lundi 19 janvier 2015

Être un bon compagnon pour soi-même...

J'ai le sentiment aujourd'hui d'être en bon compagnonnage avec moi-même. Qu'est-ce que cela signifie ? Que je me sens capable d'être seule, de ne pas chercher à remplir mon temps, d'être calme.

Les temps de transport pour moi, sont des moments où je ne fais pas systématiquement quelque chose. Je laisse mon esprit voguer et j'aime cela... Je suis là, je m'imprègne des bruits, je regarde à l'extérieur la ville et ses murmures, je suis de plus en plus dans le moment présent...

Il me semble si important d'être bien avec soi, s'apprécier sans se juger, se réjouir de ce que nous sommes tel que l'on est... Ces plages de silence intérieur sont des moments gratuits, apparemment inutiles. Ils ne le sont pas... Ils sont le terreau fertile de notre créativité, de notre rêverie...

Il nous faut apprendre à apprivoiser le silence en nous, pour en entendre tous les messages... Notre petite voix intérieure nous parle. Dans le bruit il est difficile de l'entendre. Il ne faut pas avoir peur de ce silence. Il est plein et si riche...

L'immobilisation suite à différents problèmes de santé, à plusieurs reprises dans ma vie, ont été pour moi des moments d'un richesse que je ne soupçonnais pas. J'ai découvert que j'avais le sentiment de vivre plus dans ces moments là, plus que quand je courrais partout avec un agenda très rempli...

Souvent on a le sentiment que le temps passe à une vitesse grand V... J'ai découvert que lorsque je suis dans la lenteur et la présence à l'instant, je ne ressens plus cela. Je vis tout simplement... 

Finis les attentes démesurées que je me mettais, quand je suis immobilisée je ne peux qu'être, et c'est ce que j'ai fait... Depuis je favorise, dans la mesure du possible, la lenteur pour chercher mon être, et finalement ma Lady Bibi n'est pas si mal... On se côtoie avec plaisir et c'est bon...



vendredi 16 janvier 2015

Comment arrêter de faire des suppositions sur les pensées de l'autre ?

Je vais vous parler ce soir, d'un échange que j'ai eu avec quelqu'un X et qui me faisait part d'une difficulté qu'il rencontre. Je n'ai pas cette difficulté là aujourd'hui, et cela m'a interéssée de comprendre pour l'aider à dépasser cette situation désagréable pour lui. 

Il me confiait que souvent lorsqu'il lui arrive de porter un jugement sur une personne Y au moment où celle-ci pose un acte, dans le futur X ne veut pas reproduire cet acte, de peur que quelqu'un puisse avoir comme pensée, celle qu'il a eu vis à vis de la personne Y...

Histoire d'une projection... Cela parle de la peur que peut produire sur moi ce que je suppose de la pensée de l'autre... Or ce n'est qu'une pensée ! Que se passe-t-il en moi pour qu'une pensée puisse me terroriser ? 

Si on regarde le cheminement de la pensée dont on parle, elle trouve son origine dans la pensée que j'ai pu avoir sur l'autre... Exemple donné par la personne X : une personne qu'elle a invitée chez elle pour un dîner, vient les mains vides. Pensée de X : "cette personne est mal élevée. Si je vais chez quelqu'un qui m'invite, les mains vides, il va forcément penser que je suis mal élevé".

On juge et on prête aux autres les mêmes pensées, donc les mêmes jugements. 

Lorsque j'ai lu pour la première fois le livre d'Olivier "J'arrête de (me) juger" j'avais été frappée par le petit truc qu'il donnait dans ce cas là. Quand un jugement vient, c'est une interprétation que nous faisons sur un acte posé par une personne. Donc trouver tout de suite deux autres interprétations positives et contradictoires. Ce fut miraculeux pour moi.

Dans l'exemple que j'ai donné à l'interprétation : "il est mal élevé", on peut aussi se dire "il a dû avoir un coup de fil avant de partir et comme il avait peur d'être en retard, il a préféré venir directement au lieu de passer chez le fleuriste et risquer d'être en retard". Ou encore "pour lui ce qui est important c'est la joie de la rencontre et du partage, et c'est gratuit, d'ailleurs quand les personnes viennent chez lui, il dit toujours que cela le met mal à l'aise si quelqu'un vient avec un cadeau, car il a l'impression d'être une connaissance plutôt qu'un ami"...

Ne prêtons pas aux autres nos propres pensées. On risque de passer à côté de l'essentiel qui est la rencontre d'un autre différent, qui n'a pas la même histoire que nous, et c'est dommage.

On risque aussi de ne faire que s'écouter soi au lieu d'entendre ce que l'autre nous dit de sa différence...


jeudi 15 janvier 2015

Quand on ne reste pas seul avec ses jugements...

Je participe à un groupe de parole que j'ai lancé en novembre, sur le même thème que ce blog et ma page Facebook : "J'arrête de (me) juger"... 

Il m'est réconfortant de voir que nous sommes tous en route et que arrêter de se juger et arrêter de me juger, pose beaucoup de questions. Celles-ci viennent lorsque nous vivons des situations de jugement qui nous sont inconfortables, voir même qui nous font souffrir... C'est là le ressort qui nous met en route...

Prendre des situations concrètes de notre quotidien, nommer ce qui est difficile à vivre, réfléchir à y trouver une autre réaction, ou une autre réponse à y apporter...reste pas si facile que çà ! L'aide d'un groupe au regard bienveillant, permet de se dire... Mettre des mots sur nos maux, libère.

Je suis toujours très touchée de voir la puissance de la parole dans un groupe et de voir ceux qui la découvrent comme étant presque miraculeux... Le soulagement de ne pas se sentir seuls à vivre telle ou telle situation, est vraiment bénéfique...

Lorsque je ne tourne pas toute seule autour d'un dialogue interne avec mon juge intérieur ou avec mes jugements sur l'extérieur, alors je peux évoluer, progresser, dépasser une situation...

Par contre il me faut retrouver le silence après, pour m'approprier ce qui va me sembler le plus parlant pour moi... Laisser descendre les paroles échangées, laisser résonner ce que j'ai écouté de ce que les différentes personnes présentes ont pu confier et partager... Il me faut un temps de calme...

Les jours qui suivent me ramènent à des paroles entendues, des propositions de solutions échangées, et je me sens heureuse de cet enrichissement mutuel...

Bienheureuse parole qui permet au verbe de circuler et de semer des propos pour construire pour nous-mêmes un dialogue intérieur bienveillant et un dialogue avec nos proches, plus fécond et dans le respect... 

Et je suis pleine de gratitude vis à vis de la présence de chacune des personnes pour la qualité des échanges et leur authenticité, et même si on parle dans le groupe de parole des jugements qu'on porte sur soi ou sur les autres, il me semble que nous expérimentons ensemble, la possibilité de s'exprimer sans se juger... 



mercredi 14 janvier 2015

Une vocation ou des vocations ?

Ce matin j'ai posté sur ma page Facebook une phrase de Frédéric Lenoir sur la quête de notre vocation personnelle. Je pense comme lui, que nous avons chacun des dons qu'il nous faut découvrir, pour pouvoir les exercer...

Il me semble que notre vocation n'est pas unique et qu'elle peut évoluer vers d'autres tout au long de notre vie. Par exemple, toute petite fille je sentais en moi le désir d'être mère un jour. Je l'ai vécu comme une vocation. J'ai eu la chance de pouvoir réaliser celle-ci et comme mes enfants sont grands, j'ai le sentiment aujourd'hui, d'avoir réaliser cette vocation première.

Je sens en moi d'autres appels à réaliser d'autres vocations... Ce n'est pas encore si clair que le fut la première, mais probablement que je ne me suis pas autorisée à espérer me réaliser dans autre chose... 

Cela change, cela bouge en moi... Rien n'est figé ! Tout devient possible pour autant que je me permette d'élargir mon champ des possibles, comme je vous l'ai aussi partagé hier...

J'ai compris que la joie, l'enthousiasme...sont des critères de discernement... A moi d'écouter et entendre ces signaux internes, à mettre à distance mon petit juge intérieur,  et à laisser éclore d'autres appels...


mardi 13 janvier 2015

Comment mettre en route le changement d'une pensée "jugement" sur soi-même ?

Ce matin grâce à la page Facebook : "Que du bonheur" j'ai écouté une vidéo de Katerine Brisebois, professeur de yoga. Elle conclut en présentant une phrase à se répéter comme un mantra : "Aujourd'hui je me donne la permission de transformer mes pensées".

La question de ces milliers de pensées qui nous traversent chaque jour ! Elle nous propose de nous reprogrammer de manière très simple, mais qu'il faut installer dans la durée, qui consiste à choisir une pensée difficile (du genre "je ne suis pas intelligent(e)") que l'on porte sur soi, et de la remplacer par sa variante positive (pour cet exemple :"je suis intelligent(e)"). Il faut se la répéter matin et soir pendant 30 à 90 jours...

Ce n'est pas la première fois que j'entends parler de cette méthode pour installer un changement dans sa vie. Et comme si souvent, les piqures de rappel tintent le jour où il faut... 

Donc la mienne pour cette année sera de remplacer : "je ne sais pas me déplacer seule, donc je ne peux pas rêver d'un stage que je souhaiterai suivre" par "je vais me déplacer seule et je peux suivre le stage que je souhaite effectuer"...

Je m'y mets car j'ai repéré un stage fin mars et j'hésite à m'inscrire...

Je ne me juge pas face à cette difficulté. Je me mets en route pour la dépasser. En ne me jugeant pas la dessus, je sens que j'ai un poids en moins. Ma difficulté en est allégée de manière importante. 

Lady Bibi peut se féliciter du chemin déjà parcouru. Le bâton de pèlerin est tout près, je le saisis et en avant Lady Bibi, hauts les coeurs... 


lundi 12 janvier 2015

Doucement, je reprends mon bâton de pèlerin...

Je vous avoue humblement avoir mon esprit et mon coeur, habité par la semaine tragique qui vient de se dérouler.

Je me pose la question de voir comment retourner à mon chemin de vie, ne serait-ce que parce que je ne veux pas que les individus qui ont commis ces actes d'une extrême violence, puissent triompher et m'imposer une vision triste et amère...

Comme je vous l'ai partagé dans mon billet de vendredi dernier, je cherche à recontacter en moi de la douceur, de la confiance, de l'amour pour mes frères et soeurs en humanité, et pour cela je suis persuadée que cela passe par ma toute petite personne, tout petit colibri qui apporte sa petite contribution (réf. "la légende du colibri")...pour m'occuper à m'alimenter en belles choses pour remettre de la belle énergie sur cette terre...

J'ai ainsi écouté ce matin l'émission "Égosystème" sur la 1ère de la RTS. Florence Farion y reçoit Philippe Gabilliet sur le thème "Osons l'optimisme"... Cela m'a fait beaucoup de bien...

Cette manière de parler de l'optimisme, pas du tout "bisounours" mais au contraire réaliste car découlant d'un choix, me ramène doucement vers mon choix à moi qui est de travailler mon regard sur moi-même, pour moins me juger, mais aussi sur les autres pour moins les juger... Je dis "moins" pour marquer ma progression. J'ai le sentiment aujourd'hui de moins me juger et du coup, de moins juger les autres...

J'ai confiance en ce chemin emprunté, pour que petit à petit je n'ai plus besoin de me juger et de juger les autres... Je sens que cela me permet de mieux me connaître avec mes qualités et mes défauts, de mieux m'aimer avec toute mon imperfection, et ainsi porter un regard plus bienveillant sur l'autre... 

Cela me fait penser au titre du livre de Christophe André : "Imparfaits, libres et heureux"... Tout un programme...


vendredi 9 janvier 2015

"La haine trouble la vie ; l'amour la rend harmonieuse. La haine obscurcit la vie ; l'amour la rend lumineuse." Martin Luther King

Qu'il m'est difficile de ne pas tomber dans le piège de suivre en boucle ce qui se passe en ce moment dans notre pays... La tristesse et la peine m'habitent... Je n'oublie pas toutes les victimes et leurs familles, et je pense aussi à toutes celles à travers le monde, et je me sens juste une humaine solidaire de mes frères et soeurs en humanité...

Mais je me suis dis que pour que ceux qui posent des gestes d'une violence inouïe, ne gagnent pas, il me faut arrêter d'être voyeur de la situation... 

Je fais donc le choix de vous parler pour la dernière fois de ce qui se passe pour revenir vers le cheminement que j'ai entamé avec vous ici, afin de semer en moi des graines de calme et de paix intérieure pour être une modeste contribution au monde en y déposant une énergie d'amour, de respect des différences et d'apaisement.

C'est ma toute petite manière de dire que je ne laisse pas les sentiments de violence et de colère alimenter en moi la peur... Je vous remercie pour l'échange avec certains d'entre vous, ce matin sur ma page, à propos de "la peur". J'y ai repensé. J'ai identifié chez moi des raisons qui pourraient alimenter un sentiment de peur, je décide de les combattre à ma manière et je ne les laisse pas semer en moi des graines de désespoir... Je reviens vers mon ermitage intérieur pour retrouver un lieu calme qui me permette de discerner...

Je vous retrouverai lundi pour reprendre mon bâton de pèlerin avec vous mes cher(e)s Ami(e)s cheminants. Je vous remercie d'être là et je sens votre présence amicale et chaleureuse. Merci !