lundi 18 mai 2015

Pourquoi quand je me présente je dis ce que je fais et non pas qui je suis ?...

Je réfléchissais à comment me dire qui je suis sans me qualifier par ce que j'ai fait dans ma vie ou ce que je fais... Et bien ce n'est pas un exercice facile, tant j'ai l'habitude de me présenter en nommant ce que je fais ou ai fait...

Me dire qui je suis c'est me dire qui est mon être profond... 

Je suis une chercheuse de vie et de sens à ma vie. Souvent je me pose cette question : est-ce que ce tu choisis comme voie est une voie qui a du sens pour toi ? 

Je suis une bûcheuse et je ne lâche pas tant que je ne suis pas allée au bout...quitte à m'épuiser parfois... Cela ne concerne que les sujets qui me passionnent... Ah oui ! Je suis une passionnée et je peux m'exprimer avec véhémence sur un sujet auquel je crois...

Réfléchir à l'être sans fuir dans le faire... Cela me demande de rester avec moi et de chercher non pas les images de moi, mais le fond de mon être. 

Je constate que cela m'est vraiment difficile. Qu'est-ce que c'est que d'être ? C'est une présence à mon présent car finalement plus j'y réfléchis et plus cela me demande de chercher qui je suis ici et maintenant...

Et bien pour commencer cette semaine, je m'en pose des questions !!! Et oui Lady Bibi est aussi cela, en questionnement perpétuel...

Je vais continuer cet exercice de moi à moi, par pudeur probablement... Mais la question de pourquoi toujours se présenter par ce que je fais et non par ce que je suis m'intéresse et je vais l'approfondir, en osant me dire les qualités et les défauts de qui je suis, comme pour continuer le fameux "Connais-toi toi même" proposé par Socrate... 

Me connaître reste mon cheval de bataille et j'y tiens... À bon entendeur, je vous salue mes cher(e)s Ami(e)s cheminants !


vendredi 15 mai 2015

Regards, suite et fin...pour le moment...

Je prends de plus en plus conscience que mes regards sont colorés par mes projections, celles emmagasinées en moi de par mon histoire...

Le premier fruit de cette prise conscience, est un éloignement de la peur, et je ne l'aurais jamais imaginé... Mes peurs du regard de l'autre ont tendance à diminuer et une vraie paisibilité pointe le bout de son nez...que cela est bon !

Le deuxième fruit est un accueil plus doux de l'autre... Mes antennes restent ouvertes sur les relations qui me sont toxiques, car Lady Bibi n'est quand même pas une sainte... Mais de manière plus vaste, je me sens plus bienveillante pour moi et pour l'autre que je rencontre...

Ceci est un cadeau dans mon aujourd'hui, accalmie que je savoure, rechargeant mes accus pour la suite du chemin...

L'outil que j'utilise le plus, est celui qu'Olivier Clerc propose dans son livre "J'arrête de (me) juger" parmi la boîte à outils qu'il nous partage, et c'est : "prêter systématiquement une intention positive à autrui" lorsque j'interprète notamment son regard. 

C'est un outil précieux, qui imperceptiblement, depuis un an que j'ai effectué le parcours des 21 jours de ce livre, a modifié de manière durable et profonde, mes regards posés sur l'autre. 

Olivier Clerc rajoute de prêter à autrui deux interprétations contradictoires, à ma propre interprétation de ces regards... C'est devenu un jeu et je me rends ainsi très vite compte que ce ne sont que mes projections qui m'induisent vers ces suppositions...et çà Lady Bibi a bien compris qu'il faut aller retourner dans son histoire pour trouver la clé... Une gymnastique qui m'a rendue de plus en plus souple, sans empêcher de jolis craquements au passage...

Merci à Olivier Clerc et Miguel Ruiz réunis...avec le troisième des Accords Toltèques : "Ne fais pas de suppositions"... Et tout cela circule apportant une saine respiration sur mon chemin de vie... Gratitude !

Joli et doux week-end mes cher(e)s Ami(e)s cheminants, et à lundi.


jeudi 14 mai 2015

Regards, suite de ma réflexion...

Je continue ma réflexion sur les regards...pour m'obliger à avancer, pour me permettre de progresser... 

Un des cinq regrets que les personnes ont avant de mourir, est : "Je regrette de ne pas avoir eu le courage de vivre ma vie comme je le voulais et pas celle que les autres voulaient pour moi." (D'après le livre de Bronnie Ware, infirmière australienne qui a accompagné de nombreuses personnes en fin de vie)

Je mets ce regret en parallèle avec le regard. Un regard chargé d'attentes que d'aucun ont pu poser sur moi, et dont je me libère à petit pas... Si je regarde en arrière, je vois d'où je suis partie et je vois là où je suis aujourd'hui... Je suis fière de mon chemin parcouru... 

Il m'a fallu chasser les regards insatisfaits et durs qui m'ont tant peser, qui ont tant attaqué mon estime de moi... Il m'a fallu les remplacer un à un par des regards bienveillants, notamment par ceux de mon mari et de mes enfants... Cadeau immense que la vie m'a offert... Gratitude infinie...

C'est fou comme un enfant a comme regards bienveillants dans sa besace... Ces regards sont inconditionnels et gratuits... Je les ai dans ma mémoire tellement ils m'ont construite...

Mais j'ai eu la traversée à faire, et je l'ai faite... Je continue car j'ai encore des cours d'eau à passer... Mais j'ai plus confiance... Ma petite voix amie me rappelle que plus personne n'a le pouvoir de me faire faire ce que je ne veux pas faire... "Personne ne peut me blesser sans ma permission." nous dit Gandhi, y compris par le regard...


Mes regards sur l'autre qui vient vers moi, sont plus compréhensifs, je les adoucis sans cesse par des interprétations plus positives... J'accueille volontiers l'autre avec ses limites, en ayant moi-même tant et tant. "Je ne m’intéresse qu’aux qualités des gens. J’ai moi-même des défauts, donc je ne me permettrais pas de juger ceux des autres." nous dit encore Gandhi.

Et je termine mon billet de ce soir sur l'oeil du coeur, comme Jean-Yves Leloup nomme le regard, celui qu'il me faut développer, et plus je le ferai et plus je verrai celui que chacun(e) porte... 



mercredi 13 mai 2015

De quels autres je parle quand je dis : regards des autres...

Plus j'avance dans ma vie et plus j'ai besoin de me libérer du regard des autres... Mais de quels autres je parle ? 

Il y a les regards des inconnus dans la rue, dans le bus, chez le médecin, quand je fais la queue au supermarché, etc...etc...etc... Ce sont probablement les regards les moins chargés pour moi aujourd'hui car ils sont fugitifs, et j'ai appris à ne plus leur permettre d'entrer en moi... Mais par contre ils sont à vivre au quotidien...

Il y a les regards des gens que je côtoie dans mes activités journalières... Il y a ceux de mes ami(e)s à travers le temps et les années... Ces regards ont des hauts et des bas, et je les interprète au gré de mes humeurs du jour...

Il y a les regards de ma famille proche, il y a ceux de ma famille plus lointaine, avec leurs histoires, leurs blessures, leurs croyances...et le sentiment de connaître par coeur ce qu'ils veulent dire...les figeant dans le passé...

Il me semble que pour que je puisse aller vers plus de liberté, il me faut revenir à ce petit ego tyrannique qui est en moi. C'est lui qui fait que je m'accorde trop d'importance... Revenir à moi, tout simplement, dans un ni plus, ni moins... Une navigation risquée mais qui m'emmène à bon port...

Je ne suis ni plus importante qu'un(e) autre, mais aussi ni moins importante qu'un(e) autre... Toujours remettre les compliments et les critiques à leur juste place...

Cela ne m'empêche nullement de me nourrir de l'amour des miens, et de faire grandir mon estime de moi... Apprécier les cadeaux que la vie me donne sans que cela soit une nourriture après laquelle je pourrai courir...


mardi 12 mai 2015

Regards...

Mon regard sur moi, mon regard sur l'autre, le regard de l'autre sur moi, le regard des autres posés sur moi... Il y a ce que l'autre met dans son regard, il y a ce que je pense de ce que l'autre pense lorsqu'il me donne son regard... Oh la la ! Prise de tête !!!

Çà en fait des regards ! Ils sont si importants que certains regards donnent vie et d'autres tuent... Comment ne pas accorder à ces derniers regards du crédit ? Ils ne sont que le fruit de l'histoire de l'autre en face de moi... 

Je sais bien que ces regards m'en disent plus sur lui que sur moi... Mais je reçois encore certains regards comme des poignards, comme des jugements qui me condamnent... 

Cela m'appelle à cultiver mon regard comme on cultive son jardin, en l'élaguant, en lui enlevant, une à une, toutes ses mauvaises herbes, pour offrir à l'autre que je croiserai, un regard qui ne juge pas, qui reçoit l'autre pour ce qu'il est...

Et je vois que j'ai à d'abord me regarder inconditionnellement en me donnant ces regards d'amour, pour être moins vulnérable aux regards des autres, et pour aussi ne plus regarder ce que je regarde si souvent chez l'autre : tout ce qui fait son imperfection, alors que justement c'est là que se trouve le trésor de l'autre si je veux bien le rencontrer...

"Être libre c'est aussi ne pas agir en fonction du regard d'autrui" nous dit Frédéric Lenoir dans "L'âme du monde", voilà pour moi une invitation sur mon chemin de vie... Je la suis volontiers car elle me mène vers toujours plus de vie... 
Alors en avant Lady Bibi !!!



lundi 11 mai 2015

Vanité des vanités...comment me libérer du regard de l'autre ?...

"Vanité des vanités, tout n'est que vanité", nous dit l'Ecclésiaste dans la Bible... Une phrase qui me revient régulièrement en boomerang depuis de nombreuses années... Elle me sert de rappel lorsque j'existe en fonction du regard de l'autre posé sur moi... Fichu regard auquel je me conforme, interprétation que je lui porte, pouvoir que je lui donne... 

Et pourtant qu'est-ce que j'aimerais arriver à m'en éloigner, et ne donner cours qu'à ma propre pensée, qu'à mon agir en mon âme et conscience... Ce dialogue que de moi à moi... 

Que j'aimerais m'éloigner de la conformité, pour aller vers ma liberté d'être... Mais comment puis-je faire face à mes réactions réflexes, celles bien ancrées, ou plutôt bien apprises depuis l'enfance pour être acceptée des autres ?

Se libérer du regard des autres est-ce ne plus être "aimable" dans le sens digne d'être aimée des autres ? Je ne pense pas. Cela me demande de rester connectée à mon être profond, et là y'a du boulot !!! 

C'est une discipline, presqu'une ascèse... Je n'y arrive, par effleurements de temps en temps, que quand j'ai pu prendre plusieurs jours, en silence, calmes et dans la lenteur... La nature devient mon alliée... J'en écoute la pulsation de vie qui s'exprime à travers la brise du vent dans les feuilles d'un arbre, un écureuil qui passe prêt de moi, ou encore le chant d'un oiseau qui me met en joie... Et je me dis : que les animaux ont de la chance, ils se moquent bien du regard de leurs congénères ou des humains...

Je ralentis mon pas, et je me sens libre du regard des promeneurs que je croise... Je me dis qu'ils m'auront oubliée dans la seconde qui suit... Avec mon appareil photo, je prends les pauses que je veux pour pouvoir photographier ce que je souhaite, notamment au ras du sol, me retrouvant allonger ou accroupie... faisant fi de leurs oeillades... Un vent de liberté souffle alors sur petite Lady Bibi !!!

Et je me parle, pour m'autoriser à prendre ces pauses, pour me permettre de prendre mon temps... J'ai rencontré en moi, une petite voix sur qui compter... Elle me parle et me rassure... Le petit juge intérieur s'est carapaté, pour lui laisser de plus en plus de place, et c'est bon... Mon cheminement commence à porter de doux fruits... Je savoure... Et mon regard devient plus bienveillant sur l'autre... 

J'accueille... Et je suis pleine de gratitude... Merci la Vie !



vendredi 8 mai 2015

Mes pensées ne sont que mes pensées, ni plus, ni moins...

Nomadisme d'une lectrice dévorante de tout ce qui sort sur la connaissance de soi...c'est ainsi que je pourrais me qualifier... Je vous l'ai déjà partagé, et j'y reviens car cela fait partie d'un chantier auquel je continue à m'attaquer...

Je le questionne comme une fuite de moi-même, ou comme une non autorisation de pouvoir avoir des choses à dire... Seul ceux qui se sont fait un nom seraient autorisés à le faire, pourrais-je penser...

Et pourtant j'aime partager avec d'autres, apprenant ainsi à affiner ma pensée... J'apprends l'importance des mots, tout en sachant qu'un même mot même si il a un sens commun, peut être chargé d'une histoire personnelle... 

Est-ce que j'accorde de l'importance à ma propre pensée ? Une chose est sûre c'est que c'est un problème de moi à moi... Je suis la seule à pouvoir me donner cette autorisation ! Je n'ai à la quêter auprès de quiconque...

Oser, toujours oser...voilà la question... Vais-je oser ? Je commence, à pas de fourmi... Parler en "je" pour écouter le "je" de l'autre... 

Je me dois d'accorder du crédit à ma parole, toujours de moi à moi... Je n'ai pas à attendre de quiconque la reconnaissance de mon savoir, de mes compétences, de mes idées... Ce sont les miennes et en même temps ce n'est que cela, ni plus ni moins... 

Je n'ai pas à dépendre du regard de l'autre, ni de la critique, ni du compliment, car ce n'est qu'un avis donné et qui parle plus de l'autre que de moi... J'ai à faire mon bonhomme de chemin, ni plus, ni moins...

Allez Lady Bibi, on continue le chantier !

Joli et doux week-end Ami(e)s cheminants et à lundi !