mercredi 15 avril 2015

J'accueille ce qui est...

Mon attitude d'aujourd'hui est d'être dans l'accueil de ce qui est, comme le propose Olivier Raurich... J'aime être dans cette attitude. Elle m'est possible dans mon aujourd'hui et j'en profite...

Mon coeur et mon regard sont alors tournés vers ce qui est beau, et mes jugements semblent s'éloigner. C'est un cadeau que je savoure et dont je me remplis.

Les synchronicités que je vis ces derniers jours, semblent venir à moi car mon attitude est ouverte. Je regarde le ciel plutôt que mes chaussures, je vois l'oiseau qui s'envole, la douceur du soleil, l'enfant qui me sourit...

Mon coeur se dilate, je respire profondément... Ce qui est, est bon pour moi aujourd'hui et j'en puise des forces qui habiteront ma mémoire, qui imprègneront mon corps pour les jours de tristesse...

Ceci n'est pas un monde de Bisounours !!! Ce qui est, est tout simplement et je sais que rien n'est linéaire. Mais pouvoir m'appuyer sur moi, alimenter ma confiance en moi dans des moments comme ceux de mon aujourd'hui, me donnent un temps de vacances intérieures...

Je prends avec joie, et demain est un autre jour...



mardi 14 avril 2015

Sortie de ma zone de confort...

Je vous avais partagé, il y a quelque temps, ma grande difficulté à sortir de ma zone de confort et ma prise de conscience que celle-ci m'enlevait du vivant dans ma vie.

Et bien hier, grande première, j'ai assisté, grâce à Rezozen (un énorme MERCI Myriam !), à une conférence organisée par les Témoins du possible, sur le thème "Oser s'ouvrir à l'inconnu".... Un appel en forme de clin d'oeil !!! L'invité qui servait de fil rouge, était Stéphane Allix, le fondateur de l'INRESS.

Je suis venue à Paris exprès, seule et je ne connaissais personne à la conférence... Summum de ma sortie de zone de confort, rentrer seule à plus de 23h par le métro... Vous ne me croirez pas...mais je ne l'avais jamais fait... Si, si !!! 

Ce fut une grande victoire qui m'apporta énormément de joie ! J'en suis capable ! Comme une gosse j'avais envie en rentrant, de lever mes bras au ciel en signe de victoire sur moi-même ! 

Et oui ! Il n'est jamais trop tard ! Et je réitère ce soir, avec cette fois une synchronicité réjouissante, Olivier Clerc donne une conférence sur les 4 accords Toltèques...et c'est la cerise sur le gâteau de mon aujourd'hui...

Visiblement quand on met en route un nouveau rouage qui va vers la vie, celle-ci coule à flot... 

Cela ne veut pas dire que c'est sans combat. En effet, pour hier il m'a fallu entrer en dialogue avec moi, ne pas partir sur la pente des peurs, des "je peux toujours dire que j'ai eu un empêchement", bref...tous ces prétextes pour rester dans un ronron connu et tellement calme...

La conférence d'hier fut bousculante.. Le témoignage de vie de Stéphane Allix, ancien reporter de guerre dès l'âge de 19 ans... Je retiens qu'il nous confia avoir exercé son métier "comme une éponge", c'est à dire en absorbant ce qu'on lui partageait notamment dans le maquis en Afghanistan, sans juger... Il a parcouru le monde pour ensuite se transformer en quêteur de tout ce qui semble relever de "l'extraordinaire"...m'ouvrant une porte légèrement entrouverte jusqu'à maintenant...
Je retiens aussi la vie qui le traverse en permanence, et tournée vers une quête de sens, qui me touche particulièrement... 

Merci pour ces cadeaux de la vie ! Merci de voir que la vie cherche toujours à se frayer un chemin, et qu'elle n'abandonne jamais...




lundi 13 avril 2015

Philosophie de la joie...

J'ai écouté l'émission de Frédéric Lenoir de dimanche matin où l'entretien se passe autour de la philosophie de la joie. Il est question de la joie de se sentir vivant... Bruno Gulliani est l'invité.

C'est un sentiment que j'oublie souvent et pourtant cela me parle bien... D'ailleurs une synchronicité vécue ce matin, fut le choix de la citation de Christophe André. Je n'avais pas encore écouté l'entretien... Un petit clin d'oeil et un appel pour m'émerveiller d'être en vie !

Avoir de la gratitude pour ces choses auxquelles je ne prête plus attention, comme le fait de pouvoir respirer, de pouvoir sentir la chaleur du soleil sur ma peau ou le souffle du vent...

C'est une manière de regarder la vie, d'ouvrir mes yeux sur la beauté de celle-ci malgré des moments plus difficiles, la vie est...tout simplement...

Bruno Gulliani dit : "le bonheur vécu dans l'instant présent quand on libère notre esprit de toutes les idées qui rendent malheureux, car en fait c'est plus la pensée du malheur qui rend malheureux, plutôt que la conscience de la joie d'être." 

Il me faut travailler le fait d'avoir de plus en plus conscience de la joie d'exister, la joie d'être traversée par le vivant en moi, et être pleine de gratitude pour tout ce qui marche, plutôt que focalisée sur ce qui fonctionne moins bien au fil du temps...

Une douce sagesse qui s'installe et qui m'apaise...




vendredi 10 avril 2015

L'autre, mon miroir...

Je réfléchissais à la question du miroir que l'autre me renvoie de moi, quand je vais lui faire une remarque...parce que je viens de visionner une conférence de Byron Katie, à ce propos.

C'est un outil incroyable pour apprendre à mieux se connaître. Quand je dis à l'autre : tu aurais dû faire comme ci ou comme çà, je lui parle de ma propre quête d'un perfectionnisme qui n'existe pas... Je lui parle de mon besoin de contrôler une situation... Je lui parle de mon illusion de tout réussir dans ma vie...

Mon Dieu que cela m'est souvent arrivé ! Et bien sûr encore, mais bien moins souvent qu'avant... Je m'exprime plus en disant ce que je ressens, et je progresse dans la lecture de mes émotions, comme étant des codes à décoder, pour exprimer un besoin non satisfait... 

Mes jugements sur les autres quand ils me viennent, parlent de la même chose. Ils ne sont que le miroir de ce que je pense de moi. Et le message que je reçois le plus est...la quête d'un perfectionnisme tyrannique et irréel... Et là je reste dans une grande faiblesse, car le morceau semble plus costaud que je le pensais...

Je vais terminer par une petite note, qui m'a donnée de la joie.

Il y a quelque temps, j'étais en voiture avec mon conjoint. En reculant pour se garer, il a cassé le rétroviseur. Je me suis tue, je n'ai émis aucun reproche. Je sais maintenant que je n'ai pas à me positionner en juge, au dessus de lui. Je me suis positionnée en égale de lui. Cela aurait pu m'arriver. J'aurais été suffisamment embêtée pour ne pas avoir besoin qu'on me fasse une leçon. Je sais bien que rien n'est parfait, et dans ce monde imparfait, je commets bien des erreurs...

Je n'étais pas comme cela, avant !!! Je mesure ainsi, le chemin parcouru et cela me met en joie !!! Lady Bibi, tu progresses ! Parfaitement imparfaite et c'est bon ainsi...

Joyeux week-end mes cher(e)s Ami(e)s cheminants et je vous dis à lundi !

jeudi 9 avril 2015

Quand je me respecte dans mon besoin...

Vivre une journée sans jugement...c'est le sentiment que je ressens en rentrant chez moi après un long temps dans la nature...

J'avais un grand besoin de ressourcement, et surtout que personne ne me demande quoique ce soit. J'avais envie de silence et non de paroles, pour cet aujourd'hui... Cela me fut en partie possible. 

Je me suis assise sur un banc au milieu d'un parc très étendu... Il n'y avait personne... Et cela n'a pas manqué, d'au milieu de nulle part, une dame est arrivée, et a souhaité s'assoir sur le même banc. 

Peu de temps avant, assise sur un autre banc, je réfléchissais à mon besoin de me taire. Je me disais que j'allais me respecter et que si d'aventure, quelqu'un passait par là, s'asseyait à côté de moi et voulait communiquer, pour une fois, je me donnerais priorité. Et c'est ce que j'ai fait. La dame en question a voulu entrer en contact avec moi à travers une banalité, je lui ai répondu gentiment, me suis levée et lui ai souhaité une belle journée...

Je n'ai pas jugé cette dame, j'ai accepté de respecter mon besoin, je ne me suis pas jugée, je n'ai pas culpabilisé... Mon petit juge intérieur n'a pas montré le bout de son nez, je me suis simplement accordée du respect et finalement je n'ai pas eu à négocier avec ma petite voix interne, vous savez celle qui jaillit comme un petit diable de sa boîte, et qui me dit : "t'es pas sympa..." Et blablabla... 

J'en conclus que plus je me respecte plus je suis en phase avec moi-même... Et cela me fait du bien ! Même mes petites voix restent sans voix ! Pas mal Lady Bibi !


mercredi 8 avril 2015

De mon interprétation du regard de l'autre à la joie...

Je reviens sur le pouvoir que je donne au regard de l'autre, et le plus souvent le pouvoir que je donne à ce que je mets comme interprétation dans ce regard... C'est à nouveau un gros morceau chez moi !

Bronnie Ware, une infirmière australienne qui a travaillé longtemps dans un service de soins palliatifs, a écrit un livre : "Les 5 plus grands regrets des mourants". Le premier est : "J'aurais aimé avoir eu le courage de vivre la vie que je voulais vraiment, pas celle que les autres attendaient de moi." 

Comment puis-je vivre de plus en plus la vie que je souhaite, et quitter la vie que les autres veulent que je vive ? Cela me demande de descendre au plus profond de moi, pour être en contact avec cette partie qui me parle de mon appel particulier, ma pierre à déposer sur la plage immense qu'est le monde... Ni plus, ni moins ! Ce qui veut juste dire que j'ai ma part à accomplir, ma vocation propre à toujours rechercher, écouter et laisser s'exprimer... 

Cela me demande de faire le tri, de chasser le brouillard qui m'empêche parfois de voir quelle est ma juste contribution au monde, celle qui donne sens à ma vie, celle qui me permet de me sentir en harmonie avec ma voix intérieure... 

Trouver la joie, celle dont certains disent qu'elle est imprenable, celle qui serait toujours là au creux de ma vie... Je l'effleure de temps en temps, sans jamais savoir comment la conserver en moi... La joie qu'un tout petit a toujours, celle qu'il montre dix...cent fois par jour, lui qui ne l'a pas perdue... 

Je me transforme en Sherlock Holmes et je ne lâche pas... Il me manque parfois un Docteur Watson pour m'épauler, mais ne puis-je pas le voir à travers les petits enfants que je croise, à commencer par mon petit-fils qui est mon maître... Maître que j'ai le temps d'observer et qui me réjouit vraiment... Un appel à l'instant présent et juste celui-ci, juste celui qui seul existe ! 

Et oui je dis un grand merci à la Vie, pour sa beauté et ses enseignements ! La joie peut alors advenir !!!


lundi 6 avril 2015

Après le bruit, le besoin de silence...

Lorsque j'ai eu la chance de passer un temps en famille, entourée de tous les miens, j'ai ensuite besoin de me retrouver...besoin de silence...

J'ai besoin de retrouver un calme intérieur, où je ne suis plus à l'affût de ce que je peux donner aux miens... J'ai toujours autant de mal à me respecter durant ces moments. C'est compliqué, très compliqué... 

Et pourtant mon corps me lance ses fameux signaux ! Quand vais-je arriver à les entendre ??? J'oscille dans des extrêmes sans trouver le juste milieu... Pas à pas continuer le chemin, ne jamais désespérer, c'est ce que je me dis si souvent. Cela me permet de moins me juger. 

Ce qui est fait, ce qui a été vécu est déjà passé, je ne peux pas y retourner pour changer quoique ce soit... Seulement avancer, tout cela m'enseigne...

Humilité, il me faut y entrer comme on entre dans les ordres... Et oui ! Une vraie ascèse, mais pour mon bien-être, pour calmer mon bavardage intérieur toujours prêt à me happer vers frère perfectionnisme... Soeur humilité, c'est la garantie de me voir telle que je suis, toujours en formation... Formation pour devenir un être humain bienveillant, et s'éloignant des chants des sirènes du paraître...

Ne plus dépendre de ces regards que j'interprète comme étant braqués sur moi, alors qu'en réalité leur intensité est si petite... Et quant bien même, leur pouvoir devrait être nul ! Il l'est, c'est moi et uniquement moi, qui leur en donne... Là encore je succombe à d'autres chants des sirènes, celles de faire ce que les autres attendent de moi, ce sont les soeurs jumelles du paraître...

Bon cela fait beaucoup de monde ! Lady Bibi se calme petit à petit et coule doucement vers un terrain plus paisible, loin des sirènes et autres farfadets sautillants... J'imagine un lac sans remous à sa surface où peut se refléter le ciel...