mardi 10 février 2015

Je ne prends rien personnellement...

Olivier Clerc pose la question : "Et si je me libérais une bonne fois pour toutes de l'opinion d'autrui ?" Qu'est-ce que j'aimerais m'en libérer "une bonne fois pour toutes"...  

Je me sens encore fragile par rapport à ce qu'on peut penser de moi. Et pourtant j'agis moins en me demandant ce que les autres vont penser. Je me sens plus alignée avec mon moi profond et mes aspirations. Mais agir qu'en fonction de moi, n'est pas encore complètement abouti... Je suis en chemin et je vois que c'est le bon.

"Ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité." nous dit Don Miguel Ruiz. Je vous l'ai souvent partagé, et j'en suis profondément persuadée aujourd'hui. Cela devient presqu'un mantra que je me répète...comme pour l'avoir bien présent dans le feu de l'action...

En effet, entre le mental et la réalité, Lady Bibi fait parfois le grand écart... 

Par contre, quand il m'arrive de le ressentir au moment où un échange a lieu, c'est très salvateur pour moi. C'est plutôt la bienveillance qui me vient. Je n'oublie pas que je suis habitée des mêmes tiraillements intérieurs et il me faut rester humble. 

Si ce que pense l'autre m'attaque, j'essaye de plus en plus de me poser la question : pourquoi cela m'attaque autant ? Qu'ai-je à apprendre de moi à ce moment là ? Bien sûr, ce n'est pas toujours sur le moment, mais après, je peux y repenser au moment où je relis ma journée.

Quand je m'aperçois que c'est une situation récurrente, je me dis que je peux continuer à répéter, ou je peux aussi réaliser enfin ce qui se passe, et m'en libérer. Mais parfois j'ai la tête dure, et je répète...

Quand je comprends que l'autre me parle de lui, j'essaye de le renvoyer, par un questionnement, sur le fait qu'il m'exprime quelque chose de sa peur, de ses doutes..., mais que ce n'est pas forcément la ou les miennes. Je n'ai aucune leçon à donner, mais je n'ai pas à absorber le négatif que l'autre me renvoie...

Alors "je ne suis plus victime de souffrances inutiles" et çà c'est bon !







lundi 9 février 2015

Que ma parole soit impeccable !

Olivier Clerc pour Rezozen a conçu un programme d’une semaine de mise en pratique de ce code de conduite que sont les cinq Accords Toltèques. 
Je vais m'en inspirer tout au long de cette semaine. 

Que ma parole soit impeccable, nous propose Don Miguel Ruiz comme premier de ces Accords.

Je m'observe... J'ai, il me semble, fait tout ce que je pouvais pour avoir une parole impeccable, en ce lundi. Ce me fut assez facile, car je n'ai pas eu de longues conversations aujourd'hui. J'ai éloigné les critiques, y compris avec des commerçants, concernant le temps ou encore la politique dans notre pays... Cela m'a fait du bien. Un peu comme si j'éloignais de moi une communication polluante qui est vaine... Mes échanges sont plus paisibles et la joie me vient au coeur en cette fin de journée...

Par contre, c'est au niveau de mes pensées que j'ai bataillé le plus. En effet, les pensées de jugement, de critiques...sont venues... J'ai vraiment choisi de ne pas les suivre, de ne pas faire aller plus loin celles-ci, en ne me complaisant pas dans ce côté presque jouissif parfois, de dire du mal de l'autre.

Cela m'a toujours interrogée... Comment cela se fait-il que je me délecte de cela par moment... Je ne le fais pas devant la personne, et en même temps je le fais auprès d'une bonne amie, un peu comme un exutoire de ce que je n'arrive pas à dire ou arrêter... Cela ressemble à un plainte en espérant que l'on m'entende et que l'on me croit... D'aucun pourrait dire un manque d'authenticité...je ne sais pas...plutôt un souhait sincère et presque maladif chez moi, de ne pas blesser... 

Il y a aussi les moments où je le fais comme pour me rassurer que je ne suis pas comme cette personne à avoir ce comportement que je critique...

Je comprends aujourd'hui que tout cela ne parle que de moi... Je suis comme les autres, habitée des mêmes travers... Donc je le travaille incessamment avec plus ou moins de succès... J'ai encore à progresser, mais je peux aussi me féliciter du chemin parcouru.

Je me rends compte, que plus je réalise que j'ai à retourner en moi, quand je critique, plus je vois que cela touche mon enfant intérieur. C'est à moi d'entendre sa plainte et non à l'autre, car c'est un puits sans fond, qui ne me soulage jamais et surtout je ne suis pas au bon endroit quand je critique quelqu'un... Je n'écoute pas la bonne personne, en l'occurence cet enfant intérieur qui se sent seul et qui crie sans fin.... 

Ou alors cela me dit que je n'ai pas su avoir la parole juste auprès de l'autre ou encore je n'ai pas su dire non à quelque chose... J'ai longtemps critiqué en ressassant et je commence à trouver la porte de sortie...

Que ma parole soit impeccable est pour moi un Accord qui me sert de force de rappel. Quand je vois qu'elle ne va plus l'être, je sais maintenant que j'ai à utiliser la critique de l'autre qui me vient, pour me connaître mieux et trouver mon besoin non satisfait... 

Je sais que ce dont cela me parle le plus, est en général : le perfectionnisme, la difficulté avec la réalité, et m'en vouloir quand je n'arrive pas à me poser de manière ajustée en face de l'autre...

Lady Bibi cherche encore et toujours, prends-toi avec douceur, les petits pas se font un après l'autre... Quand ta parole est impeccable, c'est à toi que tu fais le plus de bien en premier...ne l'oublie pas... Et plus tu le fais et moins les critiques viennent... 
Magique !!! 

vendredi 6 février 2015

"Fais toujours de ton mieux", qu'est-ce que mon mieux ?...

Un des quatre accords Toltèques, que reprend Olivier Clerc dans sont livre "J'arrête de (me) juger" est : "Fais toujours de ton mieux"... C'est une phrase qui m'aide beaucoup.

La difficulté que je rencontre est de savoir où se situe "mon mieux"... Mon petit juge intérieur sait parfois donner de la voix et me dire soit c'est pas assez, soit c'est trop... Le plus difficile est quand j'entends "tu pourrais faire plus"... 

J'ai souvent le sentiment qu'il me faut faire plus, donner plus... Que j'ai tellement de chance dans ma vie qu'il faut que je redonne à la mesure de ce que j'ai reçu... Un peu comme si il fallait payer à un moment donné...

Il m'est alors difficile de ne pas côtoyer "la culpabilité", cette soeur pas si lointaine de frère "perfectionnisme"... Il me semble entendre leurs jacassements sur mon épaule, et franchement j'aimerais bien les mettre dehors...

Ce que je comprends c'est que lorsque je ressens une émotion inconfortable que je peux rapprocher de ces deux ressentis, c'est là que je peux rechercher une interprétation juste pour alors "faire de mon mieux". À moi de ne pas tomber dans leur piège. À moi de m'en servir comme d'un baromètre ni plus ni moins. Je n'ai pas à leur donner tous les pouvoirs. 

"Viser son mieux, c’est savoir jour après jour, moment après moment, évaluer quel est ce mieux – ici, maintenant – et viser juste cela : ni plus, ni moins" nous dit O.Clerc. 

Allez Lady Bibi, il y a de la route, allège toi de tes fardeaux : soeur "culpabilité" et frère "perfectionnisme"... C'est à toi de les lâcher... 



jeudi 5 février 2015

Réflexions sur la bienveillance...

Y-a-t-il des personnes au monde qui ne méritent pas ma bienveillance ? Dur sujet ! 

Je ne crois pas. Je pense qu'il y a des actes qui ne méritent pas ma bienveillance, mais que toutes les personnes la méritent...

Maintenant il y a un gouffre entre ce que je crois profondément et la manière dont je le vis. En même temps quand je le nomme comme cela, cela m'aide à différencier les actes de la personne. 

Etty Hillesum écrivait dans "Une vie bouleversée" : 

"Je ne suis pas particulièrement impressionnable. Non que je sois courageuse, mais je sais que j'ai en face de moi des êtres humains et que je dois faire au mieux pour comprendre chacun des actes d'un individu. Et c'est précisément là ce qui est important ce matin : non qu'un jeune officier bougon de la Gestapo ait hurlé contre moi, mais le fait qu'au lieu de m'indigner j'aie eu envie d'aller vers lui et de lui demander s'il avait eu une enfance très malheureuse ou si sa fiancée venait de le quitter. Car il semblait surmené et épuisé, maussade et affaibli. J'aurais aimé commencer à m'occuper de lui sur-le-champ, car je sais que des jeunes gens aussi pitoyables deviennent dangereux dès qu'on leur donne le moindre pouvoir sur leurs semblables." Quelle magnifique leçon de bienveillance !


Elle a su dans cet écrit nous dire combien elle comprenait qu'un geste posé ou une parole dite par quelqu'un ne disait pas tout d'un personne. Sa bienveillance qu'elle ne perdait pas, malgré les circonstances, lui permettait de différencier et analyser les choses autrement. 


Mes jugements sur l'autre m'entrainent à lui prêter des intentions, des pensées... C'est là que je peux intervenir. Choisir la bienveillance relève parfois d'un vrai choix que je pose. Je quitte le fait que je saurais ce que pense l'autre, car je ne le sais pas la plupart du temps... 


J'aime savoir que j'ai ce choix et qu'il m'appartient complètement... 


Choisir de poser un regard bienveillant, me va mieux que de vivre dans la peur que l'autre aurait des mauvaises intentions. Je m'en porte mieux... 


Je "m'autorise à déguster tous les plaisirs minuscules" dont parle Françoise Hériter dans la citation que j'ai posté ce matin... Ma vie me semble plus belle ainsi...




mercredi 4 février 2015

Tout est en moi !

Tout est en moi ! Compter sur moi est un socle sûr sur lequel je peux m'appuyer ! J'apprends à le consolider, et j'en découvre de grands bénéfices...

Je commence à quitter certaines peurs, et notamment celles de certains jugements sur moi, ou certaines pensées où je crois que d'aucun pourrait me juger... Ce n'est pas tant la réalité des jugements, que l'idée que je m'en fais...

Je ressens une énergie nouvelle venir et pour le moment, je la laisse s'installer... Je commence à accepter que je suis toute petite, et que ce que je fais c'est tout petit... Par contre je ne suis pas obligée de le faire petitement...

J'ai un équilibre à trouver, entre ce que je peux donner aux autres et ce que je veux me donner... Je sens qu'il faut que je reste connectée à ma petite voix intérieure, et comme toujours, il me faut lui donner du temps et ne pas vouloir réagir tout de suite...

Je sais maintenant me donner ce temps pour moi, dans la journée qui m'est indispensable. Là où je me crains encore, c'est dans les situations que je ressens comme ayant une attente dans l'immédiateté...

Je dis bien je sens, car il y a de nombreuses situations où je me mets toute seule la pression, où je crois qu'il me faut donner tout de suite une réponse...

Je reviens doucement au début de ce billet...tout est en moi...Lady Bibi du calme, reviens dans ton île intérieure, celle où tu es en sécurité, personne ne peux exiger quoi que soit de toi sans que tu n'aies donné ton accord... Prends ton temps !!! 


mardi 3 février 2015

Comment est-ce-que j'écoute ?

Comment j'écoute ? Au cours d'un échange avec d'autres, j'en suis ressortie mécontente de moi. Quand je dis cela, je ne pose pas un jugement sur moi, mais plutôt des mots sur ce que j'ai pu ressentir pendant et après...

C'est parce que j'ai senti en moi que je quittais la bienveillance pour aller vers le jugement, que mon malaise intérieur est arrivé... 

Mon esprit a été accaparé par le désir de faire passer un message car j'assistais à des prises de positions qui me dérangeaient et avec lesquelles je n'étais pas d'accord... Ma qualité d'écoute en fut parasitée, brouillée et j'ai eu du mal à rester centrée sur l'écoute...

Aider l'autre à avancer, se questionner, évoluer...me fut très, très difficile... Il est des sujets qui me tiennent très à coeur et je peux devenir un passionaria de la cause que je défends... Mais est-ce que j'aide vraiment dans ce cas là ? Je n'en suis pas sûre...

Comment être moi en exprimant simplement ce en quoi je crois tout en étant dans l'écoute du point de vue de l'autre ? Comment ne pas céder aux chants des sirènes de mon ego ? Comment quitter mon désir de convertir l'autre à ce que je crois ? 

Toujours et encore une question d'ego ! Mon p'tit gars, Lady Bibi va avoir besoin d'une conversation en tête à tête avec toi !!! 

Mais au fait, qu'est-ce que l'ego ? C'est cette partie de moi qui crie "moi je" sans cesse... Pas folichon ! C'est quand j'essaye de faire passer mon idée coûte que coûte, que je suis centrée sur moi, et que je n'entends pas ce que l'autre essaye de me dire...

Il me faudrait plus questionner l'autre pour l'écouter plutôt que d'apporter des réponses. Questionner l'autre, lui permet, me semble-t-il de faire à son rythme, son propre cheminement. 

Bon ! Ok ! Mais je dois aussi comprendre ce qui a résonné en moi au cours de cet échange, et qui parle de moi... Les sujets qui touchent à l'enfance, à la liberté individuelle...sont des sujets qui me touchent et à ce moment là Lady Bibi perd son contrôle pour défendre la veuve et l'orphelin... Et pourtant personne ne lui a rien demandé...

Attention Lady Bibi, le jugement sur l'autre n'est pas loin, et là le parasite devient obstacle et tu n'écoutes pas... Bon ! Bon ! Bon ! Y'a encore du boulot... 
L'autre fait ce qu'il peut à cet instant T... Contacte en toi la bienveillance et la bonté car elles sont bien plus agissantes que le jugement et la catégorisation... 


lundi 2 février 2015

Mon attitude ? J'ai toujours le choix...

C'est vrai que nous avons toujours le choix de l'attitude qu'on va avoir face à une situation. J'ai mis beaucoup de temps à le comprendre...

La semaine dernière, au moment de publier un de mes billets du soir, j'ai fait une mauvaise manipulation, et j'ai effacé ce que je venais d'écrire... La colère est venue ainsi que la déception, parce que j'étais contente de ce que je venais de rédiger.

J'ai vraiment senti le choix que j'avais. Je me suis dit que ma colère ne me ramènerait pas mon billet. Que c'était légitime que je sois en colère et déçue de l'avoir perdu. 

Quand j'ai reconnu mes émotions, j'ai senti que c'est à ce moment là que j'ai eu le choix... J'ai choisi de ne pas perdre de l'énergie à ressasser ce qui venait d'avoir lieu. Je me suis remise devant mon ordinateur, et j'ai réécrit mon billet du soir...

Sentir que j'avais le choix me permettait d'être actrice et non de subir en victime... C'est incroyable le sentiment de liberté que cela m'a donné. 

Quand je me dispute avec quelqu'un j'ai le choix de ruminer et faire la tête pendant des heures, ou faire le choix d'arrêter et de mettre fin à une attitude qui nous sépare...

Quand je vais à un rendez-vous et que je suis coincée dans un embouteillage, j'ai le choix de rajouter du stress au stress, ou de reconnaître que cela peut m'énerver, et ensuite choisir de respirer un grand coup et de patienter...

Chaque jour nous avons le choix dans des tas de petits moments que nous vivons. Cela nous demande de reconnaître l'émotion, de nous donner le droit de la ressentir, et ensuite de choisir l'attitude que nous souhaitons adopter. On a plus à gagner en qualité relationnelle à aller vers ce qui nous donne le plus de vie...

Alors n'oublions pas, on a toujours le choix...