mercredi 3 décembre 2014

Conséquences du transgénérationnel sur mes croyances...

Les croyances transgénérationnelles, vous savez, celles qu'on se passe de génération en génération... 

Chez moi l'extérieur est dangereux et il faut bétonner l'avenir en mettant plein d'argent de côté pour les jours de vieillesse et au cas où un grosse tuile nous tomberait dessus... Qu'est-ce qu'il y a dû y en avoir dans les générations au dessus pour que cette croyance me soit transmise comme une loi !!! Je ne l'ai d'ailleurs pas vraiment interrogée jusqu'à aujourd'hui, mais maintenant cela me saute aux yeux...

Incroyable le temps qu'il faut pour réaliser, et en même temps je comprends qu'on puisse se construire cette croyance. Elles se construisent sur la peur que quelque chose qui est arrivé dans le passé, se reproduise dans le présent... Mais ensuite,dans les générations qui suivent, on ne sait plus d'où cela vient...

Et moi, je n'en veux plus. Comme j'aime me rappeler cette phrase Montaigne : "Ma vie a été remplie de terribles malheurs dont la plupart ne se sont jamais produits"...

Ma croyance est que l'avenir n'étant pas encore écrit, je ne souhaite pas me fabriquer un pays imaginaire où toutes les catastrophes du monde, seraient réunies...

Franchement qu'ai-je à perdre ? Et surtout qu'ai-je à gagner ? 

Je fais confiance à la Vie et à ses surprises. Je peux m'appuyer sur qui je suis pour faire face à ce que j'aurais à vivre... Et non sur une course jamais assouvie, après des assurances matérielles qui me laisse toujours un grand vide... 

Arrêter d'avoir peur... Stop, je dis stop à des croyances qui alimentent mes peurs. Je ne veux plus croire que mon avenir, celui de mes enfants est peuplé de catastrophes qu'il faut devancer et faire tout pour s'en protéger, et prévoir tout...

Cela me prend trop d'énergie à mon aujourd'hui et je veux tout garder pour vivre intensément mon présent. Si, si et re-si.......




mardi 2 décembre 2014

Et les croyances positives ?

Croyances quand tu nous tiens... Des pelotes à débobiner et tirer les fils comme me l'évoquait une de nos Amies cheminantes...

 Il y a celles négatives que j'ai commencé à évoquer hier, et il y a celles positives, comme l'une d'entre vous me l'évoquait. Ce sont celles qui vont me permettre d'avancer, de croire en moi, d'être positive.

L'avenir n'étant pas écrit, je peux m'appuyer sur mes croyances positives le concernant. Un exemple : j'ai eu une conversation avec une personne "A", à propos du choix de vie d'une personne "B". "A" me montre une vision hyper négative du choix de "B". Je lui dis qu'il peut y avoir une autre manière de regarder les choses. Elle me répond que sa vision est réaliste, sous entendu que la mienne ne l'était pas. 

J'ai été déstabilisée par ce mot de réaliste. Et puis, je me suis dit c'est sa définition du mot réaliste, que pour elle réaliste, c'est d'être négatif et de voir le pire. Pour moi c'était voir la situation avec ses risques et ses chances de réussite, l'une ne prenant pas le dessus par rapport à l'autre...

Je choisis de donner toutes les chances à la réussite, sans occulter que cela puisse ne pas marcher... Et comme je le disais au-dessus l'avenir n'est pas écrit et je ne vois pas pourquoi je ne donnerais place qu'à la version pessimiste...

Je m'appuie sur mes croyances de confiance et d'optimisme, et là çà me fait du bien...



lundi 1 décembre 2014

Mes croyances, qu'est-ce que c'est ?

J'ai le sentiment aujourd'hui d'être à un moment de ma vie où j'ai à questionner mes croyances. Qu'est-ce qu'une croyance ? C'est comme une série de préceptes intérieurs qui me dirigent dans ma vie, qui me viennent souvent de mon histoire dans l'enfance et que je n'ai pas interrogé jusqu'à présent. Comme le dit Miguel Ruiz, c'est une loi intérieure qui s'impose à moi. 

Depuis quelques années je commence à les interroger, pour voir celles que je souhaite garder comme me rendant vivante, et je souhaite interroger celles qui me plombent, ne me donnent aucune joie et me restreignent dans ma vie. 

Une de mes croyances tenaces est mise à rude épreuve en ce moment, et j'accepte de faire le chemin pour la bousculer... "Pour réussir sa vie il faut faire de solides études"... Je ne cherche pas à polémiquer sur ce sujet, je fais juste part d'une croyance que les circonstances de ma vie, viennent interroger.

D'où me vient cette croyance ? Me donne-t-elle plus de vie ? Ai-je le droit de l'imposer à l'autre, notamment en tant que parent ? Quand ma croyance touche à la peur du manque, la peur de l'abandon, mes peurs en général ? 

J'en viens à penser que mes croyances et mes peurs sont intimement liées... Il me faut les débusquer et les apprivoiser encore, et encore...

J'ai commencé le chemin et je le continue... Et vous quelles sont vos croyances ?




samedi 29 novembre 2014

Quand l'autre projette ses peurs sur moi...

Je viens de vivre un don généreux offert sans générosité... J'ai eu le sentiment de recevoir un double message qui me met dans un état confus et de colère... J'ai vécu ainsi une situation paradoxale vécue des milliers de fois.

Tiens, une colère me suis-je dit après un premier mouvement très court de verbalisation colérique, en me souvenant de la phrase de Frédéric Lenoir publiée cette semaine sur ma page Facebook ! 

J'ai ensuite visualisé une paroi en verre qui m'entourait et empêchait de faire pénétrer ce que l'autre me renvoyait de lui, et me permettait ainsi de lui redonner ce qui lui appartenait. J'ai ainsi dit non et je me suis senti mieux.

J'ai pu éloigner le jugement que je pouvais avoir de cette personne, pour comprendre qu'elle n'avait fait que parler de ses peurs, de ses angoisses et que je n'y pouvais rien. J'ai eu à vivre les projections des peurs de l'autre, et je l'ai compris...

Cela me fait du bien de le mettre en mot, car je vois le chemin parcouru et je comprends que je peux me protéger et ne plus me sentir victime de l'autre... Son histoire lui appartient, je ne la juge pas, je retourne dans la mienne et je continue le chemin... Merci la Vie !

 

vendredi 28 novembre 2014

Fameuse question que la peur, que me dit-elle de moi ?

La peur, comment puis-je la vivre ? J'ai d'abord besoin de l'identifier. D'où vient-elle ? "Bénir, tout simplement" a publié un texte de Byron Katie. J'ai été touchée par la question que celle-ci nous dit de se poser quand on est confronté à une situation qui nous fait peur : trouver la croyance qui est au coeur...

Et là je vais toucher du lourd chez moi... "Besoin de sécuriser l'avenir, car le pire peut arriver", en voilà une bien en béton de croyance... Cela touche au contrôle et la vie m'a appris que tout n'est pas contrôlable. Il me faut revenir dans l'aujourd'hui, dans la puissance du présent... 

J'ai le sentiment que sur la survenue de la peur, je ne peux rien, par contre qu'est-ce que j'en fais ? Je décide de ne pas monter dans le train de la peur, comme de ne pas monter dans celui de mes pensées qui créent un pays imaginaire.

Cela ne se fait pas sans lutte ! Cela ne se fait pas sans me poser la question : as-tu raison de quitter ta croyance ! Mais justement, j'ai compris que c'est une croyance, ce n'est pas LA vérité... Je n'ai plus envie de la suivre, donc je l'abandonne par choix.

J'avance de trois pas, je recule de deux, je re ´avance de quatre, et ainsi de suite jusqu'à ce que je retrouve un équilibre, le calme vient toujours après la tempête...

La vie me présente une situation à vivre comme un exercice. Un exercice pour grandir dans la confiance, voilà comment je le comprends.

Je vous partage comment je vis cela, et ce n'est qu'un témoignage. Je me sens petite et humble face à cela. La vie me réserve des surprises pour avancer vers plus d'humilité et de respect de l'autre...




 

jeudi 27 novembre 2014

Mon esprit ce soir est encombré par une nouvelle que je viens d'apprendre et qui me préoccupe beaucoup. C'est l'occasion pour moi de le vivre comme un exercice.

Après un premier temps d'une heure environ, ce fut un peu panique à bord. La peur, l'angoisse même sont venues. J'ai accepté de me voir partir dans ce premier état, sans me juger. Puis ce fut le moment de la raison. J'ai pu dire mes peurs face à cette situation, prendre le temps d'écouter ce que l'autre m'exprimait, lui donner le droit de faire ce choix. 

Et puis le calme en moi est venu. J'accepte que l'autre soit autre, qu'il fasse ses propres choix... Ce n'est pas évident quand c'est son enfant...

Ne pas le juger, ne pas me juger, avoir confiance dans la puissance de la vie qui se fraye à travers tout ce qui s'ouvre pour la laisser passer...




mercredi 26 novembre 2014

Les ruminations...

Aujourd'hui j'ai pensé au fait que ce que l'autre peut me dire de sa vision des choses, ou des remarques à mon encontre, tout cela parle de lui. Cela me permet de souffler un bon coup et de me dire que cela m'aide à ne pas me laisser embarquer dans l'enchainement de mes ruminations intérieures... 

Parce que ruminer toute seule dans mon pays imaginaire, çà j'ai beaucoup pratiqué. Je connais par coeur le mécanisme et à moi de le laisser rouiller... 

Je réagis beaucoup plus vite quand le doux chant des sirènes m'appelle aux pays des ruminations... Je me dis "non" intérieurement et çà marche... Je n'ai plus envie d'entretenir en moi toute cette énergie négative.

Par contre ce qui m'intéresse c'est de comprendre quelle partie de moi est touchée pour aller ruminer ainsi. Mon petit ego a peur d'être seul, isolé, rejeté, mal aimé ? Sans doute... A moi de le rassurer, le dorloter, le cajoler... 

Et il y a les moments où je repars dans ces ruminations, instants plus courts de rechute, quand je n'ai pas suffisamment pris de temps de calme et de ressourcement... Je le sais et cela me demande d'être vigilante. Et cela n'est pas toujours évident.

Le Père Guy Gilbert disait qu'il lui fallait partir une semaine en retrait du monde à un rythme très régulier, toutes les six semaines je crois, pour se retrouver avec lui même et dans le calme, prier. J'ai ce même besoin d'alternance de moments où je me retire dans ma grotte silencieuse, pour ensuite retrouver le monde...

Apprendre à toujours mieux me connaître... Et quand je me respecte dans mes besoins, j'ai mieux et plus à donner...

Je termine avec un extrait du blog de Christophe André : 
"Pour savoir si nos réflexions sont des ruminations, il y a trois questions à nous poser : 
1) Depuis que je songe à ce problème, est-ce qu’une solution est apparue ?
2) Depuis que je songe à ce problème, est-ce que je me sens mieux ?
3) Depuis que je songe à ce problème, est-ce que j’y vois plus clair, est-ce que j’ai plus de recul ?

Si la réponse (honnête !) à ces trois questions est « non », alors c’est que je ne suis pas en train de réfléchir mais de ruminer." Un bon truc ! Merci M.André !