lundi 8 juin 2015

Accepter de traverser mes émotions désagréables..

Apprivoiser mes émotions désagréables...et oui j'y reviens encore, et j'y reviendrai sans aucun doute...tellement le chemin est ardu...

Une émotion désagréable est une émotion que je repousse sans cesse, ou contre laquelle je me défends bec et ongle, tellement je ne souhaite pas la vivre... J'aimerais dire : çà c'était avant... Mais je sens bien que parfois je comprends qu'il ne s'agit que d'accepter de la traverser, ou de se laisser traverser par elle... Et d'autres fois je refuse carrément l'obstacle, je me révolte, je projette sur l'autre ma contrariété forte... Bref je suis submergée...

Apprivoiser, voilà le bon mot... Comme on apprivoise une bête sauvage, comme le Petit Prince quand il apprivoise le renard... Il s'agit vraiment de m'approcher doucement de ces émotions désagréables, de les appeler par leur nom, de leur dire que je les accepte comme des colocataires qui logent chez moi...

Elles existent, elles cohabitent en moi avec tout le reste...un joyeux monde qui peut crier ou chanter, qui peut heurter ou adoucir, qui peut me donner de l'énergie ou m'en enlever... Il me semble que tout a du sens, à moi de leur trouver ce sens, à moi d'en profiter pour apprendre d'elles les secrets profonds de mon être...

Ce matin j'ai vécu une occasion d'exercice édifiant pour moi. J'avais un rendez-vous médical de routine avec un médecin que je voyais pour la première fois. J'ai eu le sentiment d'être une machine dont on faisait la révision et je n'ai pas senti de chaleur humaine. Cela a duré vingt minutes, montre en main... J'ai entendu un discours poncif d'un médecin dans sa toute puissance... J'en suis sortie sonnée...

J'ai senti que j'avais le choix : soit je donnais pouvoir à ce médecin et je m'effondrais en pleurs, soit je lui renvoyais ce qui lui appartenait et je ne lui accordais aucun droit sur ma santé et sur vie... La frontière fut ténue... Jusqu'à maintenant c'est le premier scénario qui se déroulait et je passais des jours à ressasser... 

Pendant l'examen médical, j'ai senti dans mon corps un espace qui m'appartenait en propre et je n'ai pas permis à ce médecin d'y entrer... Ce fut fugace mais la mémoire m'en est revenue après... C'est cela qui m'a permis ensuite de choisir le deuxième scénario...

Merci à ma sophrologue qui m'avait enseigné un exercice à travers deux mouvements que j'ai fait aussitôt rentrée chez moi. Le premier pour rompre avec ce qui venait de se passer et je me suis vue dire : je renvoie à ce médecin ce qui lui appartient. Le deuxième fut de faire volte face et de me remplir de l'amour des miens et de celui que je me porte...

Incroyable occasion de grandir en traversant une émotion hyper désagréable, de ne pas fuir, et ensuite de faire ce qui était en mon pouvoir pour mon propre bien...

Gratitude à ce médecin ! Gratitude pour cette belle leçon de vie !




J'ai besoin de progresser pour exprimer les choses négatives...

Il m'est nécessaire d'exprimer les choses difficiles afin que je puisse rester dans des rapports authentiques avec les personnes que je côtoie. C'est un désir que j'ai d'entretenir ce type de rapports avec l'autre. 

Il est des relations que je fais le choix de ne pas entretenir. Ceci est un choix important pour moi, et j'ai le sentiment d'avoir fait un peu de ménage, et de continuer régulièrement à enlever la poussière de quelques relations occasionnelles que je ne cherche pas à poursuivre.

Tout le monde ne comprend pas le choix que je fais, j'en suis consciente mais pas responsable. Ma responsabilité, elle se trouve dans les choix que je pose dans le souci de me respecter, et bien sûr sans vouloir blesser quiconque.

Il me faut apprendre à faire des phrases courtes pour dire ces fameux "non" nécessaires et aussi pour oser formuler ce que je ne veux pas ou encore des observations qui seraient négatives.

Au cours de ce billet, je vous confie ma difficulté à exprimer les points négatifs, étant entendu que je ne rencontre pas ce genre de difficultés face à l'expression des points positifs... Je commence très souvent par les dire car il me semble important lorsque l'on entame un dialogue constructif, de commencer par cela pour apporter la reconnaissance de tout ce qui va bien. 

Ensuite viennent le partage sur ce qui va moins bien. J'ai moi-même besoin qu'on me dise si quelque chose que j'ai dit ou que j'ai fait, a blessé l'autre. Prendre conscience que l'autre est vraiment autre, comprendre comment il fonctionne qui est parfois si différent de mon fonctionnement, nécessite de mettre des mots dans le respect de chacun...

J'ai souvent dit à mes enfants, on a le droit de ne pas être d'accord, on a le droit d'être en colère...mais on n'a pas le droit de s'insulter, ni de se battre... Les émotions, les différences sont légitimes, c'est à leur expression qu'il faut porter de l'attention...

J'ai énormément progressé en famille, avec ceux dont je suis sûre que je ne perdrais pas leur amour... Pourquoi cela cale encore avec les autres ? 

Débordement d'émotion où tout s'emmêle, comme une danse trop rapide qui m'emmène vers la chute... J'ai d'ailleurs le sentiment d'être happée dans un tourbillon où je ne maitrise plus grand chose, sauf quand je me tais, et là c'est contre moi que je retourne l'épée, celle qui blesse à coup sûr et qui verrouille la parole... 

À suivre...



dimanche 7 juin 2015

Les choses négatives à dire...une grande difficulté pour moi...

Je me suis vue me confondre dans les méandres d'un préambule trop long et plein de circonvolutions, parce que j'avais une chose négative à dire au cours d'un bilan de fin d'année dans un groupe.

J'avais d'abord donné les points positifs que j'avais ressentis, et en guise d'introduction au point négatif, j'ai dit avec insistance, que cela n'était que ma manière de l'avoir vécue, que cela ne remettait pas en cause la valeur de ce que faisait ce groupe, ni la valeur des personnes, etc, etc, etc... Me confondant presque en excuses de ce que j'allais dire...

Je me suis rendue compte que cela parlait plus de ma manière de réagir à une remarque négative, que de ce que le groupe allait ressentir en face de ma remarque... 

Que cela m'est difficile d'exprimer une chose négative à quelqu'un ! Et pourtant je sais que c'est nécessaire... D'abord parce que c'est utile pour faire avancer les choses, et aussi du fait que je garde en moi la frustration de ne pas avoir pu dire et je bouillonne... Il me semble qu'il y a une manière juste pour l'exprimer. 

Il y a un entre deux que je n'arrive pas à trouver... Je suis dépassée par une émotion que je n'arrive pas à qualifier... J'ai le sentiment qu'il y a une peur qui est sous-jacente. 

Peur de quoi ? Peur d'être rejetée ? Peur d'être critiquée ? Ce qui me revient comme souvenir, c'est qu'enfant, lorsque j'exprimais une critique, la réponse qui m'était souvent faite était : "mais tu t'es vue toi, tu me dis cela, mais toi tu...tu...tu...", tous ces "tu" qui tuent qui m'étaient renvoyés comme une rafale de mitraillette, alors que j'aurais eu besoin qu'on m'entende dans ma difficulté du moment... Je parlais de mon moi de petite fille et on me répondait par un moi adulte qui ne supportait ce qu'il considérait comme une attaque.

Je peux y voir comme une espèce de cercle vicieux, parce que l'adulte qui me renvoyait cela, avait lui même été un enfant à qui on avait probablement fait vivre la même chose... Il n'avait pas su sortir du mode attaque-défense, car enfant on ne sait pas se défendre d'un adulte, et on emmagasine en soi, un ressentiment qu'on ne peut que taire...

Et bien, je me rends compte que je continue ce pacte en étant encore en difficulté pour exprimer le négatif... Que je ne sois pas à l'aise, c'est normal. Par contre ce qui me met le plus en difficulté c'est l'excès de l'émotion qui m'envahit pour le dire... Du coup quand je me lance, j'en dis trop, comme une vanne que j'ouvre et qui se déverse brutalement... Un peu comme si j'en profitais pour dire tous les aspects négatifs, que j'ai gardés en moi, que j'ai retenus de dire jusqu'alors... Et c'est en cela que ce n'est pas ajusté...

Et bien voilà du boulot pour Lady Bibi ! Un merci sincère à ce temps en groupe qui me permet de mettre le doigt sur un problème récurent que je rencontre, et sur lequel j'avance...toujours à pas de fourmi...mais cela ne peut se faire qu'ainsi...



jeudi 4 juin 2015

Comment mettre plus de légèreté dans ma vie ?...

Pendant que je me promenais pour faire des photos, j'ai observé quelques canards, cannes, poules d'eau, cygnes et autres volatiles voguant au bord de l'eau... La réflexion qui m'est venue est : quelle chance ils ont les animaux de pouvoir être complètement dans l'instant présent, se laissant couler dans une douceur de vivre innée en eux...

Ils ne se préoccupent ni d'hier, ni de demain, ils sont juste là... Bien sûr je ne suis pas dans leurs têtes, mais en général, ils ne font ni réserves, n'ont pas de domicile fixe, et suivent leurs instincts, autre terme pour nommer l'intuition des animaux...

Ils n'ont pas à se préoccuper des autres animaux à l'autre bout de la terre, et la prise en charge de leurs petits est très limitée dans le temps...

Tout cela pour vous dire que parfois j'ai le sentiment de porter le poids du monde et de mon petit monde, sur mes frêles épaules...et j'enviais un instant leur légèreté d'être, sans pour autant renier quoique ce soit de ma vie...

Légèreté... Comment en apporter plus dans mon quotidien ? That is the question... Comment déposer les valises un instant, pour être là et juste là, sans obligation d'être autre que moi-même ? 

Personne ne m'oblige à faire quoique ce soit, mais c'est ce conditionnement de mon cerveau, ce formatage pour toujours être dans le don, qui vient me tirer l'oreille régulièrement... J'ai avancé pour ne pas suivre systématiquement cette petite voix qui vient me susurrer des mots chargés de jugement et dans le but de me culpabiliser...

Il m'a fallu du temps pour débusquer cette voix et lui en opposer une autre, beaucoup plus bienveillante et chargée de compréhension et de douceur... Toujours un pourparler qui me sert de dialogue intérieur, dont ma voix amie prend de plus en plus le dessus...

Bon, le programme dont je vous ai parlé avant hier, est en cours... Et il est d'autant plus d'actualité pour aider Lady Bibi à rester dans son présent, en toute légèreté...

Doux week-end mes cher(e)s Ami(e)s cheminants et à lundi.

 

Mantras pour ancrer en moi ce que je veux vraiment comme vie...

C'est incroyable ce qu'il faut que je me répète mentalement, comme on répète un mantra, des phrases qui me construisent petit à petit... Je pense à : m'aimer d'abord pour mieux aimer les autres, me respecter, m'apporter de la douceur...

Je sais que j'y crois profondément, mais il me faut du temps pour l'intégrer, le vivre vraiment... Vivre ce que je crois bon pour moi, croire en ma capacité à progresser dans l'intégration, pas à pas, de ce programme comme on reprogramme un ordinateur...

Je vois les pas de fourmi que je fais, mais au bout du compte, ajoutés les uns aux autres, cela forme des pas de géant... Le temps est mon allié, et je me fais le cadeau de me le donner... 

La douceur de vivre que je m'accorde, chasse les énergies négatives emmagasinées, je reprends des forces... Je m'offre cette pause dans un oasis paisible, comme une bulle de réconfort...

Je me suis demandée si j'avais le droit de dire ce en quoi je croyais, alors que je n'arrive pas toujours à le vivre complètement... Ce qui me vient aujourd'hui, c'est que la force que me donne ma parole quand j'ose la dire, me met en route... Quand je regarde en arrière, c'est comme cela que j'ai initié les changements que je voulais pour ma vie...

Je rame, je me bagarre avec mes résistances, mais finalement ce en quoi je crois profondément, reste et je persiste pour l'installer dans mon quotidien... La place de ma méditation en pleine conscience, en est un bon exemple, mais pas que...

Mes idées sont mes idées, ce ne sont que les miennes... J'ai le droit de les penser, personne n'a enfilé mes chaussures pour connaître mon parcours, et je ne connais pas non plus celui de  l'autre... 

Le respect pour moi et le respect que j'ai de l'autre sont en pleine croissance, et c'est parfaitement imparfait et parfait à la fois...



mercredi 3 juin 2015

Mes voleurs d'énergie et de temps : mon mental et l'immédiateté...

J'ai le sentiment qu'une partie du temps qui m'est donné chaque jour, me file entre les doigts. Ma grande difficulté réside dans le fait d'avoir du mal à être en pleine conscience minute après minute, quel dommage !

Quand je suis dans le faire, (et il faut bien que j'y sois pour que les choses se fassent !!!) mon mental est rarement présent à ce que je fais... Il est dans les autres choses à faire, il est dans le futur, ou il ressasse parfois le passé, 

Ce mental est mon voleur d'énergie le plus actif... Il me laisse peu de répit... Il épuise mes forces vives... 

Un autre voleur d'énergie est : ma propension à répondre dans l'instant à toute sollicitation extérieure, telle que le téléphone, les mails, les sms, et autres variantes modernes de l'appel à l'immédiateté...

Par rapport à mon mental j'ai mis en route depuis quelques années, une méditation quotidienne en pleine conscience. Mais je n'ai pas encore su la rendre prioritaire dans mon emploi du temps, et toute perturbation ou tout imprévu, me fait choisir de déroger à ce moment de présence à mon présent... 

Me nourrir en pleine conscience, marcher en pleine conscience, dialoguer en pleine conscience...des prises de conscience !!! J'avance à pas de fourmi pour les vivre de plus en plus, et de mieux en mieux... Le chemin est immensément long, mais je suis persuadée que je suis sur le bon.

Par rapport à mon deuxième voleur d'énergie, et de temps aussi, c'est "himalayesque" pour moi... Cela me demande de quitter ma toute puissance, dont je vous ai déjà parlé, de sauveur de "mon" monde !!! 

Cesser de répondre à l'immédiateté dans laquelle les nouvelles technologies me mettent, va relever d'abord d'une décision. La première est de m'obliger à finir ce que je suis en train de faire avant d'y répondre. 

La deuxième est de m'occuper vraiment de moi durant les deux mois qui viennent. Pour cela il me faut respecter mes besoins en commençant par me les nommer clairement... 

Bon ! Mes cher(e)s Ami(e)s cheminants, maintenant il n'y a plus qu'à !!! Je vais me faire un pense-bête joli et doux pour m'accompagner, car Lady Bibi sait que accompagnée par la douceur elle peut tout affronter !!! Donc voilà un beau défi pour elle... 

Sainte Douceur et Saint Réussite de Défi, priez pour my Lady Bibi !!!






lundi 1 juin 2015

Appel à devenir de plus en plus "auteur de ma vie"...

Dans la citation que j'ai publiée ce matin, Frédéric Lenoir nous dit : "Nous sommes appelés à devenir l'auteur de nos vie". Un appel... 

Quand je me sens l'auteur de ma vie, la joie est au rendez-vous. Mais ces moments me semblent trop rares. Comment puis-je augmenter ce sentiment ?

En me plaçant de plus en plus comme actrice, comme responsable de ma vie et en allant vers plus d'autonomie... Et oui, même si je suis adulte dans la force de l'âge, j'ai la possibilité de continuer à progresser !

La facilité me fait déléguer, notamment à mon conjoint, un certain nombre de responsabilités. J'aspire à explorer ces lieux afin de récupérer de l'énergie, celle qui peut augmenter en moi lorsque je ressens ma capacité à m'assumer. 

Cela n'élimine pas le fait de continuer à vivre en couple, au contraire cela enrichit ma relation en la libérant d'une dépendance pour gagner en liberté. S'aimer sans se confondre, toujours un appel vers un chemin de progression...

Un autre aspect de ma vie où le chemin est ardu pour en devenir de plus en plus l'auteur, est d'avancer encore plus loin dans ma capacité à dire de vrais "oui" et aussi de vrais "non". Il me faut me donner le temps pour savoir trouver en moi la réponse. La joie, toujours comme baromètre infaillible, doit me guider...

Mes signaux intérieurs, toujours présents en moi, peuvent m'indiquer la direction à prendre. Encore faut-il cesser de me précipiter à répondre, écoutant plus la sollicitation de l'autre, que mon besoin propre...

 Un mélange de désir de plaire et d'être aimée, une difficulté à entendre le déplaisir ou la déception de l'autre, me croyant encore, que je suis responsable de ces derniers. Combien de fois faudra-t-il me dire que je n'ai aucune responsabilité dans l'histoire de mon prochain, lui laissant la liberté de l'intégrer comme étant sienne et non mienne.

Et je me sens pleine de gratitude face à la manière où la Vie me met sur ma route de quoi devenir de plus en plus l'auteur de ma vie...