jeudi 18 décembre 2014

Dernières réflexions avant Noël...

Me mettre à chercher le besoin ou le désir qui se cache derrière chaque peur, chaque colère... C'est un sacré programme !  Les regarder comme des messagères, à moi de décoder maintenant... Je vais garder cela pour 2015 !

Ce matin j'ai eu, à ce propos, des échanges très intéressants et qui me font avancer, avec quelques uns d'entre vous. J'en suis très reconnaissante et je suis admirative du chemin de chacune et chacun de nous...

Apprivoiser mon mental et ne pas lui donner le pouvoir de me faire croire à mes projections internes de mes peurs... Me dire que c'est comme au cinéma et que ce n'est pas pour de vrai... 

Ne pas suivre mes pensées premières, ne pas les juger et les remplacer par celles que je veux pour me créer la réalité que je souhaite...

Et dernier échange sur la présence de mon enfant intérieur que je peux croire quand il crie, qu'il a peur, qu'il est en colère. Lui donner le droit de ressentir ce qu'il ressent. Là c'est pour de vrai, et j'intériorise la présence d'un bon parent qui va le bercer et croire cet enfant et je pense que tout ira bien pour la suite.

Je suis dans la confiance et je rentre dans la douceur de Noël...

Je vais prendre le temps de vivre ce temps, entendre mes signaux internes et me respecter dans la nécessité d'être présente à tous les miens. Je vais profiter de ces moments pour être à l'écoute de ce qui m'est donné de vivre.

Concernant ce blog je vous retrouverai avec beaucoup de joie le 29 décembre. En attendant prenez bien soin de vous mes très cher(e)s Ami(e)s cheminants.




 

mercredi 17 décembre 2014

J'ai en moi...

J'ai en moi toute la beauté du monde et toute la noirceur du monde. Me rendre compte de cela me rend plus humble. Et je peux regarder l'autre en face de moi, habité des mêmes choses.

Je me trompe quand il m'arrive de penser que je ne suis pas habitée du même défaut que je pointe chez l'autre... Je me trompe gravement... Si je me dissocie de ce qu'est l'autre, je me crois au dessus... Si je me noircis par rapport à l'autre, je me crois en dessous... Tout cela me semble faux aujourd'hui...

Je ne suis qu'un membre de cette humanité, ni plus, ni moins, comme tous les millions d'êtres humains... 

Ne plus juger l'autre, ne plus me juger, voilà vers quel chemin cela me mène... Cela devient alors impossible, inutile et stérile de continuer à juger...

Christiane Singer, auteur que j'aime tant, disait : 

"Je crois qu’en chacun de nous se reproduisent les lois de l’univers. Aussi, toutes les interrogations existentielles qui nous habitent peuvent trouver réponse là, au fond de nous-mêmes. Nous vivons dans un monde qui a tout retourné à l’extérieur, pour lequel tout se passe au-dehors. Or, il nous faut retrouver cette conscience, qui nous fait nous pencher à l’intérieur de nous comme vers un puits profond. Là nous attend toute la mémoire de l’aventure humaine. Et cette expérience, personne ne peut la faire à notre place."

Tout est en moi, tout est en toi, tout est en nous, tout est en vous...poursuivons ensemble le voyage intérieur... 

mardi 16 décembre 2014

Peurs, la suite...

Et si une de mes peurs profondes était de ne pas supporter qu'on porte un jugement négatif sur moi... Cela me fige, je suis d'abord sans voix, comme si je croyais ce que l'autre disait de moi. Je sais que cela résonne sur cette fragilité intérieure.

Souvenir de phrases qui condamnent émanant des parents, ou des professeurs à l'école... Donc j'en déduis que mon enfant intérieur, apeuré et seul, est toujours là... Il va me falloir lui accorder plus de considérations. Mais j'ai peur d'y aller, et oui ! Je n'ai pas une grande joie à retourner remuer tout çà... Je n'ai pas aimé cette période de ma vie, longue, si longue...

Je sens qu'il ne faut pas confondre mon enfant intérieur et mon enfance. Celle-ci appartient au passé, alors que la petite fille intérieure, elle habite toujours chez moi... 

Je suis en train de lire un livre acheté en juin qui s'appelle : "J'arrête d'avoir peur". Il y a beaucoup de choses qui me parlent, un peu trop pour que cela soit digeste pour moi !!! Je vais y revenir par petits bouts...

C'est dire l'iceberg que je suis en train d'aborder. Vous savez ces énormes icebergs à la dérive... La partie emmergée est immense, et je ne vous raconte pas ce qu'il y a sous l'eau. Un dixième apparait à la vue, les neuf dixièmes sont cachés... Montagne en mouvement sur la mer à l'image de ce pavé dans ma marre.

Qu'il m'est difficile de nommer chacune de mes peurs. Cela m'apparait comme une tâche insurmontable et pourtant à force de tourner autour...cela me rattrape !!!

Je vous ai souvent parlé d'ombre et de lumière. Mes peurs me semblent toucher aussi à mes ombres. 

C'est pas très gai tout çà ! En regardant les sept familles d'expression des émotions, à part le bonheur, les autres touchent à des choses plus ou moins désagréables...

Une petite image humoristique (merci à Panser er Penser autrement) pour illustrer mon enfant intérieur qui cherche à être libre... Douce soirée Ami(e)s cheminants.






lundi 15 décembre 2014

Mes peurs, la suite des émotions...

Aujourd'hui, je vais vous parler de l'émotion : "Peur".

Je pense que mes peurs les plus grandes sont : sortir de ma zone de confort et de protection, ainsi que me confronter à des critiques agressives à mon égard. Il y a aussi la peur de manquer, de perdre une personne proche...

Du coup j'ai mis en place des stratégies de survie... Je ne voyage pas seule en avion ou en voiture, je ne me déplace que dans des endroits que je balise avant d'y aller... Je ne me mets pratiquement plus en situation de conflit où j'aurais à supporter une agressivité quelconque... J'accumule des choses qui ne me rassurent jamais, et j'enterre très souvent mon mari ou mes enfants, qui finissent par se moquer de moi...et ils ont bien raison... Lady Bibi là est vraiment ridicule !!!

J'ai bien conscience que cela restreint mon territoire et je souhaite me donner des défis, comprendre mes peurs et les dépasser.

Pas évident de sortir de ma zone de confort, après des années bâties autour de l'évitement... Ma prise de conscience est très récente. Ce qui me frappe le plus c'est de comprendre que cela restreint le champ de mes enrichissements possibles et m'empêche de rencontrer de nouvelles personnes.

Mais de quoi ai-je peur ? Prenons le fait de voyager seule, ce qui me vient c'est la peur me tromper, de me ridiculiser, d'essuyer des critiques, de voir de la moquerie chez l'autre à mon égard... 

Est inscrit en moi l'enfant qui a traversé tout cela, et a imprimé en lui sa paralysie et sa douleur face à l'autre. Cet enfant intérieur, il me faut le bercer. Lui dire qu'il lui faut comprendre que les réactions des autres leurs appartiennent. "Qu'il n'y a pas mort d'homme" si je me trompe, que "le ridicule ne tue pas" et qu'un peu d'humour sur moi me permettra de revenir dans le réel de la situation et non la broderie intellectuelle que je pourrais en faire...

Comme je l'ai dit souvent, ce qui s'est passé est dans le passé. Il me faut engranger de nouveaux messages internes de réussite de dépassement de mes peurs... Il me faut ancrer en moi un lieu de fierté et de joie quelque soit d'ailleurs le fait d'avoir plus ou moins réussi. C'est le fait de mettre en route la machine et d'essayer qui compte, à mon avis le plus...

Bon ! Lady Bibi tu vois ce qui t'attend pour 2015 ! Un stage avec Olivier Clerc serait un joli clin d'oeil à cette page Facebook ! Y aller seule et me débrouiller serait la cerise sur le gâteau ! En voilà une idée de "bonne résolution" pour le 1er janvier !!!

Il reste les autres de mes grandes peurs que j'ai citées au dessus ! On va en garder un peu pour la suite ! Une peur à la fois ! La suite, plus tard...



samedi 13 décembre 2014

Accueillir nos émotions, suite...

Le texte de Christophe Massin, que j'ai posté ce matin parle de l'accueil des émotions, quelqu'elles soient... Il nous explique que nos souffrances viennent de notre refus d'accueillir ses émotions de manière inconditionnelle...

Cela ne m'est pas facile du tout. Que mes émotions soient positives ou négatives, je m'embarque dans leur sillon. Pourtant aujourd'hui quand je prends du recul, je m'en aperçois. Je ressasse la situation pour y apposer un nouveau scénario pour la prochaine fois. Je peaufine, je recherche, je trépigne...

Et oui ! Lady Bibi veut progresser ! Je ne peux que l'encourager ! Piège du perfectionnisme, ma chère ! Trêve de plaisanterie, j'accepte de fonctionner comme cela. Cela m'a si souvent aidée à dépasser des situations désagréables notamment.

Dans son article Christophe Massin évoque aussi le refus de la réalité. Là Lady Bibi est à nouveau championne. Vouloir que la situation soit plus conforme à ce dont elle rêve...et oui, elle rêve !!! 

Que c'est dur d'espérer que certaines personnes soient plus conformes à ma vision idéale d'elles. Là aussi, c'est du rêve, cela n'existe nulle part...c'est même impossible...

Je sais aussi, que concernant les émotions positives, il me faut les regarder avec détachement. Non bien sûr pour les refuser, mais plus pour les vivre de manière ajustée. Je pressens qu'il y a du commun avec la manière de traverser toutes les émotions. Les mettre à leur juste place c'est accepter toutes les émotions et non pas rechercher que les émotions positives.

La vie est faite de toutes les émotions. Craindre celles négatives et rechercher la galvanisation de celles positives, ce n'est pas la vie. 

Bon, une fois que j'ai dit çà, "y'a plus qu'à y aller" comme dirait Lady Bibi... On y va ?



vendredi 12 décembre 2014

L'émotion "surprise" quand tu me paralyses...

Il existe 7 familles d’expressions des émotions. Ce sont :
- Le bonheur
- La tristesse
- La colère
- Le dégoût
- La peur
- La surprise
- Le mépris

J'ai abordé cette semaine la colère. Je vais continuer avec la surprise...

J'avoue ressentir de la surprise face à certaines réactions de personnes de mon entourage. Je suis déconcertée à ce moment là, j'en reste souvent sans voix et je ne sais pas comment y réagir.

J'ai le sentiment de ne pas prendre le temps d'écouter ce qui se passe en moi, et pourtant la plupart du temps mon corps parle en premier. La surprise se ressent dans mon corps. Je suis soit pétrifiée, soit j'ai comme un coup au coeur...

Je pense que je parle en mode défense, utilisant la parole pour calmer ma surprise... Je sais que c'est défensif comme quand on calme un enfant qui vient de tomber en lui disant que ce n'est rien ! Je fais d'ailleurs comme si de rien n'était...

Et oui, le fameux même pas mal ! 

Je suis étonnée que certaines personnes se permettent de dire des paroles intrusives sans se poser la question de ce que cela va faire chez l'autre... Mais peut-être que comme tout, nous ne mettons pas tous la même chose derrière les mots...

A moi de m'ouvrir à la différence, à moi de comprendre ce qui m'atteint et que je considère comme intrusif...




jeudi 11 décembre 2014

Séparer l'acte de la personne...

Séparer l'acte de la personne quand une émotion difficile nous vient face à un différent avec quelqu'un ! 

Vis à vis de certaines personnes très proches et que j'aime, cela m'est de plus en plus évident. 

Là où cela m'est quasiment impossible aujourd'hui, c'est vis à vis de celles avec lesquelles j'ai un passif. Je me rends compte que là je confonds tout car je suis dans le jugement et que mon émotion me fait tout mélanger.

La confrontation au réel m'est alors difficile. Penser que la personne n'est pas que l'acte qu'elle vient de poser...dur, dur... Et pourtant, quand je mets sur pause, que j'essaye de prendre du recul, je le sais bien. Cette personne n'est pas monstrueuse, elle est juste une personne qui a ses mouvements internes et ses réactions en fonction de son histoire.

Je dois travailler sur l'émotion que cela me provoque, et je voudrais, dans l'aujourd'hui, donner une parole à l'autre qui ne soit pas un règlement de compte avec le passé.

J'avance... Je sais que je vais y arriver... 

Je vous partage un extrait du livre « J’arrête de… (me) juger ! » d’Olivier Clerc.
 « Séparer les actes de la personne (…) En réalité, cette distinction, nous savons déjà l’opérer. La plupart d’entre nous l’ont déjà faite, d’ailleurs. Avec un tout-petit, par exemple : quand il trébuche, quand il tombe, quand il renverse quelque chose, nous ne réduisons pas ce qu’il est à tel ou tel de ses gestes. Nous n’y voyons qu’une maladresse liée à son jeune âge et à son inexpérience. De même avec les personnes qui nous sont chères : au–delà de telle parole ou de tel comportement malheureux qu’elles peuvent avoir, nous continuons le plus souvent de voir l’être aimé. Pourquoi ne pas nous appuyer sur cette expérience connue, quoique restreinte, pour l’étendre à nos autres interactions, à nos relations avec des personnes moins proches ? (…) L’alternative, ce serait de croire qu’il y a des gens qui sont intrinsèquement et définitivement mauvais, ce qui laisse peu de marge pour apprendre à ne pas juger ! Pour ma part, je préfère laisser les méchantes sorcières et les bonnes fées dans les contes et les légendes, et adopter le point de vue que quelque chose de grand et de lumineux en nous tente de se manifester avec plus ou moins de bonheur et de constance. Et qu’en ne jugeant pas, en continuant de miser sur cette partie-là de chacun, je l’alimente aussi bien en moi-même que chez l’autre. »

Méchantes sorcières et bonnes fées, je vous renvoie à vos contes et légendes, et je vais me mettre en quête du côté lumineux qu'il y a chez chacune et chacun de nous... Y'à du boulot !!!