mercredi 27 mai 2015

Quand lâcher le contrôle m'apporte plus de vie...

Je continue ma réflexion sur le contrôle. Ce fameux contrôle qui m'enlève de la vie à ma vie, car j'ai le sentiment que plus je m'y mets et moins je me sens vivante...

Quand je me laisse simplement happer par la beauté de la nature, en étant là, simplement là, je sens une espèce de confiance en elle, m'envahir... La vie me traverse, je me coule dans son lit, la douceur de vivre vient...

Cela me demande de réaliser tous ces moments, toutes ces situations, où je suis dans le contrôle...imaginant pouvoir maîtriser tous les malheurs qui pourraient advenir... 

Car pourquoi est-ce que je veux contrôler tout, pourquoi est-ce que je veux contrôler la vie de ceux que j'aime le plus dans ce monde ?... C'est bien parce que je m'imagine toute puissante et pouvant empêcher tout malheur s'abattre sur eux, sur nous...

Je réalise à quel point c'est un déni de la vie réelle... Une vie est faite de ces petits, moyens, grands bonheurs, et de ses petits, moyens, grands malheurs... Aucune toute puissance, aucun contrôle ne peuvent l'empêcher... 

J'ai le désir de saisir tous ces petits moments semés sur ma route où je peux juste voir la vie être, simplement... Quand je passe mon temps à vouloir contrôler tout, je passe à côté... Je le sais maintenant, je le vois plus... 

Rien ne me remplis plus que lorsque je suis dans l'être... Lorsque je suis dans le contrôle je suis plus proche de la tension, dans le l'hyper-vigilance, et là la vie m'échappe... Cela me vide et ne me comble jamais... C'est un puits sans fond...

Allez Lady Bibi, il s'agit plus de lâcher-prise que de tendre vers le contrôle... Mon corps, ce baromètre fiable et sûr, saura être plus détendu, et une bouffée de gratitude peut l'envahir...

lundi 25 mai 2015

Contrôle quand tu me tiens...

J'ai appris tout au long de ma vie à contrôler au maximum celle-ci et aussi la vie des différents membres de ma famille... Alors que je réalise que rien n'est contrôlable...

Il s'agit plus de laisser la vie me traverser que de vouloir la traverser en étant dans le contrôle permanent et épuisant... 

Et là je touche à une de mes difficultés les plus grandes. Que cela m'est difficile... J'ai été éduquée avec comme maxime, l'expression anglaise : "everything is under control" (tout est sous contrôle). Il fallait tout maîtriser pour ne pas se laisser maîtriser... Et en bon petit soldat, j'ai continué ! Personne ne m'y a obligée, je n'ai pas su faire autrement...

Illusion de croire que plus je contrôle et moins les hypothétiques catastrophes pourraient advenir ! Illusoire et vain ! Qu'il m'en a fallu du temps...

Perfectionnisme et contrôle les deux frères jumeaux ! Leur père étant mon juge intérieur ou est-ce plutôt un descendant direct ? Bref une vraie famille qui cohabite en moi et qui dialogue en permanence...

Zone d'ombre à mon tableau, pourrai-je me dire...mais ce serait leur accorder du crédit... Je crois qu'il était important de les démasquer, de les regarder comme étant mes colocataires que je dois reconnaître pour cesser de les suivre en permanence...

Je ne suis pas obligée de continuer à les héberger... Et je prends trois grandes respirations profondes pour les expulser de mes pensées, pour aller vers plus de confiance dans la vie...

Vouloir tout contrôler est un rêve illusoire, vivre et traverser mon existence, c'est comprendre que ces trois sinistres personnages que sont le Père Juge intérieur et les Frères Perfection et Contrôle, sont à expulser en douceur, mais qu'il me faut me séparer d'eux... Ils sont trop encombrants et énergivores... 

Et comme le dit si bien Le Docteur Christophe André à travers le titre d'un de ses livres : "Imparfait, libre et heureux", voilà un chemin où le vent de liberté peut souffler... Alors, Lady Bibi, on y va ?


Être moi-même en route vers la "Joie imprenable"...

Qu'est-ce qu'être moi-même signifie ou pourrait signifier dans mon cheminement personnel ?

La première chose à laquelle je pense, est le fait de ressentir un sentiment de joie qui me viendrait de mon être profond, et qui me dirait que je suis en harmonie avec moi, mais aussi avec le monde...

La deuxième chose serait de vivre des moments où je me sens unifiée... Quand tous les plans où ma personnalité s'exprime, comme ma vie personnelle, professionnelle, spirituelle...sont en lien et que je me sens la même partout...

Mais cela ne m'est pas suffisant ! Il me faut lâcher les masques, être dans la lenteur, m'écoutant plus que me courant après... 

J'ai le sentiment que par moment je suis vraiment moi-même, mais ces moments sont trop rares et trop fugaces à mon goût... 

Je suis tellement, encore dans le contrôle... Ah ! En voilà encore un de bien perché sur mon épaule, Môônsieur Contrôle (!!!) entre Monsieur le Juge et Monsieur Perfection...

Il faut que je rétrécisse leurs périmètres et que j'appelle Madame ma Grande Amie, celle qui a la voix si douce... et Monsieur Non-Jugement avec son bon regard bienveillant... à venir agrandir leur terrain, chez moi...

Être moi-même ne m'est pas chose facile... Il me faut encore mieux me connaître pour toujours mieux me respecter et mieux me dire pour que les autres que je côtoie, me respectent aussi... 

Lâcher le contrôle pour être plus proche de ce que je suis au fond de moi... Lâcher toutes ces couches qui alimentent mes masques, sans me permettre de rejoindre la joie profonde, celle présente en chacun(e) et qui ne peut nous être enlevée...

Allez Lady Bibi, on continue de partir à sa recherche, patiemment, avec douceur... Je la cueillerai bientôt de plus en plus, j'en suis persuadée...




vendredi 22 mai 2015

L'ennui, est-ce si ennuyeux ?...

Ma réflexion de ce jour se porte vers l'ennui... Je me vois mettre en place des stratégies pour éviter des plages d'ennui en me rendant à des rendez-vous médicaux, et comme très souvent, je prévois des moments d'attente. Et me voilà partie avec un sac rempli de choses pour éviter l'ennui : une revue, un livre, ma tablette, mes écouteurs pour écouter éventuellement musique ou podcast...

Et là cela me saute aux yeux...mon sac lourd sur mon épaule, m'interroge et je me dis de quoi est-ce que je me charge pour éviter tant ce redoutable ennui, et surtout cela me questionne sur la représentation que je m'en fais... 

Rappel probablement de moments petite où le temps me paraissait interminable quand je m'ennuyais... Et il y en a eu beaucoup, à l'école, chez moi...attente interminable de pouvoir vivre un jour vraiment et d'être libre...

Maintenant que je me sens dans cette liberté d'inventer ma vie, je reste habitée de ces vieux réflexes ancrés en moi, mémoire archaïque qui surgit comme cela, dans un sac pesant trois tonnes !!! 

Et pourtant je les aime ces moments où j'ai des plages horaires où je ne fais rien que d'être avec moi-même... J'aime ces moments où personne ne peut me solliciter et où je peux méditer, présente aux sons qui me ramènent dans l'instant, celui qui me rappelle que je suis là et juste là... 

Je m'en retourne chez moi et j'enlève un à un ces objets qui ont alourdis mon sac, me libérant par la même occasion de ce poids sur mon épaule, épaule où passent mon petit juge intérieur, puis ma petite voix amie...pas étonnant que j'ai mal de ce côté, cela devient trop lourd... Allez Lady Bibi ! Allège un max et sort sans sac, ni bon ou mauvais copain, juste toi dans la douceur de vivre... Si, si, tu peux !

Joli et doux week-end mes cher(e)s Ami(e)s cheminants et à lundi !


jeudi 21 mai 2015

Quand j'accueille le regard de l'autre qui m'est inconnu, l'inattendu d'un sourire peut advenir...

Fichus regards ou plus prêt de la vérité, ma fichue sensibilité à ce que je mets dans les regards des autres... Je suis dans un train et chacun vaque à ses occupations sans vraiment se préoccuper les uns des autres, et bien je m'observe et me rends compte que l'interprétation que je mets dans ces regards sur moi, sont essentiellement des interprétations de jugement... 

Je dialogue avec moi pour calmer ces interprétations fausses pour la plupart, et je me vois aussi me dire : quand bien même ce serait ce que les autres pensent, mais franchement, est-ce que cela peut me pénétrer au point de me blesser ? 

Comment se fait-il que je puisse accorder de la véracité à ce qui peut être pensé par d'autres ? Il me faut me répéter encore et encore, car fragilité oblige, j'en suis là parfois, reste de cicatrices encore à fleur de peau...

En prendre conscience fait partie de ce chemin, que je suis sans concession, tout en me prenant avec douceur... Patience et confiance me revenant comme un leitmotiv pour me calmer intérieurement, ne me mettant aucune pression et sans me juger... Je n'en rajoute pas...

Cela me fait penser à mon ego, égotique et égocenté... Bouffeur d'énergie et de temps de vie... Petit ego tout petit et si envahissant... Le combattre pour ne pas le suivre, pour ne pas me faire avoir par ses chants fascinants et qui me détourne de mon moi profond... Allez ouste...du balai ! Lady Bibi a besoin de respirer sans toi !

Me répéter que les jugements que je mets dans les pensées de l'autre, ce ne sont que celles que j'ai sur l'autre...les voilà les zones d'ombre...pas joli joli...

Et en même temps, un peu plus tard, dans un autre train, je me vois accueillir après que le passager en face de moi m'ait marché sur les pieds, en pouvant sourire et rencontrer ainsi le regard de l'autre... J'ai pu aussi, ne pas souffler parce qu'un enfant pleure, mais me dire qu'est-ce que ce petit traverse... Croiser dans un RER bondé le regard d'une femme face à moi et échanger un sourire... Les regards deviennent communication et je peux ainsi aimer les êtres humains sur ma route !!!

Quand je quitte mes interprétations, alors je découvre la beauté de l'autre que je croise... Je dois refléter à ce moment là, quelque chose qui montre que je suis dans l'accueil, et oui l'inattendu de la rencontre peut se faire, l'autre me surprend, m'ouvre à un univers plus vaste, et les peurs s'envolent... J'aime cela !



mercredi 20 mai 2015

Réflexions sur la quête spirituelle...

Je viens d'écouter la dernière émission de Mes Sages de Vie de Richard Feyderman, en podcast. Il y interview avec deux auditrices, dont Myriam Morisseau de Rezozen, Alexandre Jollien. 

Myriam a eu la gentillesse de lui poser une question que j'avais préparé à son intention : pouvons-nous effectuer un chemin spirituel sans l'accompagnement d'un maître ? La réponse d'Alexandre fut que oui, puisque notre maître doit être intérieur. Mais il rajoute, que c'est une chance de rencontrer un "ami dans le bien" qui est plus avancé, et qui prêche par l'exemple, et qui aide à cheminer.

Mon appel aujourd'hui est d'aller vers cette intériorité et c'est vrai que cela n'est pas facile. Ne pas me fuir pour descendre au fond du fond de moi-même, comme je vous l'ai souvent partagé, est rude et parfois même "flippant"...

Il est des lieus difficiles à visiter, et la fuite m'est alors une route plus facile à emprunter ! Les hauts et les bas de ma vie intérieure, font partie de ma réalité. Et rester en présence de ma feuille blanche, me confronte à ce que je peux ressentir face à cette quête...

Alexandre Jollien a évoqué à plusieurs reprises, le fait que tout être humain a au fond de lui un endroit qui est resté intact, sans les blessures laissées par les traumatismes traversés... Je le ressens aussi, sans parvenir à y descendre longtemps... Effleurement, effet fugace d'une paisibilité sans réussir à m'y poser (ou pauser !) longuement...

Je ne m'y accroche pas, sans regretter de ne pas y arriver, me disant que c'est ce chemin qui m'enseigne et qui est une leçon de vie en soi... Patience ! Me donner le temps...temps qui d'ailleurs ne compte pas alors... Cela EST et c'est simplement comme cela que mon chemin se passe...

Merci à Richard Feyderman pour cette émission qui nous montre un Alexandre attachant et en quête authentique de son chemin spirituel ! Merci aux deux acolytes de Richard et particulièrement Myriam ! Je vous invite à écouter cette émission.



mardi 19 mai 2015

Je deviens de plus en plus, ma propre référence...

J'ai lu ce matin, un article de Diane Gagnon, où elle suggère que nous devenions notre propre référence. Cela a fait écho chez moi, à mes échanges de la semaine dernière sur les regards...

Devenir ma propre référence c'est, me semble-t-il, me préoccuper de mes propres regards sur moi, sans vouloir correspondre aux regards des autres. C'est affiner de plus en plus quels sont mes appels profonds, pour les respecter et y accéder...

Cela me demande de guérir une à une mes blessures, pour cesser les projections sur l'autre, ou leurs répétitions... C'est là que je m'éloigne de la nécessité de correspondre aux attentes des autres sur moi, pour aller vers moi-même.

Je sors de la position de victime de l'autre, pour être de plus en plus actrice de la vie que je souhaite... Je suis persuadée de cela. Il me reste de vieilles blessures non cicatrisées. Je connais leurs origines. Je sais aujourd'hui, que je suis la seule à pouvoir travailler dessus et arrêter de me sentir victime. 

C'est un sacrément long chemin, que je parcours un petit pas après l'autre. Et que c'est bon de ne plus dépendre de ceux qui m'ont blessée... Un lien à eux que je romps un à la fois... Comme dit Boris Cyrulnik, je ne suis pas responsable de ce que l'on m'a fait, mais par contre, je le suis de ce que j'en fais... Et cela est capital pour moi... 

Je me permets d'être qui je suis, même si il reste encore des zones inconfortables pour moi... Comme par exemple cesser d'être celle qui donne sans cesse, pour me donner moi-même ce dont j'ai besoin, sans attendre une quelconque personne hypothétique, qui me donnerait la permission... 

Mais pas facile de quitter une identité reconnue et que je me suis forgée auprès des miens... Et pourtant ce ne sont pas eux qui me la colle cette identité, c'est moi et moi seule... 

Encore une lecture qui me permet de voir que je ne suis pas dans cette situation, victime mais actrice... Donc je peux décider de changer et c'est mon souhait... Je peux écrire ma propre pièce de théâtre et m'attribuer le rôle que je décide d'incarner...

En avant Lady Bibi ! Un nouveau jour, chaque jour, s'ouvre devant moi ! Il devient mien de plus en plus ! Et c'est bon !