mercredi 28 janvier 2015

L'émotion : tristesse...

Je vous propose de revenir sur les émotions, que j'avais commencé à aborder, l'année dernière. Petit rappel, il existe sept familles d'expression des émotions : le bonheur, la tristesse, la colère, le dégoût, la peur, la surprise et le mépris. 

Je souhaite vous parler aujourd'hui de la tristesse, celle qui me tombe dessus, sans crier gare... Celle que je ne vois pas arriver et qui peut s'apparenter à de la mélancolie.

Intellectuellement, je sais bien que la vie de tout un chacun est traversée par toutes ces familles d'émotions... Mais vivre les émotions plus difficiles, c'est quand même une autre histoire !!! 

Souvent lorsqu'une émotion négative survient, je fuis ou je m'effondre... (Oh la la ! Lady Bibi ne fait pas dans la demi-mesure). C'est plus la peur de l'effondrement qui peut m'habiter... Probablement une peur inscrite en moi et qui relève plus du transgénérationnel... La peur de quelque chose qui a eu lieu, dans les générations au dessus, et qu'on se transmet comme étant possible à tout moment... 

Et pourtant, aujourd'hui, je sais que je vis quand je ressens les choses, positives ou négatives... Refuser de vivre certaines émotions, me conforte dans la peur qu'elles surviennent un jour, et elles arriveront de toutes les façons...

Il me semble plus juste pour moi, de les reconnaître, de les traverser... Ainsi je n'entretiendrai pas la peur que j'en ai... Je me verrai capable de les vivre, et ne pas m'effondrer...

Je commence à comprendre que quand je suis triste, je suis triste... Je peux le vivre... 

Une des croyances familiales qui m'a été transmise, est de croire qu'on doit et qu'on peut arriver à pallier à tous les pires dans la vie... Je sais que c'est un leurre et un puits sans fond... Je m'y suis essayée et cela a entretenu une certaine tristesse... J'ai compris que c'était une quête vaine qui ne me rendait jamais heureuse. Je remplace petit à petit cette croyance par une plus grande présence à l'instant... 

Tout passe, rien ne dure...y compris la tristesse... 

Allez Lady Bibi, respire un grand coup... Après la pluie vient toujours le beau temps... 


lundi 26 janvier 2015

Présence à ces toutes petites choses de la vie...

Il me semble que le bonheur n'est pas de penser : je serai heureuse quand... Le bonheur est de pouvoir penser et dire : je suis heureuse aujourd'hui pour des tas de petites raisons, et d'ouvrir mon regard sur elles...

La quête d'un bonheur illusoire comme un miroir aux alouettes, qui dépendrait de quand je m'aimerai mieux, ou quand j'aurai une meilleure estime de moi, ou quand je serai plus sereine... Je sais aujourd'hui que ce n'est pas çà...

Les moments où je me sens le plus en paix avec moi-même, et qui me remplissent d'une vraie joie, sont ceux que je savoure dans l'instant... Ils ne sont pas compliqués, ils sont mêmes de plus en plus simples... La joie de vivre d'un enfant, l'oiseau que j'entends dans le lointain, un chien qui lève un regard confiant vers son maître, les bourgeons qui commencent à apparaître sur les arbres...

En ce moment je vis d'instant en instant, me rendant de plus en plus présente à ces bulles de vie qui me font ressentir le vivant de ma journée...

Le creux que j'ai longtemps senti en moi, causé par cette course aux lendemains où ce serait meilleur...m'ont épuisée et déçue pendant longtemps, car cela ne s'arrête jamais...

Finalement, il ne me faut pas grand chose, il me faut même de moins en moins de choses...

Être là, simplement, chasse tout le reste et je suis dans mon aujourd'hui et maintenant... C'est pas mal comme pays... Lady Bibi, met sur pause, c'est bon et savoureux...



"Quel est le sens de ta vie ?"...

Récemment un de mes enfants adulte, m'a posé la question "quel est le sens de ta vie ?"... Question si importante que je me pose que depuis quelques années, et que lui se pose si jeune ! Il risque ainsi de gagner du temps...

Mademoiselle Mymy pose la même question ce matin dans le billet qu'elle a posté. L'occasion pour moi d'y réfléchir dans mon aujourd'hui. 

Il me semble qu'à l'occasion de ce cheminement que j'effectue, grâce à ce blog et à ma page Facebook, c'est mon chemin qui devient sens pour moi... Vivre mon moment présent comme ayant tout ce qu'il faut pour donner du sens, est une découverte récente. 

M'ancrer dans ce présent pour y savourer ce qui se présente à moi, donne du sens... Apprécier les rencontres, les temps partagés avec d'autres, les cadeaux constants que la nature me donne au jour le jour, respecter le silence et la lenteur dont j'ai de plus en plus besoin, écouter les signaux que mon corps envoient...

J'ai parfois l'impression d'être une extra terrestre ! Et oui, j'ai le sentiment d'aller à contre courant de beaucoup de personnes...

Et pourtant, les jugements s'éloignent même si je ne suis pas dupe, et que j'ai encore et encore à avancer... Mon ego fait toujours des siennes, et je comprends mieux ses pièges et ses limites. Il me semble que quand je comprends de l'intérieur, à quel point je suis pétrie de tout ce qui constitue l'humain, de bon et de moins bon, moins j'ai besoin de lutter pour correspondre à une image idéalisée de ce que je dois être... Justement ce n'est pas de "l'être"... C'est un leurre qui me semble vide et creux...

Mon aujourd'hui est ce qu'il est, et demain peut-être tout autre ! Mais ce que je découvre est que je me sens plus en sécurité avec moi-même et cela a beaucoup de sens pour moi...  


vendredi 23 janvier 2015

Jugement et écoute, des frères ennemis...

"Le jugement est le pire ennemi de l'écoute" ai-je posté ce matin sur ma page Facebook... C'est même un brouilleur de l'écoute que je pourrais avoir, si il était absent de ma pensée...

Dès que je juge ce que l'autre me dit, je ne l'écoute plus. Je suis fascinée par mon jugement, comme hypnotisée par lui, et j'ai condamné l'autre...

Je l'ai réduit à mon jugement au lieu de libérer mon esprit pour le rendre disponible à celui qui me parle et qui est toujours différent de moi... Je tourne en boucle avec mon petit ego, entretenant mon jugement, au lieu de m'ouvrir à l'autre qui est vraiment tout autre...

Que c'est dommage ! Je me prive de l'enrichissement que représente toute rencontre avec cet autre, quelqu'il soit, proche ou moins proche...

Écouter sans jugement est tout un art, qui est difficile et que je travaille sans cesse... Je progresse, mais je sens bien que j'ai un nouveau pas à franchir... Celui de me détacher de mon juge intérieur (vous savez, celui qui s'attaque à moi ! Et bien, il s'attaque aussi aux autres...) qui m'encombre en prenant trop de place... 

Je sens aussi qu'il me faut faire silence en moi, faisant taire pour ce temps de l'écoute, mon dialogue intérieur... Faire de la place en moi pour accueillir, me laisser surprendre et m'étonner...

J'en prends de plus en plus conscience et j'avance car comme je me sens en meilleur compagnonnage avec moi-même, j'ai moins besoin que l'autre me fasse exister ou de prouver que j'existe... Donc Lady Bibi peut se taire et découvrir la richesse de l'autre... Penses-y my dear Lady...

Très joli week-end à chacune et chacun, dans l'écoute de soi et dans l'ouverture à l'écoute de l'autre... A lundi Ami(e)s cheminants !


jeudi 22 janvier 2015

"La" réalité ou "Ma" réalité ?!?

Je continue ma réflexion sur "la réalité" et sur les émotions que je peux ressentir au moment où je vis quelque chose. Ces émotions vont colorées la réalité pour en faire ma réalité...

Un évènement, une personne...restent ce qu'ils sont, juste un évènement, juste une personne autre que moi... Tout va dépendre pour moi, de ma façon de vivre l'évènement, ou de réagir à ce que l'autre me dit.

Donc j'ai bien à vivre avec mes émotions comme étant miennes. Plus je me connaitrai avec mes ombres et mes lumières, plus j'accepterai les émotions qui me viendront, sans m'y accrocher ni les refuser, mieux j'arriverai à les traverser...

Je vais prendre un exemple tout simple concernant le vécu d'un évènement. Je suis dans un bus, en route vers un rendez-vous. Il s'immobilise coincé dans un embouteillage. La réalité est qu'on ne peut pas avancer. Ma réalité va dépendre de ma réaction aux émotions qui vont venir. Le stress de faire attendre la personne avec qui j'ai rendez-vous, la contrariété : c'est toujours à moi que cela arrive... L'impatience, les regrets : j'aurai mieux fait de prendre le métro... Etc... Etc...

Ce passage de la réalité à ma réalité dépend de moi. Je peux ainsi ne pas me sentir victime de ce qui arrive en choisissant ma façon d'y réagir. Pour cela il me faut apprendre à détecter l'émotion comme messagère d'un ressenti auquel j'ai droit, sans être obligée de le suivre. Je peux constater effectivement que je suis contrariée, l'accepter et ensuite j'ai le choix...

J'ai le sentiment que si je saute le moment où je peux accepter mon émotion pour aller directement vers comment je peux réagir, il reste en moi un lieu marécageux qui finit par sentir mauvais... Tout ce qui est fermé fermente... Alors que si je reconnais l'émotion en la nommant : oui, je suis contrariée, irritée, en colère...je me reconnais comme je suis... 

"Une émotion n'est ni bonne, ni mauvaise, elle est"... Je l'ai souvent dit et je me répète, mais cela m'aide. C'est une phrase qui souvent m'accompagne.

De même que la phrase que je vous ai dite au dessus : "tout ce qui est fermé, fermente". Si je me ferme, y compris en refusant de voir mon émotion et que je passe en disant "même pas mal" cela me revient en boomerang...

Mon petit dialogue intérieur entre Lady Bibi et moi-même avance... Je comprends mieux la place de mes émotions, et mon petit juge intérieur est rangé au placard... Il semble qu'il n'ait pas voix au chapitre si je m'y prends comme cela... Pas mal !!!!






mercredi 21 janvier 2015

Comment faire avec la réalité ?...

Aujourd'hui j'ai eu envie de réfléchir à qu'est-ce que la réalité, car je pense avoir nommé une de mes difficultés récurrentes qui est d'admettre la réalité de certaines choses ou personnes...

Accepter la réalité sans partir dans des jugements ou des souhaits qu'elle soit autre... Pas évident ! Je dis souvent que l'autre est fondamentalement différent de moi, mais quand je le vis, que je m'accroche à ces différences, c'est bien que j'ai du mal à l'accueillir tel qu'il est... 

Avec la famille, c'est à dire avec des proches que je côtoie régulièrement, c'est flagrant chez moi... Je râle sur les mêmes défauts que je connais par coeur, (et est-ce que ce sont vraiment des défauts ou est-ce juste qu'avec moi çà ne passe pas...), et au lieu de me dire que la personne est comme cela une fois pour toute, je repasse la scène en me disant que ce serait mieux si la personne était différente, si elle corrigeait ce que je vis comme un défaut...

Une course après un idéal qui n'existe pas, une réalité que je combats au lieu de la vivre... Une perte d'énergie évidente, pour moi...

J'ai le sentiment que la seule solution est de rester en contact avec moi-même. Comme je suis la seule responsable de me dire ou ne pas me dire, à moi de décider. Je peux me nommer ce que je vis et voir ce que je peux en faire... 

Les émotions que je ressens alors sont mon baromètre intérieur. Elles m'indiquent mon seuil de tolérance... À moi d'en faire quelque chose ! 

Sujet pas si facile que cela ! Lady Bibi quitte le mental pour revenir à sa réalité ! Bonne soirée Ami(e)s cheminants !












 

mardi 20 janvier 2015

Quelle différence entre "égoïsme" et "égocentrisme" ?

Dans le texte de Jacques Salomé que j'ai publié ce matin, j'ai envie de revenir sur la toute première phrase : "C'est vous qui êtes au coeur de toutes vos relations, ce qui ne veut pas dire au centre."

On m'exprime souvent une crainte que si on se met au coeur de toutes nos relations, on a alors le sentiment de se mettre au centre... On a peur de devenir égocentrique. 

J'ai d'abord envie de dire que si on a cette pensée, alors cela ne risque pas d'arriver. Les personnes egocentrées n'ont pas ce genre de préoccupation. 

La deuxième chose est que se mettre au coeur signifie que si je prends soin de moi, soin de mes besoins, je n'attends pas que cela soit un autre qui le fasse. J'en suis seul(e) responsable. Je ne dépends de personne. 

C'est une leçon que j'ai apprise au fur et à mesure. Il m'a fallu du temps... Il a fallu que mon corps crie de douleur, pour que je comprenne que je mettais les choses à l'envers... 

Quand j'avance des tas de raisons, des tas de choses en retard...comme prétextes pour ne pas le faire, je le paye un jour...  

Par contre quand je me mets au coeur, c'est à dire aux coeurs de mes préoccupations, dans mon coeur, là où est mon être profond, je me respecte, je deviens un meilleur compagnon pour moi-même, et par ricochet pour les autres...

Je ne peux aimer vraiment que si je m'aime. Me mettre au coeur de mes relations n'est pas compliqué, encore faut-il quitter toutes les mauvaises représentations qu'on a pu recevoir enfant sur le fait de ne pas se montrer "égoïste" avec les autres. 

Et là encore, il me semble qu'il ne faut pas confondre égoïste et égocentrique. Se montrer égoïste est nécessaire et indispensable parfois pour se respecter. C'est presque un devoir de le faire.  Par contre l'égocentrisme, c'est autre chose : c'est vouloir que le monde tourne autour de soi...

Alors je décide de cesser de me juger lorsque j'ai besoin de montrer égoïste. Je le choisis, de moi à moi, et si quelqu'un porte sur moi un jugement, je reste en sûreté avec moi-même, et je ne laisse pas cette pensée rentrer dans mon esprit. Ce n'est plus ce que je peux penser de moi, et c'est très bon ainsi...