vendredi 10 avril 2015

L'autre, mon miroir...

Je réfléchissais à la question du miroir que l'autre me renvoie de moi, quand je vais lui faire une remarque...parce que je viens de visionner une conférence de Byron Katie, à ce propos.

C'est un outil incroyable pour apprendre à mieux se connaître. Quand je dis à l'autre : tu aurais dû faire comme ci ou comme çà, je lui parle de ma propre quête d'un perfectionnisme qui n'existe pas... Je lui parle de mon besoin de contrôler une situation... Je lui parle de mon illusion de tout réussir dans ma vie...

Mon Dieu que cela m'est souvent arrivé ! Et bien sûr encore, mais bien moins souvent qu'avant... Je m'exprime plus en disant ce que je ressens, et je progresse dans la lecture de mes émotions, comme étant des codes à décoder, pour exprimer un besoin non satisfait... 

Mes jugements sur les autres quand ils me viennent, parlent de la même chose. Ils ne sont que le miroir de ce que je pense de moi. Et le message que je reçois le plus est...la quête d'un perfectionnisme tyrannique et irréel... Et là je reste dans une grande faiblesse, car le morceau semble plus costaud que je le pensais...

Je vais terminer par une petite note, qui m'a donnée de la joie.

Il y a quelque temps, j'étais en voiture avec mon conjoint. En reculant pour se garer, il a cassé le rétroviseur. Je me suis tue, je n'ai émis aucun reproche. Je sais maintenant que je n'ai pas à me positionner en juge, au dessus de lui. Je me suis positionnée en égale de lui. Cela aurait pu m'arriver. J'aurais été suffisamment embêtée pour ne pas avoir besoin qu'on me fasse une leçon. Je sais bien que rien n'est parfait, et dans ce monde imparfait, je commets bien des erreurs...

Je n'étais pas comme cela, avant !!! Je mesure ainsi, le chemin parcouru et cela me met en joie !!! Lady Bibi, tu progresses ! Parfaitement imparfaite et c'est bon ainsi...

Joyeux week-end mes cher(e)s Ami(e)s cheminants et je vous dis à lundi !

jeudi 9 avril 2015

Quand je me respecte dans mon besoin...

Vivre une journée sans jugement...c'est le sentiment que je ressens en rentrant chez moi après un long temps dans la nature...

J'avais un grand besoin de ressourcement, et surtout que personne ne me demande quoique ce soit. J'avais envie de silence et non de paroles, pour cet aujourd'hui... Cela me fut en partie possible. 

Je me suis assise sur un banc au milieu d'un parc très étendu... Il n'y avait personne... Et cela n'a pas manqué, d'au milieu de nulle part, une dame est arrivée, et a souhaité s'assoir sur le même banc. 

Peu de temps avant, assise sur un autre banc, je réfléchissais à mon besoin de me taire. Je me disais que j'allais me respecter et que si d'aventure, quelqu'un passait par là, s'asseyait à côté de moi et voulait communiquer, pour une fois, je me donnerais priorité. Et c'est ce que j'ai fait. La dame en question a voulu entrer en contact avec moi à travers une banalité, je lui ai répondu gentiment, me suis levée et lui ai souhaité une belle journée...

Je n'ai pas jugé cette dame, j'ai accepté de respecter mon besoin, je ne me suis pas jugée, je n'ai pas culpabilisé... Mon petit juge intérieur n'a pas montré le bout de son nez, je me suis simplement accordée du respect et finalement je n'ai pas eu à négocier avec ma petite voix interne, vous savez celle qui jaillit comme un petit diable de sa boîte, et qui me dit : "t'es pas sympa..." Et blablabla... 

J'en conclus que plus je me respecte plus je suis en phase avec moi-même... Et cela me fait du bien ! Même mes petites voix restent sans voix ! Pas mal Lady Bibi !


mercredi 8 avril 2015

De mon interprétation du regard de l'autre à la joie...

Je reviens sur le pouvoir que je donne au regard de l'autre, et le plus souvent le pouvoir que je donne à ce que je mets comme interprétation dans ce regard... C'est à nouveau un gros morceau chez moi !

Bronnie Ware, une infirmière australienne qui a travaillé longtemps dans un service de soins palliatifs, a écrit un livre : "Les 5 plus grands regrets des mourants". Le premier est : "J'aurais aimé avoir eu le courage de vivre la vie que je voulais vraiment, pas celle que les autres attendaient de moi." 

Comment puis-je vivre de plus en plus la vie que je souhaite, et quitter la vie que les autres veulent que je vive ? Cela me demande de descendre au plus profond de moi, pour être en contact avec cette partie qui me parle de mon appel particulier, ma pierre à déposer sur la plage immense qu'est le monde... Ni plus, ni moins ! Ce qui veut juste dire que j'ai ma part à accomplir, ma vocation propre à toujours rechercher, écouter et laisser s'exprimer... 

Cela me demande de faire le tri, de chasser le brouillard qui m'empêche parfois de voir quelle est ma juste contribution au monde, celle qui donne sens à ma vie, celle qui me permet de me sentir en harmonie avec ma voix intérieure... 

Trouver la joie, celle dont certains disent qu'elle est imprenable, celle qui serait toujours là au creux de ma vie... Je l'effleure de temps en temps, sans jamais savoir comment la conserver en moi... La joie qu'un tout petit a toujours, celle qu'il montre dix...cent fois par jour, lui qui ne l'a pas perdue... 

Je me transforme en Sherlock Holmes et je ne lâche pas... Il me manque parfois un Docteur Watson pour m'épauler, mais ne puis-je pas le voir à travers les petits enfants que je croise, à commencer par mon petit-fils qui est mon maître... Maître que j'ai le temps d'observer et qui me réjouit vraiment... Un appel à l'instant présent et juste celui-ci, juste celui qui seul existe ! 

Et oui je dis un grand merci à la Vie, pour sa beauté et ses enseignements ! La joie peut alors advenir !!!


lundi 6 avril 2015

Après le bruit, le besoin de silence...

Lorsque j'ai eu la chance de passer un temps en famille, entourée de tous les miens, j'ai ensuite besoin de me retrouver...besoin de silence...

J'ai besoin de retrouver un calme intérieur, où je ne suis plus à l'affût de ce que je peux donner aux miens... J'ai toujours autant de mal à me respecter durant ces moments. C'est compliqué, très compliqué... 

Et pourtant mon corps me lance ses fameux signaux ! Quand vais-je arriver à les entendre ??? J'oscille dans des extrêmes sans trouver le juste milieu... Pas à pas continuer le chemin, ne jamais désespérer, c'est ce que je me dis si souvent. Cela me permet de moins me juger. 

Ce qui est fait, ce qui a été vécu est déjà passé, je ne peux pas y retourner pour changer quoique ce soit... Seulement avancer, tout cela m'enseigne...

Humilité, il me faut y entrer comme on entre dans les ordres... Et oui ! Une vraie ascèse, mais pour mon bien-être, pour calmer mon bavardage intérieur toujours prêt à me happer vers frère perfectionnisme... Soeur humilité, c'est la garantie de me voir telle que je suis, toujours en formation... Formation pour devenir un être humain bienveillant, et s'éloignant des chants des sirènes du paraître...

Ne plus dépendre de ces regards que j'interprète comme étant braqués sur moi, alors qu'en réalité leur intensité est si petite... Et quant bien même, leur pouvoir devrait être nul ! Il l'est, c'est moi et uniquement moi, qui leur en donne... Là encore je succombe à d'autres chants des sirènes, celles de faire ce que les autres attendent de moi, ce sont les soeurs jumelles du paraître...

Bon cela fait beaucoup de monde ! Lady Bibi se calme petit à petit et coule doucement vers un terrain plus paisible, loin des sirènes et autres farfadets sautillants... J'imagine un lac sans remous à sa surface où peut se refléter le ciel...


vendredi 3 avril 2015

Occasion de poser une question à Alexandre Jollien...

Richard Feyderman pour sa page Facebook : "Mes Sages de vie" va interviewer, fin avril, Alexandre Jollien. Il nous demande quelle question nous aimerions lui poser. Vous connaissez mon admiration et mon affection pour ce philosophe. Je vous partage souvent des phrases de lui.

Je me suis demandée si je me trouvais en face de lui qu'aurai-je envie de lui dire ? Cet homme me touche à travers ses livres, la conférence où je l'ai entendu en septembre, les nombreuses émissions où je l'ai vu, par ce que je sens chez lui, d'une quête authentique du sens de sa vie, du sens de la vie... 

Il s'exprime en son nom, en employant le "je", et la manière dont il nous témoigne, en toute humilité, de ses zones d'ombre et aussi de sa joie, sont pour moi très inspirant. J'y trouve un frère en humanité, qui oscille entre des moments de joie, des moments de tristesse, des moments d'entre deux, et je me sens moins seule dans mon bavardage intérieur et incessant, sur les mêmes zones...

Lorsque je l'ai vu en conférence en septembre, je me suis approchée pour le remercier d'être qui il était et de nous le partager aussi simplement... Je n'ai pas osé aller jusqu'à lui... La peur d'importuner, la peur de déranger, une timidité qui m'habite encore assez souvent... 

Et là vient l'occasion de lui poser une question... Et en fait, je n'en ai pas pour le moment... Mon profond désir, serait de le rencontrer, d'échanger avec lui comme deux amis qui se retrouvent. 

J'ai retrouvé avant-hier deux chères amies que je n'avais pas vu depuis quelques temps, et instantanément nous avons partagé profondément et en vérité. Ce fut tellement authentique en quelques secondes, que nous en étions émerveillées... Nous échangions comme si nous nous étions vues la veille...

Ce sont des moments qu'un homme comme Alexandre Jollien, m'inspire...un partage simple, spontané, en confiance et avec bienveillance, que j'aimerais tant partager avec lui. Lorsque j'avais lu le "Philosophe nu" en 2010, j'avais été saisie par la proximité de ce qu'il exprimait et ce que je pouvais vivre aussi. J'avais dit à mon mari mon émotion de lire des mots qui exprimaient avec justesse, ce que je pouvais aussi ressentir...

Cette occasion qui se présente de lui poser une question me semble un joli clin d'oeil de la vie... Je vais donc laisser cela agir en moi et ainsi permette à une question d'émerger... 

N'hésitez pas à aller sur la page Facebook : Mes Sages de Vie si vous souhaitez poser une question à Alexandre Jollien. 

Je vous souhaite, mes cher(e)s Ami(e)s cheminants, un joli et joyeux week-end pascal et je vous retrouverai mardi prochain... 


jeudi 2 avril 2015

Réalité de l'échec...

La confrontation à un échec, m'oblige à regarder le réel. C'est à dire que si je fais une relecture avec humilité des faits qui viennent de se dérouler, je me vois dans la réalité de qui je suis. 

Deux choses me viennent donc c'est premièrement quels sont les faits réels et deuxièmement en reconnaître mon action. 

Les faits réels : quels sont-ils réellement ? Je sais que mes émotions vont colorer les faits. Il me faut les séparer. 

Dans mon billet de vendredi dernier, je vous partageais une anecdote qui m'était arrivée. Je la reprends comme exemple pour illustrer mon propos d'aujourd'hui. Dans celui-ci les faits étaient vraiment anodins. J'avais écris un article pour donner mon point de vue de parent sur une attitude de la mairie. Mais mes émotions face à la réaction des autres, m'avaient débordées, avaient transformées cette réalité. Je me suis vue nulle en tant que représentante des parents d'élèves et c'était un échec pour moi... 

Les faits réels : un article donnant mon point de vue concernant un fait d'une banalité quand je le regarde aujourd'hui... Mes émotions en avait fait une catastrophe...

Je peux reconnaître ma part dans ce qui s'est passé, ma maladresse, mon ego envahissant...et cela me permet d'aller vers plus d'humilité. 

Tout çà pour çà pourrai-je dire... Et oui ! Vanité des vanités, tout n'est que vanité... 

Un échec si je le regarde juste comme un échec, il ne peut pas produire plus que cela. 
En réalité (!!!) ce n'est rien qu'un échec et en même temps il est la preuve que j'ai tenté quelque chose. On dit bien qui ne tente rien n'a rien, Lady Bibi pourrait dire qui n'échoue pas ne tente pas beaucoup, n'est-ce-pas !!!


mercredi 1 avril 2015

Réflexions sur l'échec, suite...

Faire une généralité à partir d'une fois, à partir d'un seul échec... Il y a même des histoires à partir d'un échec survenu dans une génération précédente, et qu'on se transmet de génération en génération, avec la même représentation : ne pas réessayer... 

Cela m'est bien sûr arrivé... C'est fou de penser qu'un seul échec, enregistré dans ma mémoire avec une intensité trop forte par rapport à l'évènement, a pu imprimer en moi le non désir de réitérer... Il y a même des choses fausses qui se sont brodées autour de l'évènement...

C'est donc sur l'émotion provoquée qu'il me faut travailler. Il me faut lire l'évènement comme une expérience, ce sont souvent que des faits et je peux apprendre de ce qui s'est passé... Les leçons que la vie m'offre... 

Cela passe par le fait de dédramatiser un échec. Les sensations que j'ai alors vécues, les émotions ressenties, les sentiments de honte et d'humiliation...il me faut comprendre que je ne suis pas obligée de revivre les mêmes choses... Je ne suis plus la même, je me sens plus forte, plus en capacité de dialoguer avec moi-même pour m'apaiser, revenir au réel...

Et puis j'ai appris de mes échecs, c'est là que j'ai le plus appris... J'ai appris sur la vie, j'ai appris sur moi-même. C'est au début de l'âge adulte que j'ai tellement appris, sur les relations entre humains dans des relations amicales ou amoureuses... Cela a fait la femme que je suis devenue. Donc Lady Bibi on repart comme quand on était jeune, avec cette belle audace de la jeunesse, mais remplie de la sagesse de maintenant, et çà c'est pas si mal...