mercredi 25 mars 2015

Et si j'arrivais un jour à vivre un dernier jugement comme un jugement dernier...

Quand mon cher ego fait des siennes, que je l'écoute, je m'éloigne de mon moi profond. Si je veux écouter celui-ci, il me faut encore et toujours, entendre et savoir décrypter les signaux qu'il m'envoie...

Et quand cela se produit, la joie et la paix intérieure sont au rendez-vous... 

C'est un exercice constant que je dois pratiquer car cela ne m'est encore pas évident et naturel. Mon cher ego est aussi constitué de mon petit juge intérieur et du "Moi, je" et des "Tu" qui tuent, comme le dit Jacques Salomé, et entre tout çà, il m'arrive de faire le grand écart !!! En effet, mon dialogue intérieur oscille entre "coucou, j'existe" et "franchement tu aurais dû faire ceci" ou "tu aurais pu faire plus"... 

Lady Bibi se soigne, donc les progrès viennent... Et il m'arrive de faire taire toutes ces voix antagonistes, pour écouter si la décision que je prends, les choix que je fais... m'apportent le calme, la douceur, la joie...

Alors comme le propose Miguel Ruiz, je rêve de m'adresser mon "jugement dernier", c'est à dire de vivre mon dernier jugement sur moi, et un petit goût de paradis devient possible...





mardi 24 mars 2015

M'aimer...

Je comprends aujourd'hui, à l'âge adulte, que ma vie ne dépend plus de qui m'aime. Elle ne dépend plus non plus, d'attentes impossibles projetées sur l'autre... Un gain immense en liberté intérieure.

Je dépends de l'amour que je me porte, du respect que je m'accorde. Cela ne veut pas dire que je n'apprécie pas d'être aimée, cela veut juste dire que mes attentes démesurées au moment de l'adolescence, se sont complètement évanouies. Cela me libère d'attentes mal ajustées, pour me permettre de me sentir comme ayant de la valeur par moi-même...

Je suis la seule responsable de l'amour que je m'accorde, et je sais que je mérite de m'offrir cet amour et aussi ce respect que je donne facilement à ceux que j'aime. Prendre conscience que de moi à moi je peux vivre cela, me rend très vivante. Ma façon d'aimer l'autre devient gratuite et je le laisse dans sa liberté à lui...

Finalement, tout le monde y gagne !!! 

Il m'aura fallu avancer sur mon chemin de vie, pour pouvoir le comprendre... Chemin qui m'a enseigné et qui m'enseigne encore, sur le fait que je dois commencer par m'aimer et me respecter en premier... 

Le contraire est une erreur ! C'est une quête vaine qui nous fait errer sur la route de la victimisation et de la dépendance... 

Le contraire nous renvoie dans une attente du bon vouloir de l'autre, qui donne comme fruit : la déception permanente et assurée... 

Accordons-nous ce cadeau qui ne dépend que de nous : nous aimer, et les fruits qui en découlent sont la capacité à être bien avec soi, et il devient plus facile de rencontrer l'autre... 





lundi 23 mars 2015

Mon attitude dans la vie m'appartient...

J'ai appris et compris que les évènements ou ressentis que je vis, adviennent et ne représentent que 10% de ce qui m'arrive, et à 90% de la manière dont je vais les accueillir...

C'est une sacré clé de compréhension pour moi et chaque fois que je m'en rends compte, je gagne en énergie... Celle-ci ne se perd pas vainement. Je laisse de côté les récriminations vis à vis du réel, j'ai le choix de mon attitude, je me sens actrice de mon chemin de vie... 

Cela me demande de la vigilance, car les vieux schémas ne sont pas loin pour le moment. C'est ma petite caméra intérieure, à qui je dois faire appel, pour me faire prendre de la hauteur. 

Cela touche aussi à mon petit juge tapi au fond de moi, prêt à bondir... Je dialogue de plus en plus avec lui, et il m'arrive souvent de lui dire : "tu as tort" ou encore "je ne te suis pas" et j'appose une phrase contraire pour changer d'attitude...

Un gymnastique à pratiquer sans cesse, pour muscler mon cerveau et que cela devienne de plus en plus naturel et fluide... Et cela vaut le coup ! Je gagne toujours plus en liberté intérieure et je grandis.

Je reconnais que lorsque mes jugements tombent, ils ne parlent que de moi. Mon attitude que je choisis d'adopter, le plus que je peux, est de ne pas être dupe, de rechercher ce que je peux apprendre de moi et travailler dessus.

Lady Bibi continue son cheminement pas à pas, sans se décourager... C'est ma bonne route et je la suis avec persévérance et calmement...


vendredi 20 mars 2015

Réflexions sur le bonheur...

Aujourd'hui c'est la journée internationale du bonheur. C'est l'occasion pour moi d'être attentive à tous ces petits bonheurs qui tissent ma vie, même après la traversée d'une tempête... Je le vis comme un rappel à élargir mon regard, à mettre mes sens en éveil pour me permettre de percevoir ces petits bonheurs...

Cela a été le chant d'un oiseau entendu malgré les bruits de la ville, un déjeuner imprévu avec une personne que j'apprends à découvrir, le ciel bleu qui comme un joli décor de fond, met en valeur la nature qui s'éveille, la saveur d'un plat...et la journée n'est pas finie... 

Le réel de ma vie reste le même, et revenir dans l'instant présent grâce à mon attention portée sciemment sur ces petits riens qui me donnent tant, m'invite dans la gratuité du moment... 

Christophe André nous dit dans son livre "Vivre heureux, Psychologie du bonheur" : "Lorsque je travaille avec mes patients sur le bonheur, nous y réfléchissons au moyen de quatre verbes : être, avoir, faire, appartenir. Nos bonheurs quotidiens se répartissent presque tous dans l'une ou l'autre de ces catégories. (...)
Quatre familles de bonheur tellement simples et élémentaires qu'on les oublie vite. L'exercice consiste justement à ouvrir régulièrement les yeux sur eux, à les savourer, les préserver, les faire vivre et revivre, en étendre le nombre. La langue anglaise utilise pour nommer cet exercice une très belle expression : Count your blessings, "compte tes chances", savoure les bienfaits que la vie t'offre."

Je peux voir dans ces quatre familles de bonheur une manière de les regarder dans ma vie... Elles sont effectivement présentes, et sans pratiquer un positivisme forcené et factice pour moi, dans la réalité de ma vie je peux apprendre à les reconnaître et cela contribue à me rendre plus heureuse...

La gratitude me vient car plus je la pratique et plus je vois ces petits bonheurs, plus je réalise que ce que j'ai vécu ne me sera pas enlevé, cela fait partie de ma mémoire... Pourquoi m'en priver, n'est-ce pas Lady Bibi !!!




mardi 17 mars 2015

La peur, le pardon... Vos réactions alimentent ma réflexion... Merci !

Deux d'entre-vous, que je remercie chaleureusement, Caroline et L'Anma des Pam's, m'ont donné deux pistes de réflexions. L'une concerne la peur et l'autre le pardon. Et mon esprit suit en même temps les deux routes, qui à mon avis vont se rejoindre pour alimenter mon chemin de vie.

Sur la peur, comment essayer d'en lire le message qu'elle cherche à me dire. Effectivement, il me semble important dans un premier temps de les débusquer et oser les voir. Ensuite chercher le message subliminal qu'elle m'envoie... L'appliquer à toutes mes peurs, quand je réussis à les dévoiler... Un vrai programme ! Je m'y mets doucement mais sûrement.

Concernant le pardon, l'envisager comme un processus dans lequel je reste libre d'y entrer ou pas. Ce n'est pas la première fois que l'on me parle de processus, mais je n'avais pas eu l'idée de le penser à propos du pardon... 

Et à partir du moment où je comprends que cela relève d'un processus, je vois aussi qu'il y a des étapes et qu'il n'y a aucun forcing à faire, il y a à marcher, lâcher le but et se laisser surprendre... 

Et finalement le chemin à faire reste l'enseignement le plus important, comme toujours... Et comme le dit Denis Faïck dans la phrase que je vous ai partagée ce matin : "Être heureux, c’est d’abord sentir la liberté de se transformer", je ressens cette liberté que j'ai de me transformer, et je sens que c'est bon pour moi...

Je vous remercie du fond de mon coeur pour tous vos commentaires, et vous êtes nombreux à qui je pourrais adresser ces remerciements... Cela alimente tellement ma réflexion et je me sens en chemin, accompagnée par chacun(e) d'entre vous. Merci !



lundi 16 mars 2015

Capitaliser sur qui nous sommes...

Capitaliser sur qui nous sommes, nous dit Florence Servan-Schreiber. Je suis entièrement d'accord. Faire ce cheminement c'est du capital que j'emmagasine.

Des questions essentielles émergent. Le sens de ma vie, de la vie, qu'est-ce qui m'est essentiel...etc... Et au coeur de tout cela la question de la peur est centrale pour moi... Elle colore ou décolore tant de choses... Je vous en ai parlé tant de fois...

Je me suis demandée comment trouver mes peurs et comment traverser chacune d'entre elles. Je vais essayer de les écrire au fur et à mesure qu'elles me viennent à l'esprit, tout en sachant que très souvent lorsqu'elles me viennent à la conscience, ma première défense c'est la fuite...

Mais là je comprends que les nommer et y faire face, est le moyen le plus sûr pour qu'elles aient le moins d'emprise sur moi. Et ce n'est pas parce que j'ai peur de quelque chose, que cela va se passer.

Et la vie circule dans un mouvement qui me permet de me sentir dans et avec la Vie... Qu'il m'est bon de comprendre que les émotions agréables et désagréables, sont les soeurs jumelles de la vie... Qu'elles sont la vie ! Qu'il n'y a rien à rejeter, qu'il faut faire le voyage avec ces deux bagages... 

Je ne dis pas qu'il faut les rechercher, du tout... Je dis que ce que je sens pour moi, c'est que je dois tout intégrer. Au lieu de fuir le désagréable, je l'intègre, j'essaye d'apprendre, de comprendre ce que cela m'apprend de moi, et de l'humain...

Le voyage de Lady Bibi continue, et c'est bien ainsi !


vendredi 13 mars 2015

Une émotion positive : l'élévation...

Illios Kotsou nous parle d'une émotion positive phare, "l’élévation qui fait que lorsqu’on est témoin d’une action belle, généreuse, cela va activer notre altruisme, nous donnant l’envie de contribuer à un monde meilleur."

J'ai eu la chance au mois de juin 2014 d'assister à une conférence de Jacques Lecomte, sur la bonté humaine, titre d'un de ses livres, et de pouvoir accompagner une de mes chères amies qui l'interviewait après. Nous n'étions que tous les trois et nous avons pu avoir un échange riche. 

Un sujet passionnant que M.Lecomte nous partageait, était sa réflexion sur une émotion dont on parle peu : vivre un moment, à travers une rencontre, la lecture d'un livre, l'écoute d'une émission, où on sent que notre âme est touchée, que la chaleur envahit notre corps et que ce vécu nous élève, tout ceci contribue à vivre un temps qui nous élève.

"Selon Haidt [prof. de psychologie, université de Virginie], l'élévation est suscitée par le fait d'être témoin d'actes de beauté morale ; elle produit des émotions chaleureuses et motive les gens à agir de manière plus vertueuse. D'ailleurs, plusieurs études ont montré que lorsqu'une personne visionne un petit film ou lit un récit décrivant une action menée par une personne altruiste, cela l'incite à se montrer elle-même généreuse et altruiste." Extrait de "La bonté humaine. Altruisme, empathie, générosité" de J.Lecomte.


Ces deux auteurs qui nous décrivent ce qu'est l'élévation pour un être humain, résonne chez moi. J'ai vécu déjà des moments de cet ordre là. Je les aime particulièrement. Je les recherche autant que je peux.

Je ressens le besoin d'en vivre le plus possible, tellement ils contribuent à nourrir mon besoin de donner du sens à ma vie. Une quête qui alimente mon cheminement spirituel et me permet de grandir.

Je me souviens d'avoir entendu Magda Hollander Lafon en conférence, des interventions de Christiane Singer, des enseignements de Annick de Souzenelle, des témoignages aussi de vie de personnes comme vous et moi, qui m'avaient transportée et m'avaient permise de regarder l'être humain dans son plus beau côté, des petits films sur "Des humbles héros du quotidien" de Frédérique Bedos qui m'ont beaucoup touchée... 

C'est un choix de vie, et ce n'est que le mien, de tourner mon regard vers ces beaux côtés de l'être humain et je m'en porte mieux... 

Joli week-end à chacune et à chacun de vous mes cher(e)s Ami(e)s cheminants, et à lundi.