lundi 8 décembre 2014

Qu'est-ce qu'une émotion ?

Les émotions... C'est un vaste sujet... Je ne souhaite pas aborder ce soir, les émotions en détail. Plutôt le fait d'être un être d'émotions...

J'aimerais me dire que lorsqu'une émotion me vient, ce n'est que du normal... Le problème vient quand je ressens des émotions que je n'accepte pas et que je cherche soit à cacher, soit à refouler. La peur d'être jugée l'explique en grande partie.

Me revient à la mémoire la petite fille à qui on disait qu'il ne fallait pas ressentir telle ou telle émotion. J'imagine que j'ai dû ainsi apprendre à ne plus montrer...

Or aujourd'hui je souhaite accepter mes émotions qui me définissent comme être singulier, comme elles définissent les autres personnes quand celles-ci me les expriment. Elles disent une sensibilité particulière. 

Je pense qu'il me faut apprendre à reconnaître mes émotions, leur permettre d'exister... Que disent-elles de moi ? Que puis-je en apprendre sur moi ? 

D'après Alain : "L’émotion est un régime de mouvement qui s’établit dans le coeur sans la permission de la volonté, et qui change soudainement la couleur des pensées”.
Quelle jolie définition ! 

Je ne devrais pas juger mes émotions, elles sont, tout simplement... Je peux apprivoiser celles qui me dérangent, aimer celles qui parlent de ma sensibilité, cultiver celles qui m'apportent un plus dans ma vie...


samedi 6 décembre 2014

Estime de soi, suite...

"L’estime de soi est quelque chose de très simple, c’est le respect que vous avez et que vous ressentez pour vous- même." WILLIAM J.MC GRANE

Me mettre en route pour "arrêter de me juger et arrêter de juger" me permet d'aller à la rencontre de moi-même et ensuite vivre une meilleure façon de rencontrer l'autre. 

Je peux ainsi travailler cette fameuse "estime de soi" si indispensable pour prendre confiance en moi, m'aimer comme je suis et changer ce que j'ai envie de changer, car je le décide pour moi et que personne ne peux l'exiger de moi.

Comme je vous l'ai déjà partagé, c'est la quête vaine d'une perfection imaginaire, qui est un gros morceau pour moi. Cela touche aux exigences si lourdes que j'ai porté au fur et à mesure de ma construction d'enfant et d'adolescente... 

Chasser mes petits vieux du muppet-show perchés sur mon épaule, et les remplacer par Madame Douceur et Madame Bienveillance... Il me faut régulièrement et en pleine conscience, faire appel à elles, leurs demander de m'aider et de prendre leur place près de moi...

J'utilise le dialogue intérieur et quelques phrases m'accompagnent comme des mantras. Je les change au fur et à mesure que j'avance. Longtemps j'ai eu : "personne n'a le droit de te dire ce que tu dois penser". En ce moment "il n'y a pas mort d'homme" me permet de mettre une distance entre ce que je peux vivre et le fait que au fond il n'y a pas grand chose de grave dans ma vie...seule la mort d'un être cher et la maladie me semblent vraiment grave, (moments que j'ai eu à vivre à plusieurs reprises), et comme mon aujourd'hui n'est pas celui là, cette phrase me ramène à mon présent. Je me dis que plus je l'intégrerai, plus je m'engrangerai des bons souvenirs, de l'énergie positive, pour les jours sombres qui viendront un jour, et mieux je me sens armée...

Finalement ce que je pense pour moi aujourd'hui, et ce n'est que ma vérité, c'est que l'accumulation des biens matériels sont un puits sans fond, même si il faut un minimum, et que je souhaite plus investir sur la qualité de mon rapport à moi, pour m'y appuyer dans les jours difficiles...

Plus je simplifie mes besoins matériels, plus je m'allège... 

Allez Lady Bibi on avance, pas à pas, et la vie c'est pas si mal...





 

vendredi 5 décembre 2014

Confiance en soi, quelle route à faire ?

La confiance en soi, je n'ai pas fini d'en parler...

J'ai le sentiment de travailler dessus depuis de nombreuses années, et je ne suis pas au bout de la route...y-a-t-il un bout...???

Il m'a fallu petit à petit l'acquérir, car malheureusement cela ne m'a pas été livré avec mon éducation. Il s'agit pour moi, de ne plus être dans la plainte, car j'ai compris en grande partie pourquoi je ne l'avais pas reçu, il s'agit plutôt de me qualifier dans ma capacité à avoir pu chercher à la cultiver en semant d'abord les graines de mes découvertes, en les arrosant et en les faisant grandir en moi au fur et à mesure.

Les premières graines furent d'acquérir la conviction que j'avais ma propre valeur et que j'étais digne d'être aimée. De longues années d'avancée, de chutes, de relevailles et bon an mal an, une stabilité et un socle intérieur sur lequel je peux m'appuyer.

Ensuite ce furent celles de pouvoir compter sur moi, celles de l'acceptation de mon imperfection, celles que j'avais le droit de penser ce que je pensais...

Il me reste à continuer le chemin pour consolider car rien n'est linéaire, à aller vers plus d'humilité et à avancer toujours plus sur la route du non-jugement... 

En avant Monsieur Confiance et Madame Estime de Moi,  je vous suis...


jeudi 4 décembre 2014

Peur d'échouer ?...

La peur de l'échec est pour moi, à rapprocher de la peur du jugement de l'autre, et la honte que je peux ressentir quand je rate quelque chose... 

Ce qui me vient à l'esprit, c'est que comme beaucoup de personnes de ma génération, l'encouragement et les félicitations, n'existaient pas vraiment... 

A l'école primaire, j'ai même un souvenir de voir une de mes camardes, le cahier plein de fautes, accroché dans le dos, et obligée de faire le tour de la cour, pendant la récréation. J'en avais le coeur serré et j'étais impuissante... J'ai le sentiment que j'associe la honte à la peur qu'on me montre du doigt, ou qu'on voit que je m'étais trompée...

Aujourd'hui, je me mets rarement en position d'être jugée. J'évite au maximum les situations qui me font peur, car je ne souhaite pas m'affronter à elle. A quand remonte mon dernier sentiment de peur d'échouer ?...

L'échec est à mon avis, une mauvaise interprétation des tentatives pour réussir quelque chose. De ce que je comprends aujourd'hui de l'échec, c'est qu'il est jumelé à la prise de risque que l'on prend pour aller vers plus de vivant. Echouer c'est permettre à la réussite d'advenir. Prendre le risque d'échouer, c'est risqué et c'est permettre à plus de vie de circuler. 

La possibilité d'échouer, devrait être apprise et comprise dès le plus jeune âge. Avoir peur d'échouer, annihile petit à petit toute envie d'entreprendre quoique ce soit de nouveau dans nos vies... 

On ne meurt pas d'un échec, on en apprend au contraire tellement qu'on devrait cesser d'en avoir peur...


mercredi 3 décembre 2014

Conséquences du transgénérationnel sur mes croyances...

Les croyances transgénérationnelles, vous savez, celles qu'on se passe de génération en génération... 

Chez moi l'extérieur est dangereux et il faut bétonner l'avenir en mettant plein d'argent de côté pour les jours de vieillesse et au cas où un grosse tuile nous tomberait dessus... Qu'est-ce qu'il y a dû y en avoir dans les générations au dessus pour que cette croyance me soit transmise comme une loi !!! Je ne l'ai d'ailleurs pas vraiment interrogée jusqu'à aujourd'hui, mais maintenant cela me saute aux yeux...

Incroyable le temps qu'il faut pour réaliser, et en même temps je comprends qu'on puisse se construire cette croyance. Elles se construisent sur la peur que quelque chose qui est arrivé dans le passé, se reproduise dans le présent... Mais ensuite,dans les générations qui suivent, on ne sait plus d'où cela vient...

Et moi, je n'en veux plus. Comme j'aime me rappeler cette phrase Montaigne : "Ma vie a été remplie de terribles malheurs dont la plupart ne se sont jamais produits"...

Ma croyance est que l'avenir n'étant pas encore écrit, je ne souhaite pas me fabriquer un pays imaginaire où toutes les catastrophes du monde, seraient réunies...

Franchement qu'ai-je à perdre ? Et surtout qu'ai-je à gagner ? 

Je fais confiance à la Vie et à ses surprises. Je peux m'appuyer sur qui je suis pour faire face à ce que j'aurais à vivre... Et non sur une course jamais assouvie, après des assurances matérielles qui me laisse toujours un grand vide... 

Arrêter d'avoir peur... Stop, je dis stop à des croyances qui alimentent mes peurs. Je ne veux plus croire que mon avenir, celui de mes enfants est peuplé de catastrophes qu'il faut devancer et faire tout pour s'en protéger, et prévoir tout...

Cela me prend trop d'énergie à mon aujourd'hui et je veux tout garder pour vivre intensément mon présent. Si, si et re-si.......




mardi 2 décembre 2014

Et les croyances positives ?

Croyances quand tu nous tiens... Des pelotes à débobiner et tirer les fils comme me l'évoquait une de nos Amies cheminantes...

 Il y a celles négatives que j'ai commencé à évoquer hier, et il y a celles positives, comme l'une d'entre vous me l'évoquait. Ce sont celles qui vont me permettre d'avancer, de croire en moi, d'être positive.

L'avenir n'étant pas écrit, je peux m'appuyer sur mes croyances positives le concernant. Un exemple : j'ai eu une conversation avec une personne "A", à propos du choix de vie d'une personne "B". "A" me montre une vision hyper négative du choix de "B". Je lui dis qu'il peut y avoir une autre manière de regarder les choses. Elle me répond que sa vision est réaliste, sous entendu que la mienne ne l'était pas. 

J'ai été déstabilisée par ce mot de réaliste. Et puis, je me suis dit c'est sa définition du mot réaliste, que pour elle réaliste, c'est d'être négatif et de voir le pire. Pour moi c'était voir la situation avec ses risques et ses chances de réussite, l'une ne prenant pas le dessus par rapport à l'autre...

Je choisis de donner toutes les chances à la réussite, sans occulter que cela puisse ne pas marcher... Et comme je le disais au-dessus l'avenir n'est pas écrit et je ne vois pas pourquoi je ne donnerais place qu'à la version pessimiste...

Je m'appuie sur mes croyances de confiance et d'optimisme, et là çà me fait du bien...



lundi 1 décembre 2014

Mes croyances, qu'est-ce que c'est ?

J'ai le sentiment aujourd'hui d'être à un moment de ma vie où j'ai à questionner mes croyances. Qu'est-ce qu'une croyance ? C'est comme une série de préceptes intérieurs qui me dirigent dans ma vie, qui me viennent souvent de mon histoire dans l'enfance et que je n'ai pas interrogé jusqu'à présent. Comme le dit Miguel Ruiz, c'est une loi intérieure qui s'impose à moi. 

Depuis quelques années je commence à les interroger, pour voir celles que je souhaite garder comme me rendant vivante, et je souhaite interroger celles qui me plombent, ne me donnent aucune joie et me restreignent dans ma vie. 

Une de mes croyances tenaces est mise à rude épreuve en ce moment, et j'accepte de faire le chemin pour la bousculer... "Pour réussir sa vie il faut faire de solides études"... Je ne cherche pas à polémiquer sur ce sujet, je fais juste part d'une croyance que les circonstances de ma vie, viennent interroger.

D'où me vient cette croyance ? Me donne-t-elle plus de vie ? Ai-je le droit de l'imposer à l'autre, notamment en tant que parent ? Quand ma croyance touche à la peur du manque, la peur de l'abandon, mes peurs en général ? 

J'en viens à penser que mes croyances et mes peurs sont intimement liées... Il me faut les débusquer et les apprivoiser encore, et encore...

J'ai commencé le chemin et je le continue... Et vous quelles sont vos croyances ?