tant mon ego se sent attaqué. Mon petit moi si centré sur son nombril...

Lumière de ma journée, j'ai envoyé un mail à Pierre Pradervant car il fait bientôt une conférence à Londres et nous allons mon mari et moi le voir. Message lumineux qui transpire de l'attention portée à l'autre. C'est mon kif de la journée, comme dirait Florence Servan-Scheiber. 

Je vous béni Pierre, Olivier et les autres... MERCI !!!


Verre à moitié plein, verre à moitié vide...

12éme jour :
Je choisis le verre à moitié plein, il me semble plus lumineux de choisir ce chemin.

Ni idéaliser, ni diaboliser !!! J'ai oscillé si souvent dans ces extrêmes que c'en était une deuxième nature. Je me suis aussi regardée comme cela, et cela m'arrive encore bien souvent.
Ce matin je croise une voisine qui traverse une période bien difficile de sa vie. J'essaye de la réconforter, de lui proposer des toutes petites solutions, pour sortir de l'état dépressif dans lequel elle est. Et après je me juge tout de suite : tu aurais dû plus l'écouter, tu pourrais lui dire de passer prendre un café... J'ai fait comme j'ai pu, et je n'ai pas le temps cette fois-ci pour l'inviter. Mais je m'en veux.
Il me faut entamer un dialogue intérieur, pour m'accepter, ni complétement mauvaise, ni complétement bonne, comme si il existait un état idéal vers lequel tendre. Je sais intellectuellement que non. Je continue à progresser vers un regard tendre et bienveillant à porter sur moi. Dieu que c'est dur ! Tiens et Dieu dans tout çà ? Mon compagnon d'Emmaüs, ma route intérieure où Il m'accompagne fidèlement depuis toujours, depuis le plus loin que remonte ma mémoire...

Bulles de préjugés qui éclatent dans ma tête, qui m'éclatent au visage, je m'en aperçois dans les secondes qui suivent, et il me faudra attendre cinq minutes pour que l'idée de bénir vienne. Je suis en voiture. Un automobiliste devant moi ne se déporte pas suffisament, alors qu'il a de la place, pour tourner sur la gauche. Je dois attendre en pestant et l'insultant, dans mon véhicule où les vitres sont bien sûr fermées !!! C'en est ridicule pour un observateur extèrieur. C'en est aussi ridicule pour my Lady Bibi, rappel de ma voix intèrieure !!! Souris ma belle tu n'es pas filmée !!! Bienvenue dans ma zone d'ombre ! Aime toi, chéris toi ! Verre à moitié vide ou verre à moitié plein !!! À chaque fois une place pour m'aimer malgré tout.

L'exercice que je choisis pour aujourd'hui est déductible de ce que je viens de vivre : m'aimer plus, avec mes ombres et mes lumières, et aussi avec des zones de gris, où je suis dans la moyenne... Si mes jugements sur moi se calment, alors je juge moins mon prochain. J'ai souvent ce réflexe de penser que quand je pose un jugement sur l'autre, qu'est-ce que cela dit de moi. 

J'approfondis cette idée de miroir : comme le dit Paolo Coelho "quand je vois ce qui est beau dans ma vie, c'est que je porte en moi la beauté, puisque le monde est un miroir qui renvoit à chacun l'image de son propre miroir."