lundi 1 décembre 2014

Mes croyances, qu'est-ce que c'est ?

J'ai le sentiment aujourd'hui d'être à un moment de ma vie où j'ai à questionner mes croyances. Qu'est-ce qu'une croyance ? C'est comme une série de préceptes intérieurs qui me dirigent dans ma vie, qui me viennent souvent de mon histoire dans l'enfance et que je n'ai pas interrogé jusqu'à présent. Comme le dit Miguel Ruiz, c'est une loi intérieure qui s'impose à moi. 

Depuis quelques années je commence à les interroger, pour voir celles que je souhaite garder comme me rendant vivante, et je souhaite interroger celles qui me plombent, ne me donnent aucune joie et me restreignent dans ma vie. 

Une de mes croyances tenaces est mise à rude épreuve en ce moment, et j'accepte de faire le chemin pour la bousculer... "Pour réussir sa vie il faut faire de solides études"... Je ne cherche pas à polémiquer sur ce sujet, je fais juste part d'une croyance que les circonstances de ma vie, viennent interroger.

D'où me vient cette croyance ? Me donne-t-elle plus de vie ? Ai-je le droit de l'imposer à l'autre, notamment en tant que parent ? Quand ma croyance touche à la peur du manque, la peur de l'abandon, mes peurs en général ? 

J'en viens à penser que mes croyances et mes peurs sont intimement liées... Il me faut les débusquer et les apprivoiser encore, et encore...

J'ai commencé le chemin et je le continue... Et vous quelles sont vos croyances ?




samedi 29 novembre 2014

Quand l'autre projette ses peurs sur moi...

Je viens de vivre un don généreux offert sans générosité... J'ai eu le sentiment de recevoir un double message qui me met dans un état confus et de colère... J'ai vécu ainsi une situation paradoxale vécue des milliers de fois.

Tiens, une colère me suis-je dit après un premier mouvement très court de verbalisation colérique, en me souvenant de la phrase de Frédéric Lenoir publiée cette semaine sur ma page Facebook ! 

J'ai ensuite visualisé une paroi en verre qui m'entourait et empêchait de faire pénétrer ce que l'autre me renvoyait de lui, et me permettait ainsi de lui redonner ce qui lui appartenait. J'ai ainsi dit non et je me suis senti mieux.

J'ai pu éloigner le jugement que je pouvais avoir de cette personne, pour comprendre qu'elle n'avait fait que parler de ses peurs, de ses angoisses et que je n'y pouvais rien. J'ai eu à vivre les projections des peurs de l'autre, et je l'ai compris...

Cela me fait du bien de le mettre en mot, car je vois le chemin parcouru et je comprends que je peux me protéger et ne plus me sentir victime de l'autre... Son histoire lui appartient, je ne la juge pas, je retourne dans la mienne et je continue le chemin... Merci la Vie !

 

vendredi 28 novembre 2014

Fameuse question que la peur, que me dit-elle de moi ?

La peur, comment puis-je la vivre ? J'ai d'abord besoin de l'identifier. D'où vient-elle ? "Bénir, tout simplement" a publié un texte de Byron Katie. J'ai été touchée par la question que celle-ci nous dit de se poser quand on est confronté à une situation qui nous fait peur : trouver la croyance qui est au coeur...

Et là je vais toucher du lourd chez moi... "Besoin de sécuriser l'avenir, car le pire peut arriver", en voilà une bien en béton de croyance... Cela touche au contrôle et la vie m'a appris que tout n'est pas contrôlable. Il me faut revenir dans l'aujourd'hui, dans la puissance du présent... 

J'ai le sentiment que sur la survenue de la peur, je ne peux rien, par contre qu'est-ce que j'en fais ? Je décide de ne pas monter dans le train de la peur, comme de ne pas monter dans celui de mes pensées qui créent un pays imaginaire.

Cela ne se fait pas sans lutte ! Cela ne se fait pas sans me poser la question : as-tu raison de quitter ta croyance ! Mais justement, j'ai compris que c'est une croyance, ce n'est pas LA vérité... Je n'ai plus envie de la suivre, donc je l'abandonne par choix.

J'avance de trois pas, je recule de deux, je re ´avance de quatre, et ainsi de suite jusqu'à ce que je retrouve un équilibre, le calme vient toujours après la tempête...

La vie me présente une situation à vivre comme un exercice. Un exercice pour grandir dans la confiance, voilà comment je le comprends.

Je vous partage comment je vis cela, et ce n'est qu'un témoignage. Je me sens petite et humble face à cela. La vie me réserve des surprises pour avancer vers plus d'humilité et de respect de l'autre...




 

jeudi 27 novembre 2014

Mon esprit ce soir est encombré par une nouvelle que je viens d'apprendre et qui me préoccupe beaucoup. C'est l'occasion pour moi de le vivre comme un exercice.

Après un premier temps d'une heure environ, ce fut un peu panique à bord. La peur, l'angoisse même sont venues. J'ai accepté de me voir partir dans ce premier état, sans me juger. Puis ce fut le moment de la raison. J'ai pu dire mes peurs face à cette situation, prendre le temps d'écouter ce que l'autre m'exprimait, lui donner le droit de faire ce choix. 

Et puis le calme en moi est venu. J'accepte que l'autre soit autre, qu'il fasse ses propres choix... Ce n'est pas évident quand c'est son enfant...

Ne pas le juger, ne pas me juger, avoir confiance dans la puissance de la vie qui se fraye à travers tout ce qui s'ouvre pour la laisser passer...




mercredi 26 novembre 2014

Les ruminations...

Aujourd'hui j'ai pensé au fait que ce que l'autre peut me dire de sa vision des choses, ou des remarques à mon encontre, tout cela parle de lui. Cela me permet de souffler un bon coup et de me dire que cela m'aide à ne pas me laisser embarquer dans l'enchainement de mes ruminations intérieures... 

Parce que ruminer toute seule dans mon pays imaginaire, çà j'ai beaucoup pratiqué. Je connais par coeur le mécanisme et à moi de le laisser rouiller... 

Je réagis beaucoup plus vite quand le doux chant des sirènes m'appelle aux pays des ruminations... Je me dis "non" intérieurement et çà marche... Je n'ai plus envie d'entretenir en moi toute cette énergie négative.

Par contre ce qui m'intéresse c'est de comprendre quelle partie de moi est touchée pour aller ruminer ainsi. Mon petit ego a peur d'être seul, isolé, rejeté, mal aimé ? Sans doute... A moi de le rassurer, le dorloter, le cajoler... 

Et il y a les moments où je repars dans ces ruminations, instants plus courts de rechute, quand je n'ai pas suffisamment pris de temps de calme et de ressourcement... Je le sais et cela me demande d'être vigilante. Et cela n'est pas toujours évident.

Le Père Guy Gilbert disait qu'il lui fallait partir une semaine en retrait du monde à un rythme très régulier, toutes les six semaines je crois, pour se retrouver avec lui même et dans le calme, prier. J'ai ce même besoin d'alternance de moments où je me retire dans ma grotte silencieuse, pour ensuite retrouver le monde...

Apprendre à toujours mieux me connaître... Et quand je me respecte dans mes besoins, j'ai mieux et plus à donner...

Je termine avec un extrait du blog de Christophe André : 
"Pour savoir si nos réflexions sont des ruminations, il y a trois questions à nous poser : 
1) Depuis que je songe à ce problème, est-ce qu’une solution est apparue ?
2) Depuis que je songe à ce problème, est-ce que je me sens mieux ?
3) Depuis que je songe à ce problème, est-ce que j’y vois plus clair, est-ce que j’ai plus de recul ?

Si la réponse (honnête !) à ces trois questions est « non », alors c’est que je ne suis pas en train de réfléchir mais de ruminer." Un bon truc ! Merci M.André !
 


mardi 25 novembre 2014

Blessure volontaire, blessure involontaire... Que puis-je faire ?

"Ne blessez personne et ne vous laissez pas blesser" nous dit le conte que j'ai publié ce matin sur ma page Facebook...

Il me semble que c'est un rappel que nous sommes acteurs de nos vies. Si je me laisse blesser sans le dire, c'est que je l'autorise à l'autre de le faire. 

En même temps il me semble, qu'il ne faut pas confondre la blessure volontaire de celle involontaire.

Dans le cas d'une blessure involontaire, ce qui m'aide c'est de chercher pourquoi ce que l'autre me dit ou fait, me blesse. Souvent il s'agit d'un lieu en moi qui n'a pas cicatrisé et je me demande que puis-je faire pour prendre soin de cette partie de moi. L'écouter d'abord, réaliser que je suis blessée, et ensuite si je peux faire quelque chose pour aller mieux, le faire. L'autre n'est pas responsable de ma blessure. Souvent elle appartient au passé, parfois lointain... Si je n'en donne aucun sens à l'autre, il ne peut comprendre ma réaction et c'est là que je peux "siffler" comme dans le conte et donner les éléments nécessaires pour que l'autre agisse en conséquence.

Dans le cas d'une blessure volontaire, c'est à moi de dire non, je ne te permets pas de me dire ou faire cela. Cela demande là aussi de se nommer ce que nous ne voulons plus, pour prendre conscience de ce qui se passe et ensuite dire NON... Je ne veux plus cela pour moi. 

Comme j'en ai déjà parlé ici, il faut progresser dans le "s'aimer mieux" pour ne pas accorder de crédit à ce qui nous est dit. Si nous sur-réagissons, peut-être qu'on peut se poser la question de : n'y a-t-il pas en moi, une partie de moi qui croit et pense cela de moi... Sinon nous pourrions renvoyer à l'autre : "c'est ce que tu crois, mais je ne pense pas comme toi". Cette phrase m'aide beaucoup. 

Lady Bibi est dans la même barque que tous ceux qui cheminent, et les progrès se font un pas après l'autre... Gratitude pour ce chemin qui m'enseigne et me permet de continuer à grandir...




lundi 24 novembre 2014

A propos de nos émotions et de nos pensées".

Je reviens sur l'extrait du livre de Frédéric Lenoir que j'ai publié ce matin. A propos de nos pensées et de nos émotions. 

J'ai le sentiment que nos pensées et nos émotions adviennent et nous pouvons les utiliser pour apprendre sur ce qui nous touche, ce qui nous fait réagir... Il ne faut pas les juger, elles sont tout simplement. Elles ne sont à ce stade ni bonnes ni mauvaises. Elles  existent. 

C'est pour moi des signaux que j'ai appris, et que j'apprends encore à décoder. J'ai travaillé, et là aussi, j'ai encore à travailler, les émotions qui me posent problème. La colère, l'émotivité, la timidité... 

Et avec le temps j'ai aussi appris à composer avec. Ces émotions font que je suis celle que je suis, avec mes spécificités. 

Je pense aujourd'hui qu'il ne me faut pas craindre mes émotions. J'ai le droit de les avoir. Par contre je suis responsable de ce que j'en fais. Si quelqu'un de mon entourage me fait une remarque concernant la projection d'une de mes émotions négatives sur elle, je suis capable de l'entendre. Cela m'arrête en général. J'essaye de réajuster le tir, en reconnaissant que cela m'appartient. 

J'aime bien la proposition de Frédéric Lenoir de dire "Tiens une colère", "Tiens une tristesse". Je vais y penser et voir si cela peut m'aider dans ces moments là, de faire le constat de mon émotion, pour éviter de me confondre avec elle. Cela peut-être un truc intéressant...