lundi 17 novembre 2014

Le conflit...

Ce matin il m'a été donné l'occasion de réfléchir à comment ne pas enfoncer l'autre dans son erreur, et me donner l'opportunité de grandir et tirer une leçon de vie, d'un évènement difficile. On sollicitait mon conseil et j'ai ainsi eu la possibilité, sans être mélangée à la situation, de pouvoir poser un autre regard dessus.

Je me suis sentie en accord avec ce que je disais et ajustée. C'est à dire, que mon interlocuteur était dans sa colère légitime, et comme je n'étais pas actrice dans ce qui s'était passé, j'ai pu ne pas me mélanger, et entendre et proposer mon analyse. J'ai pu exprimer ce en quoi je crois vraiment, c'est à dire ce que j'aimerais dire et vivre quand je suis dans un conflit.

Quand je suis mélangée avec ma colère, ma pensée n'est pas claire. Je dis ce que je ne voudrais pas dire, et il m'arrive parfois de dire ce que je n'aimerais pas entendre, si j'avais moi-même commis une faute. Chercher à culpabiliser l'autre me semble inutile. Je rajoute de la punition à la punition, et je me punis moi-même en n'étant pas bienveillante.

Il me semble que je ne cherche pas à être malveillante, mais je commets des erreurs que bien souvent je regrette à posteriori. J'ai le sentiment que de manière générale (sauf exception qui existent, mais qui ne sont pas la majorité) les personnes que je croise sont comme moi, des êtres humains qui cherchent à faire du mieux qu'ils peuvent, et qui ont leurszones d'ombre... Je choisis de comprendre et de ne pas condamner, et c'est ce que j'ai pu proposer ce matin, lors de l'échange que j'ai eu. 

Ce fut une très bonne occasion de vivre ceci comme un exercice et je remercie la personne qui m'a permis cela... Merci la vie !

 

samedi 15 novembre 2014

Rapport au temps...

En attendant le bus tout à l'heure, j'observais deux femmes bien en chair, originaires d'Afrique probablement, se diriger nonchallement vers le bus qui les attendait, pour repartir. Je me suis rappeler les impatiences de mon père face au rythme lent de certains, quand il faisait la queue.

Deux réflexions me sont venues. Je souriais en évoquant ainsi mon père décédé maintenant, et me le rappeler avec cette tendresse qui me revenait, me faisait du bien.

La deuxième réflexion, était que nous n'avions pas tous le même rythme, ni la même conception du temps, et qui pouvait me dire si une conception était meilleure que l'autre ? Pas moi ! J'aime quand je vois d'autres me montrer qu'on peut avoir un rapport au temps plus lent. J'aime voir des femmes rondes qui me font penser au côté maternel et rassurant contre lequel on a envie de se blottir...

Ce rappel à la diversité me remplit toujours de joie, et quand je cours ou râle après une perte de temps, j'apprécie ces expèriences qui m'amènent à me calmer et retrouver la lenteur respectueuse de ce que je suis au fond de moi.

Joli week-end mes Ami(e)s cheminants dans le respect de vos rythmes à chacun ✨✨✨✨



vendredi 14 novembre 2014

Je ne suis que moi, et non la sauveuse du monde !!!

Quand quelqu'un me fait part de ses croyances, il me parle de lui ! Quand vais-je enfin le comprendre ?!?

Je réagis souvent comme si cette personne voulait m'obliger à adhérer, à dire oui à ses croyances, à dire oui aux situations dans lequelles elle a choisi de se mettre... Il est parfois des moments où je ne devrais qu'être observatrice, non jugeante et bienveillante... Je n'aurais alors plus le sentiment d'être ce fichu sauveur du monde, qui me colle à la peau...

Je suis heureuse de m'en rendre compte de plus en plus, et je sais que c'est une étape à franchir au préalable de celles qui suivront.

Je ne peux pas dire oui à tout le monde ! Je dois abandonner cet idéal que je porte en moi, sans savoir qui a bien pu me faire croire qu'il me fallait être "gentille" avec tout le monde et que sinon je serai "punie"... Encore une représentation erronée qu'un malheur m'attend au détour du chemin, chaque fois que je ne suis pas conforme à ce qu'on attend de moi...

Je sais et je vous le dis souvent, il me faut dire oui à moi-même pour pouvoir donner des vrais oui aux autres. Il me faut dire des non qui me permettent de me respecter. 

J'ai tellement mis l'autre en premier, le mettant à la place d'un tyran sans qu'il le veuille, que je passe aujourd'hui par une phase "je veux respecter toutes mes petites voix intérieures" en me mettant à l'écart du monde très régulièrement. Je sais que c'est une étape vers...l'inconnu, rien n'est écrit ! Je laisse venir ce qui voudra fleurir...

Allez Lady Bibi ! On allège la mule ! C'est mieux ! 

Belle soirée de vendredi ✨💛🌟💛✨



jeudi 13 novembre 2014

Réflexions à l'occasion de la journée de la gentillesse...

Aujourd'hui 13 novembre, journée de la gentillesse. L'occasion pour moi d'y réfléchir, d'autant que j'aime beaucoup un livre de Thomas d'Ansembourg : "Cessez d'être gentil, soyez vrai !"...

Gentil, qu'est ce que ce mot veut dire ? On le dit à la fois de quelqu'un qu'il est gentil, c'est à dire aimable, complaisant. On le dit d'un enfant qui est sage, ou encore d'une somme d'argent rondelette...

Je comprends bien l'intention de cette journée, qui est de nous appeler à faire attention à celui que je croise et à avoir un comportement d'ouverture et de délicatesse. C'est vraiment une jolie intention que j'approuve.

J'y vois ainsi matière à réflexion. Thomas d'Ansembourg nous dit dans son introduction : "Comment être soi sans cesser d'être avec l'autre, comment être avec l'autre sans cesser d'être avec soi ?" 

Comment être bien avec soi pour être dans une gentillesse où on ne se perd pas ? C'est là que je vois un piège à éviter. Toujours la recherche d'un juste équilibre qui soit juste... La justesse est pour moi une quête difficile. Heureusement j'apprends petit à petit, les signaux qui annoncent ce qui n'est pas juste pour moi.

Je dois cependant calmer en moi le désir d'être aimer par tous, ce qui est, je le sais, une quête vaine...

Belle et douce soirée pleine de juste gentillesse à partager...



mercredi 12 novembre 2014

Prendre des forces quand c'est un bon jour...

J'ai su prendre le temps ces derniers jours, pour ne pas m'oublier. Cela m'a demandé de bloquer des créneaux pour y arriver, et je suis heureuse de l'avoir fait.

Le premier fruit est que je me sens disponible pour écouter l'autre et j'ai de la ressource pour donner. Je viens de lire le blog de "Cultiver votre bonheur" et un de ses conseils du jour est de se constituer un réservoir de bonheur, pour pouvoir y puiser les forces nécessaires pour affronter les jours de tempête... J'ai le sentiment d'engranger une bonne énergie en ce moment...

Pourquoi cela fonctionne dans ce sens ? Parce que je suis d'abord responsable de moi. Je ne me sens plus victime de quoi que ce soit. Je me vois avec des ressources qui sont mes lumières, et des incapacités qui sont mes ombres. 

Je travaille sur ce que je voudrais améliorer, je peste quand j'ai du mal, je persévère... J'accepte de reconnaître que je ne suis pas toute puissante et surtout pas parfaite... Et je vois ces imperfections comme faisant partie de moi, ce qui me fait souvent dire que je fais partie de la grande famille humaine...

En fait j'aime çà, ma famille est l'humanité et mon pays le monde... C'est vaste, et c'est ce en quoi je crois... Toutes mes peurs sont des peurs communes aux uns et aux autres, toutes mes imperfections je les vois chez les autres... Rien que du banal, pas de quoi en faire tout un plat...

Aujourd'hui est un bon jour ! J'en suis pleine de gratitude...





mardi 11 novembre 2014

Saint-Perfectionnisme, je vous tire ma révérence !

"Je me pardonne d'entretenir le désir d'un perfectionnisme innaccessible" nous dit Jean Monbourquette, en voilà une phrase qui fait écho chez moi...

Saint Perfectionnisme ! Un espèce de culte que je lui voue depuis...ouh la la !! Je ne sais plus depuis combien de temps... Parfois j'ai le sentiment qu'il était fourni en même temps que mon arrivée sur la terre... Non évidemment ! C'est dans mon histoire que cela s'est greffé...

J'ai beau savoir d'où cela vient, j'ai souvent du mal à lutter...j'y succombe régulièrement... Il ne s'agit pas de m'apitoyer ! C'est plutôt de plus en plus de prise de conscience pour que dès que je m'en aperçois, prendre une grande respiration et me dire intérieurement : "franchement es-tu "contrainte" de faire autant !".  

Mettre mon passé au passé et enfin le dépasser ! C'est là où j'en suis aujourd'hui ! Le chemin est long mais il en vaut le coup. Comprendre d'où ce perfectionnisme venait, fut la première étape. Et maintenant, comme disait Sartre : "L'important n'est pas ce qu'on a fait de moi mais ce que je fais moi-même de ce qu'on a fait de moi." Que je traduis par : qu'est-ce que je fais de ce que l'on m'a fait ? Je pense que je récupère ma liberté intérieure et je choisis de travailler ce perfectionnisme pour sortir de son piège... "Je ne suis pas parfaite et c'est parfait comme çà" une phrase de Nicole Bordeleau et que j'aime me répéter...

Et bien Lady Bibi, vous êtes en route, très chère ! Continuez, vous irez de mieux en mieux ! Merci la Vie !



lundi 10 novembre 2014

Les "oui" et les "non", toute une histoire...

Cette phrase de Paulo Coelho : "Quand vous dites "oui" aux autres, assurez-vous que vous ne dites pas "non" à vous-mêmes"... Cette phrase me parle tellement !

Une lutte que je mène depuis longtemps avec ses avancées certaines par moment, et ses incapacités à y répondre à d'autres. Cette fichue culpabilité qui guette et me fait hésiter souvent... 

Comment se respecter suffisamment en donnant des "non" nécessaires pour ne pas se vider pour les autres, et donner des vrais "oui" de générosité et d'amour.

Dans la Bible, il y a une phrase qui dit : "que votre "oui" soit "oui" et que votre "non" soit "non". Cela me demande de réfléchir à donner des vrais "oui" et à donner des vrais "non" et cela ne m'est pas facile du tout.

Mon corps va venir me dire que certains "oui" se font à mon corps défendant et certains "non" se donnent avec une culpabilité certaine. Il est mon meilleur allié, je me dois de l'écouter de mieux en mieux.

J'ai le sentiment qu'il me manque probablement un moment de dialogue avec moi-même, en tant que meilleure amie pour y arriver. 

Le chemin continue vraiment et je creuse de plus en plus en profondeur ces vraies questions pour y arriver un jour, et comme je vous l'ai souvent partagé, je suis confiante et c'est ce chemin qui m'importe, le reste viendra en plus...