lundi 20 octobre 2014

Peurs et zone de confort...

Je lis comme un signe pour moi les nombreux clins d'oeil qui viennent à travers les articles et les livres que je lis en ce moment, les vidéos que je regarde... Ils concernent la question de la peur et de la sortie de sa zone de confort !!! 

Aie ! Aie ! Aie ! C'est du lourd chez moi... Depuis quelques années, je me suis fait une vie où j'ai évité au maximum les prises de risque, les situations que je sentais inconfortables, et parfois j'ai eu le sentiment que ma vie se rétrécissait... Mes peurs me guident à ce moment là et je sens bien qu'il y a en moi une petite voix qui me crie "Va, vis et deviens" comme le magnifique film du même nom...

Il existe un ailleurs qui m'attend, je le sens au fond de moi. Cet ailleurs, je ne le sens pas comme étant loin, mais plutôt tapi en moi, et que j'ai besoin d'un révélateur... Mais quel révélateur...je tâtonne ! 

Certains de mes choix sont guidés par la peur, celle d'évènements difficiles déjà vécus (la fameuse peur de l'effondrement qui a déjà eu lieu dans le passé de Winnicot). J'en connais les causes, mais me trouve toujours handicapée dans mon aujourd'hui, peur que cela revienne. Jacques Salomé me rappelle, comme je l'ai posté ce matin, que je suis celle qui entretient mes souffrances...

Je sais mais je fais quoi ??? Alors je continue le chemin en cherchant... Je sais qu'il me faut apprivoiser mes peurs, ne pas les juger, me prendre avec douceur, et être PATIENTE, toujours et encore... Et oui Lady Bibi, le monde ne s'est pas fait en un jour... 



vendredi 17 octobre 2014

Je me sens responsable du terreau de mes pensées...

Je reviens aujourd'hui sur "les pensées premières" dont parle Isabelle Padovani et que j'ai déjà évoqué dans ce blog. 

Je reste d'accord sur le fait que je ne peux rien faire quand viennent mes "pensées premières". Par contre, j'ai le sentiment que je suis responsable, en grande partie, de ce que je fais rentrer dans ma vie intérieure, de "ma réalité", par mes lectures, ce que je regarde ou écoute. 

Ma vie interne, si je l'alimente de rencontres et écoutes nourrissantes, je modifie mon monde intérieur. Et alors, mes pensées risquent aussi d'en être modifiées, ainsi que mes pensées premières...

Je me sens responsable du terreau de ma vie intérieure. Là je peux agir et alors il y a des pensées qui ne viennent plus, des peurs qui s'évanouissent. Magique !  

Plus j'avance dans ce travail de "j'arrête de me juger" et "j'arrête de juger", plus j'ai de pouvoir sur mes pensées. Elles s'adoucissent. Mon dialogue intérieur, fait que je sais mieux ne pas suivre ces pensées. Et quand une pensée jugeante vient sur quelqu'un, j'émets assez vite une ou deux autres hypothèses contraires.

Il ne faut jamais se décourager. Il faut juste se donner du temps, accepter les chutes et les rechutes...




jeudi 16 octobre 2014

Un regard qui vient du coeur...

Hier, en prenant l'ascenseur, il m'est arrivé quelque chose pour la première fois. Je me suis regardée avec tendresse, oui je dis bien avec tendresse... Je garde en mémoire ce regard, un cadeau de moi à moi... J'attends ce regard des autres sur moi depuis très longtemps, comme pour me rassurer que je suis quelqu'un de pas trop mal... Je le reçois parfois, mais à ce moment là, c'est de moi qu'il a surgi !

Il me faut me le rappeler, car je sens bien que cela peut rester fugace. Or, j'ai le sentiment que je tiens là une clé importante pour m'aimer réellement, et ensuite pouvoir porter ce type de regard, un regard qui vient du coeur, sur l'autre en face de moi.

C'est, il me semble, là la différence entre le moi et l'ego... Le moi me fait du bien, l'ego peut me tyranniser...



mercredi 15 octobre 2014

Je déteste..., et pourtant...

Je déteste quand tout est trop ordonné, et pourtant j'ai besoin d'ordre...
Je déteste quand on ne m'aime pas, et pourtant je n'aime pas tout le monde...
Je déteste quand on n'est pas en vérité, et pourtant je cache aussi mes faiblesses et mes manques...
Je déteste quand on ment, et pourtant il m'arrive de mentir...
Je déteste quand on me dit ce que je dois faire ou penser, et pourtant il m'arrive d'être péremptoire...
Je déteste quand on est égoïste et pourtant je peux me montrer très centrée sur mon petit égo...
Je déteste quand on est agressif, et pourtant je peux me montrer agressive...

Je pourrais décliner cela à l'infini... 

Quand je déteste quelque chose chez l'autre, c'est que je le connais. Si je le connais c'est que je l'ai déjà pratiqué. Ce n'est pas très glorieux, mais cela me parle de l'ombre que j'ai du mal à voir en moi.

Je suis comme tout le monde et je ne me déteste pas avec tous ces petits travers qui me rendent si humaine et proche de mes frères et soeurs en humanité. Je suis moi et je suis les autres à la fois. Je suis incluse dans ce Tout qui me rend solidaire en faiblesse et en force, en puissance et en douceur, en lien les uns avec les autres... 



mardi 14 octobre 2014

Authenticité et humilité, je chemine...

Authenticité et humilité, pas évident du tout. Il me semble que vouloir être authentique me demande d'abord, d'être honnête avec moi-même. Est-ce que ce que je dis est ce que je crois ? 

Ce que je dis, m'oblige à quitter mes jugements sur moi et les jugements des autres, pour aller vers un discours authentique. Il me faut mieux me connaître encore, pour me demander : est-ce que ce que tu es en train de dire correspond à ce que tu crois ? 

Alors il me faut être humble, car je ne suis pas toujours alignée. Cependant mon dialogue intérieur tend vers plus de justesse... Mon moi profond le demande et j'essaye de l'entendre. 

Emotions quand tu me tiens je sais que tu me parles du langage qui émane du fond du fond de moi... Moi authentique, mystérieux et qui parle de l'être unique que je suis. Quand je le reconnais, je reconnais à l'autre son unicité aussi...





dimanche 12 octobre 2014

Quand je te juge je ne fais que me qualifier...

Je pense de plus en plus souvent au fait que lorsque je pose un jugement sur quelqu'un, je ne fais que parler de moi. De même chaque fois que quelqu'un pose un jugement sur moi, il ne fait que parler de lui... 

Cela me permet de réfléchir au fait qu'il m'arrive souvent de ne pas faire quelque chose, ou de ne pas dire ce que je pense, car je crains le jugement qu'on poserait alors sur moi, faisant de ce jugement une réalité...

Si je me mets à intégrer cela, à comprendre ce qui se passe, alors mes rapports aux autres pourraient changer, et mes jugements diminueraient de manière drastique... 

Mais ce n'est pas le tout de le réaliser, il faut que j'apprenne à fonctionner avec cette nouvelle grille de lecture. Je sens à quel point c'est dur de passer de "je réalise ce qui se passe" et "je sais maintenant", en gros faire descendre de la tête au coeur...

Je me répète souvent que mon jugement ne qualifie pas l'autre, mais me qualifie. Il me permet de me connaître toujours plus, aller vers ma part d'ombre, pour cesser aussi d'en avoir peur...

Je viens de parler à deux reprises de peur...ces peurs paralysantes qui m'empêchent d'être moi, qui masquent qui je suis à mes yeux et ceux des autres. 

Humilité, devenir moi, enlever les masques à commencer vis à vis de moi-même. Quitter ce que j'imagine des regards des autres. Les pensées ne sont pas la vérité, celle-ci n'existe pas, il n'y a que des ressentis élaborés à partir de mes propres grilles de lecture, construites à partir de toute mon histoire, de mes émotions...

Décortiquer mon histoire pour comprendre d'où me viennent mes pensées, ne m'est pas tant que cela utile aujourd'hui. J'ai plus envie de comprendre la mécanique qui se met en place, de me savoir être comme tout le monde, et donc frère et soeur en humanité...humilité...

Pratiquer humblement le : je parle de moi quand je te juge, et tu me parles de toi quand tu me juges... 
Je peux cesser alors mes projections...

Je continue le chemin patiemment et en toute humilité.


jeudi 9 octobre 2014

Je ne suis pas mes pensées premières...

Je réalise de mieux en mieux, que mes pensées sont un bavardage permanent, qui ne sont pas la réalité. Lorsque mes jugements adviennent en tant que pensée première, à moi de ne pas les suivre. C'est après ce premier mouvement que ma liberté intervient. 

Finalement cela revient à ne pas se faire avoir, à ne pas tomber dans le piège... Facile à dire, mais franchement pas facile à faire, et surtout long à se mettre en place. Donc il me faut accepter le temps que cela prend, et appeler fameuse patience en renfort !

Belle et douce soirée à vous mes doux cheminants...nous continuons ensemble avec patience. Merci pour votre présence !