lundi 11 mai 2015

Vanité des vanités...comment me libérer du regard de l'autre ?...

"Vanité des vanités, tout n'est que vanité", nous dit l'Ecclésiaste dans la Bible... Une phrase qui me revient régulièrement en boomerang depuis de nombreuses années... Elle me sert de rappel lorsque j'existe en fonction du regard de l'autre posé sur moi... Fichu regard auquel je me conforme, interprétation que je lui porte, pouvoir que je lui donne... 

Et pourtant qu'est-ce que j'aimerais arriver à m'en éloigner, et ne donner cours qu'à ma propre pensée, qu'à mon agir en mon âme et conscience... Ce dialogue que de moi à moi... 

Que j'aimerais m'éloigner de la conformité, pour aller vers ma liberté d'être... Mais comment puis-je faire face à mes réactions réflexes, celles bien ancrées, ou plutôt bien apprises depuis l'enfance pour être acceptée des autres ?

Se libérer du regard des autres est-ce ne plus être "aimable" dans le sens digne d'être aimée des autres ? Je ne pense pas. Cela me demande de rester connectée à mon être profond, et là y'a du boulot !!! 

C'est une discipline, presqu'une ascèse... Je n'y arrive, par effleurements de temps en temps, que quand j'ai pu prendre plusieurs jours, en silence, calmes et dans la lenteur... La nature devient mon alliée... J'en écoute la pulsation de vie qui s'exprime à travers la brise du vent dans les feuilles d'un arbre, un écureuil qui passe prêt de moi, ou encore le chant d'un oiseau qui me met en joie... Et je me dis : que les animaux ont de la chance, ils se moquent bien du regard de leurs congénères ou des humains...

Je ralentis mon pas, et je me sens libre du regard des promeneurs que je croise... Je me dis qu'ils m'auront oubliée dans la seconde qui suit... Avec mon appareil photo, je prends les pauses que je veux pour pouvoir photographier ce que je souhaite, notamment au ras du sol, me retrouvant allonger ou accroupie... faisant fi de leurs oeillades... Un vent de liberté souffle alors sur petite Lady Bibi !!!

Et je me parle, pour m'autoriser à prendre ces pauses, pour me permettre de prendre mon temps... J'ai rencontré en moi, une petite voix sur qui compter... Elle me parle et me rassure... Le petit juge intérieur s'est carapaté, pour lui laisser de plus en plus de place, et c'est bon... Mon cheminement commence à porter de doux fruits... Je savoure... Et mon regard devient plus bienveillant sur l'autre... 

J'accueille... Et je suis pleine de gratitude... Merci la Vie !



vendredi 8 mai 2015

Mes pensées ne sont que mes pensées, ni plus, ni moins...

Nomadisme d'une lectrice dévorante de tout ce qui sort sur la connaissance de soi...c'est ainsi que je pourrais me qualifier... Je vous l'ai déjà partagé, et j'y reviens car cela fait partie d'un chantier auquel je continue à m'attaquer...

Je le questionne comme une fuite de moi-même, ou comme une non autorisation de pouvoir avoir des choses à dire... Seul ceux qui se sont fait un nom seraient autorisés à le faire, pourrais-je penser...

Et pourtant j'aime partager avec d'autres, apprenant ainsi à affiner ma pensée... J'apprends l'importance des mots, tout en sachant qu'un même mot même si il a un sens commun, peut être chargé d'une histoire personnelle... 

Est-ce que j'accorde de l'importance à ma propre pensée ? Une chose est sûre c'est que c'est un problème de moi à moi... Je suis la seule à pouvoir me donner cette autorisation ! Je n'ai à la quêter auprès de quiconque...

Oser, toujours oser...voilà la question... Vais-je oser ? Je commence, à pas de fourmi... Parler en "je" pour écouter le "je" de l'autre... 

Je me dois d'accorder du crédit à ma parole, toujours de moi à moi... Je n'ai pas à attendre de quiconque la reconnaissance de mon savoir, de mes compétences, de mes idées... Ce sont les miennes et en même temps ce n'est que cela, ni plus ni moins... 

Je n'ai pas à dépendre du regard de l'autre, ni de la critique, ni du compliment, car ce n'est qu'un avis donné et qui parle plus de l'autre que de moi... J'ai à faire mon bonhomme de chemin, ni plus, ni moins...

Allez Lady Bibi, on continue le chantier !

Joli et doux week-end Ami(e)s cheminants et à lundi !












 

jeudi 7 mai 2015

Pouvoir que je donne aux regards des autres...

Comment être moi, en contact avec ma propre pensée, me dire ce qui m'habite, sans tenir compte de ce que l'autre pourrait penser de moi, si j'osais me dire ?...

Je me retire dans mon antre, dans le silence, faisant taire la musique, les podcasts, etc... Je m'oblige à aller à ma rencontre. Même quand j'écris cela, j'ai peur qu'on pense que je suis nombriliste... Fichue attention que je porte au regard de l'autre sur moi... Besoin de me justifier, auquel je ne céderai pas...que c'est dur...

Je suis en difficulté pour mettre en accord ce que je crois et ce que je montre de moi. Cela me signifie qu'il me faut aller encore plus loin. Seul le silence absolu, l'assise avec moi-même me permettra, il me semble, de me rencontrer...

C'est pas tant la rencontre avec Lady Bibi qui m'intéresse, c'est celle qui va me parler de mon humanité, celle qui va me faire rencontrer l'humain... Je suis persuadée que chacun, chacune de nous, porte son bout d'humanité... Chacune, chacun de nous me parle de ce qui est universel... 

J'aime cette humanité dans sa diversité, dans sa singularité, dans ses petitesses, dans ses médiocrités... C'est ce qui en fait toute sa splendeur...

J'espère que si je plonge dans mes abîmes, plus je me connaitrais plus j'accepterais d'être celle que je suis... Plonger à l'intérieur pour quitter les sirènes qui m'appellent vers l'extérieur, oh, la, la ! Un chemin rocailleux, mais heureusement comme la nature me le montre, les fleurs peuvent pousser dans les failles de l'asphalte d'un trottoir...

Besoin de vérité, besoin d'authenticité... Et pourtant je me vois si souvent faillir...m'observant en flagrant délit d'inauthenticité !!! Amour inconditionnel impossible pour moi à distribuer à ceux que je croise... Agacement, impatience, jugement...tout cela pleut en une pluie plus que battante...

Et alors !!! Rien qu'une petite humaine en balade au pays des humains !!!




mercredi 6 mai 2015

Peur de blesser l'autre... Comment rester authentique ?

Comment dire "non" sans faire de peine à l'autre ? Je ne suis bien sûr, pas responsable de la manière dont l'autre réagit au "non" que je lui donne... Mais j'ai du mal à le vivre... Par conséquent, il m'arrive de mentir car je pense que l'autre sera blessé par mon "non"...

Comment être authentique, sans que cela puisse blesser l'autre ? Et bien j'avoue ne pas savoir encore le faire... Et pourtant j'aimerais bien me dire à l'autre, en vérité, et supporter la réaction qu'il aura...

Mon intention n'est pas de blesser l'autre, mon intention est de me dire "oui"... C'est me respecter que de me le dire, et ensuite de le dire à l'autre.

Par exemple, je ne me vois pas dire à l'autre : "je ne viendrai pas à cette exposition avec toi, car cela ne me fait de bien de faire cette activité avec toi en ce moment"... Quand j'ai écouté les jérémiades et les reproches sur Pierre, Paul ou Jacques, de nombreuses fois, et que je ne souhaite pas à un temps T, l'entendre pour la énième fois, que puis-je dire ?!?!  Pour autant, je ne souhaite pas être blessante, et il m'arrive de trouver un prétexte bidon pour ne pas donner la vraie raison...

Je sais bien que tout cela n'est qu'un code de bien vivre ensemble et que ces pieux mensonges sont parfois nécessaires... Ma question qui reste, est : peut-on être authentique en toutes circonstances ? 

Il me faut continuer la progression vers oser me dire le plus en vérité possible, tout en respectant l'autre... Un jonglage à maitriser sans cesse, et Lady Bibi progresse bien... Difficile authenticité à pratiquer encore et toujours, pour continuer à grandir...






 

mardi 5 mai 2015

Simplification...

Aller à ma rencontre et ne pas me fuir, est je crois la chose qui m'est le plus difficile... Rester dans le silence et juste là pour écouter ce qui se passe en moi, ce qui se dit en moi...que cela m'est difficile !

Et pourtant je suis sûre que je suis au meilleur endroit pour descendre dans mes profondeurs... C'est là que je suis le plus en vérité... Bienveillant regard que je me dois de poser sur mes abîmes autant que sur mes clairs-obscurs et mes lumières...

J'ai eu différents petits clins d'oeil, qui m'appellent à réfléchir à un appel profond que je sens depuis quelque temps, qui est : aller vers plus de simplification...

Que veut dire pour moi : simplifier ? Chercher ce qui m'est essentiel et arrêter de m'éparpiller dans ce qui m'est superficiel... Ma réflexion d'aujourd'hui m'amène à me questionner non pas sur les biens matériels, mais plus sur ma nourriture de l'âme...

Je me dis qu'il faut que je me demande :  Est-ce que ce livre, cette conférence, cette rencontre t'appelle à plus de vie ? Est-ce que cela va te faire du bien ? Comment ne pas me perdre dans un babillage permanent alimenté par toutes les tentations qu'internet peut offrir ?

Mon essentiel m'oblige-t-il à me concentrer que sur quelques choix ? Je le crois... Je sens que sinon je ne vais pas au bout...et je repars dans la fuite... Fuir pour ne pas aller vers plus de simplification dans ma vie ? Cela me questionne...

Mon essentiel, que je choisis, est de revenir à moi, dans l'instant présent... Alors les jugements cessent de pleuvoir, la vie circule... 

lundi 4 mai 2015

L'émotion qui ne demande qu'à être reçue...

L'émotion agréable ou désagréable, qui ne demande qu'à être reçue...nous dit Christophe Massin dans le texte que j'ai posté ce matin sur ma page Facebook...

Plus facile à dire qu'à faire ! Mais j'y trouve beaucoup de justesse. Un enfant quand il a du chagrin, il a du chagrin. Il se laisse habiter complètement par celui-ci, et je suis toujours étonnée de voir à quel point après c'est fini. Il passe à autre chose. 

Un enfant quand il est heureux, il est heureux. Il vit pleinement le moment présent de ce bonheur, et ensuite il continue sa route...

Que puis-je apprendre pour moi de cette observation ? Toujours ce retour à cet instant présent, y rester et vivre pleinement ce que j'ai à vivre, et peut-être que comme le propose Christophe Massin, l'idée de manque peut disparaître...

Car l'idée que pour être heureux il faudrait ne plus avoir de peine, est d'abord utopique bien sûr, mais aussi voudrait dire qu'il nous manque toujours quelque chose pour être complètement heureux... 

Or si je me dis que tout est là, juste là, quelque soit l'émotion qui m'habite dans l'instant, je commence à quitter mes peurs d'un futur où le manque pourrait advenir...

Bon ! Comme je le disais au début, plus facile à dire qu'à faire...mais j'aime bien l'idée qu'un jour prochain je pourrais accepter toutes mes émotions quelqu'elles soient sans lutte et sans peur...


vendredi 1 mai 2015

Mon corps me parle...

Mon corps m'appelle à la lenteur et à la douceur, et comme je peux le faire dans mon aujourd'hui, je me fais ce cadeau...

Même ma pensée se met dans ce mouvement, elle se tourne vers l'intérieur pour être à l'écoute de ma voix profonde, de mon intuition... Des appels se font entendre et il me faut trier, sentir ce qui me met en joie, patienter...

Je me sens proche de ceux qui souffrent dans leur corps, dans leur âme... Mon corps me fait mal par endroit et j'ai le sentiment d'avoir mal avec tous ceux qui sont touchés dans leur corps... Pour moi, ce n'est pas grave, c'est habituel, rappel à revenir dans un rythme lent... Mon corps m'immobilise, et je m'autorise à ne rien faire, sans culpabilité aucune... Si je ne le fais pas, je le paye d'une manière ou d'une autre...

Je connais cela par coeur... Et pourtant, j'ai le sentiment qu'il y a une leçon que je n'entends pas... Qu'est-ce que le mal vient me dire ? Je me sens sourde à quelque chose, mais à quoi ? Je sais que je suis la seule à pouvoir trouver ma réponse, que chacune, chacun est seul à pouvoir trouver sa propre réponse... Je ne baisse pas les bras... Je sais que je comprendrai un jour...

Je vais assister la semaine prochaine à une conférence sur : "Mon corps me parle, qu'est-ce que la maladie cherche à me dire"... Cela tombe bien... Des pistes ? Je verrai bien... J'avance avec confiance.

Mes cher(e)s Ami(e)s cheminants, joli week-end à chacune et chacun de vous. À lundi !