samedi 8 novembre 2014

Je rêve...

La nuit est tombée en France. Mes pensées s'envolent vers un monde idéal, où je n'aurais plus peur, où la bienveillance serait enseignée dès la maternelle, où les jugements seraient inconnus...

Irréel ou possible un jour ? Je préfère faire le choix qu'un jour nous aurons tellement évolué que ce sera une évidence...

Les rêves font du bien ! Ils m'ont permis enfant de me projeter dans ma vie d'adulte comme un possible. Il ne s'agit pas de ne pas se sentir présent à son présent. Il s'agit de joyeuse créativité.

Rêver pour moi est ce qui aniticipe ce que je souhaite réaliser dans ma vie...

Je vous souhaite de doux rêves où que vous soyez mes chers Ami(e)s cheminants.




vendredi 7 novembre 2014

Apprendre mes langues intérieures...

Apprendre nos langues intérieures nous dit JL Servan Schreiber... Apprendre à me connaître en comprenant que je parle plusieurs langues. Quelles sont-elles ? Je me dis que si j'arrive à les reconnaitre je pourrais y répondre dans la bonne langue.

Il peut m'arriver de parler en langage émotionnel et de répondre par une action impulsive, alors qu'il s'agit de prendre le temps d'écouter de quelle émotion il s'agit, de lui donner le droit d'exister, de comprendre ce qu'elle a à me dire.

Quand on entend parler quelqu'un dans une langue qui nous est étrangère, on réagit d'abord en se demandant de quelle langue il s'agit. Ne pourrions-nous pas nous dire la même chose vis à vis de nos langues intérieures, de quelle langue s'agit-il quand je réagis comme cela ?

Ceci dit il me faut apprendre combien de langue je parle... Et cela c'est encore une autre histoire...


jeudi 6 novembre 2014

Christiane Singer dans son dernier livre "  nous dit qu'il ne reste plus que l'amour à continuer à donner, qui reste quand on arrive à la fin de notre vie, je sens que c'est un message à recevoir et vivre quand on a la chance d'être dans la vie...

Pourquoi n'entendons nous pas ces messages qui nous disent l'essentiel d'une vie passée sur cette terre... C'est si difficile, et pourtant quand j'ai des moments éclairs de lucidité, je sens bien que je dois écouter cet appel qui se présente régulièrement et qui frappe à ma porte...

Comment puis-je introduire dans mon quotidien, ce plus de bienveillance. En commençant par moi-même, je le sais... Plus je me vois pétrie de tout ce que je juge chez l'autre, plus je peux laisser monter du plus profond de moi, cet amour bienveillant et non jugeant, qui est au fond de chacun de nous et que nous pouvons voir, notamment en observant les petits enfants. Ils ont ces regards de bonté innés que nous devons aller recontacter, autant que nous le pouvons. 

Cet enfant intérieur, qui se cache en nous, a gardé la capacité de porter un regard gratuit et chaleureux... 



mercredi 5 novembre 2014

Me pacifier avec mon histoire...

Regarder mes parents comme des humains, qui ont fait du mieux qu'ils ont pu, fut un chemin long et difficile. J'ai parfois encore du mal, mais dès que je me le rappelle, je sais que je peux devenir plus bienveillante à leur égard.

Je n'accepte pas certaines choses qu'ils m'ont fait vivre, leur dureté et leur exigence lorsque j'étais jeune, mais je peux leur pardonner. Je sais d'où ils viennent et je sais qu'ils ont eu à se battre, relever la tête et bâtir leur rêve pour eux et pour leurs enfants.

Je n'excuse pas tout, mais maintenant cela a pris sa place dans mon histoire. Je peux pardonner si un jour on me le demandait. Et c'est très pacifiant pour moi. 

La colère peut affleurer de temps en temps, plus avec la même intensité qu'il y a quelques années, et de plus en plus souvent je peux me demander assez vite, si cela vaut le coup et à quoi cela me servirait.

La question de l'énergie qui s'en va pour des choses qui n'en valent plus la peine, en ont-elles valuent la peine, un jour ? Elles ont été utiles un temps pour me sentir plus vivante, probablement...

Aujourd'hui je peux faire autrement... La colère est une émotion qui a son utilité... Mais aujourd'hui j'ai d'autres clés que je peux utiliser, comme bien mettre en mot à l'autre ce que je ressens. Avec mes très proches, étant suffisamment en sécurité, je peux y arriver de plus en plus souvent...

Dans certaines situations je me trouve parfois en difficulté. Toujours le handicap de croire qu'on pourrait me rejeter ou il me reste aussi la question de la honte... Avoir honte devant l'autre, me fait continuer à avoir peur. Encore une piste à explorer...



mardi 4 novembre 2014

Quand je juge qu'un comportement est toxique, que dois-je faire ?

Est-ce que c'est juger quelqu'un que de nommer un dysfonctionnement de son comportement et refuser d'en subir les effets ? 

Je me pose souvent cette question vis à vis de comportements de personnes peu enclines à se poser des questions sur elles, et qui accusent les autres de tous les maux sans accepter de s'interroger sur leurs propres attitudes...

L'accueil de l'autre avec ses différences me pose alors un problème. Je n'arrive pas à le faire à ce moment là, et j'ai plutôt une espèce d'antenne qui se met en route et qui m'indique attention danger...

J'ai longtemps essayé de comprendre, de tolérer, d'aider aussi... Je sais que souvent les histoires de ces personnes sont très blessées, mais je bute. Si j'accepte le dialogue, j'y perds une énergie importante. Si je refuse j'ai à faire avec ma culpabilité de ne pas être accueillante...

J'arrive à reconnaître qu'il existe des personnes toxiques et qu'il me faut m'en éloigner, mais je ne le fais pas encore sereinement. 

Alors mes pensées vont bon train, elles turbinent et je cherche la porte de sortie...

Et je me dis ce qui suit afin de me convaincre... :





dimanche 2 novembre 2014

Je me pacifie avec mon histoire...

J'ai le sentiment d'être tiraillée entre deux mondes. Celui où mes parents se sont battus pour y entrer et m'y faire rentrer, celui des intellectuels qui gagnent bien leur vie dans un monde qui manie de l'argent virtuel...et celui dont sont issus mes parents, un monde ouvrier et paysan qui utilisait ses mains et son bon sens...

Mon propos n'est pas d'en idéaliser l'un par rapport à l'autre, mais de mettre des mots sur mes tiraillements intérieurs et d'en comprendre le sens. Mes parents ont souffert de la pauvreté et grâce à eux, je n'ai pas souffert de manque matériel. 

Par contre, étant focalisés, de par leur histoire, sur cela, ils ont oublié de nous transmettre la richesse, les leçons et le ressourcement que la nature nous donne. Je le retrouve intuitivement qu'aujourd'hui, mais je me trouve une handicapée de tout ce qui est manuel, ne sachant pas comment m'y connecter et utiliser mes mains autrement que pour accompagner mon intellect...

Un homme comme Pierre Rabhi, m'interpelle profondément, me permettant de m'interroger sur le sens de ma vie citadine, déconnectée de la terre et de ses richesses...

Les Cévennes, où il s'est installé avec sa famille en 1961, est un lieu cher à mon coeur, car j'en suis en partie originaire, du côté de ma mère. J'y ai passé tous mes étés durant mon enfance, mon adolescence et le début de l'âge adulte. C'était un lieu où je pouvais me retrouver, et où la pression et les attentes de mes parents s'assouplissaient un temps, et ce lieu me permettait de respirer un peu.

La beauté de la nature m'échappait, mais je garde l'odeur des cèpes, les enjambements d'une barre à l'autre que nous parcourions, les chapeaux que nous confectionnions avec des feuilles de châtaignier et des aiguilles de pins, les aubergines frites et les tomates savoureuses, l'île flottante de ma grand-mère et le truc pour la secouer quand elle avait "broussé" (fait des grumeaux en provençal), nos parties de rami, la rivière où je retrouvais la liberté de me mouvoir dans une eau claire qui nous rafraîchissait, le temps de la sieste où le village s'assoupissait derrière les volets fermés des maisons pour garder la fraîcheur que nous donnaient les murs épais, les interpellations d'une maison à l'autre...

Tout cela est bien présent dans ma mémoire, et il m'a fallu aller loin pour le recontacter...

Je me sens souvent en décalage. C'est là que je dois être vigilante à ne pas me juger trop sévèrement, car je sais que je fais comme je peux, et à ne pas projeter sur l'autre les jugements qui viennent me parler de ce décalage...

Intellectuelle Bibi ou paysanne Bibi fière des deux parties de moi qui parlent de Lady Bibi celle qui cherche comment unifier encore et toujours...




samedi 1 novembre 2014

La recherche de l'harmonie...

Avant-hier sur mon blog j'ai publié une phrase de Gandhi disant "Le bonheur c'est le moment où ce que tu penses, ce que tu dis et ce que tu fais est en harmonie"... 

J'y ai repensé. J'aimerais arriver à ce que ces trois choses soient en harmonie, mais je ne trouve pas cela toujours évident. Il m'arrive que ce que je dis et ce que je fais, ce que je pense et ce que je fais, ce que je pense et ce que je dis, ce que je pense et ce que je dis et ce que je fais, ne soient pas en harmonie... 

Ce cheminement intérieur m'appelle à ce chemin d'unité. C'est un processus lent et je ne dois pas me décourager. Je sens la nécessité d'entretenir ce dialogue avec moi pour me poser cette question : quand tu dis cela, quand tu penses cela, quand tu fais cela est-ce que c'est en accord avec tes valeurs, tes convictions... 

Je pense aux cinq accords Toltéques qui sont une boussole pour moi... Ils m'aident à me poser ces questions pour être en harmonie, et parfois j'ai le sentiment de plénitude que me confère la sensation d'être en harmonie avec mon moi profond...

Je ressens, je me respecte et l'harmonie n'est pas loin... 

Un petit rappel ci-dessous pour ceux qui ne connaissent pas.