mardi 3 mars 2015

Quand ma réflexion sur l'authenticité m'amène à penser à mes peurs...

Plus j'essaye d'être authentique avec moi-même, plus je suis authentique avec l'autre. Cela me semble venir alors naturellement...

Comme je vous le partageais hier, l'interprétation et le pouvoir que je donne au regard de l'autre, reste un travail important à effectuer pour moi... 

Cela me demande de me questionner dès que je m'aperçois que je quitte l'authenticité, pour aller vers une réaction qui sera dictée par ce que je fais du regard de l'autre... 

Cela touche à la peur du rejet, à la crainte du désamour, à la honte de ne pas être conforme, etc... Et voilà Lady Bibi qui re-flirte avec la peur... C'est un sujet tellement vaste, et qui me travaille régulièrement... 

Avancer sur ce chemin me permet d'avoir moins peur de mes peurs... Je peux les regarder, et ne pas les craindre... Je sais qu'elles font partie de ma vie, que les apprivoiser c'est leurs permettre d'exister. Je ne me voile pas la face, je les vois et je commence à les affronter.

Quand je me rends compte de l'apparition d'une de mes peurs, je vois aujourd'hui que le dévoilement enlève la peur de cette peur... Donc j'y vais...

Merci la Vie ! Merci du fond de mes peurs, merci du fond de mon coeur.


lundi 2 mars 2015

Authenticité... Avec moi ?

Comment puis-je parcourir mon chemin intérieur, avec le plus d'authenticité possible ? 

Je suis de plus en plus persuadée que je dois me connaître mieux pour connaître les méandres de ce qui me constitue comme être humain. Je vous ai souvent dit, que j'ai en moi tout le bon et tout le moins bon de l'humanité. Plus je l'accepterai, plus je saurai qui je suis, plus je serai bienveillante à mon égard et aussi à l'égard de l'autre...

Une plongée, le plus authentiquement possible... Je ne sais pas... J'avance en me posant la question : es-tu dans le plus proche de ce que tu crois, quand tu penses cela ? J'en accepte le jeu, c'est à dire deux pas en avant, un pas en arrière, et ces aller-retour constituent mon chemin... J'ai le droit de penser un jour blanc et le lendemain de penser gris ou même noir... Ma pensée oscille, cherchant ma propre route.

Il me semble que je me montre authentique avec moi-même quand j'accepte les errements de mon dialogue intérieur. Je ne me fige pas, je me laisse bousculer par les leçons que ma vie me donne... Elles m'ont permis de m'adoucir avec le temps, de moins me juger et de moins juger l'autre...

Puis-je être authentique tout le temps ? Il me semble que je travaille pour l'être de moi à moi... Cela me devient plus facile avec le temps...

Par contre vis à vis du regard de l'autre, je m'étonne d'y être encore non seulement sensible, mais cela impacte certaines de mes attitudes... 

Gros morceau Lady Bibi !! Je vais continuer à y réfléchir...



vendredi 27 février 2015

Le pardon, dernières réflexions...

J'ai posté ce matin une phrase mise en image, qui faisait écho pour moi : "Tu sauras que tu as vraiment pardonné le jour où tu seras capable de penser à ceux qui t'ont blessé sans souffrir et à souhaiter pour eux tout le meilleur dans leur chemin de vie"...

J'en suis à pouvoir sincèrement souhaiter le meilleur aux personnes qui m'ont blessée... C'est venu doucement, lentement au fil du temps... Ce le fut presque malgré moi... Cela me fait du bien de pouvoir le constater aujourd'hui. 

Par contre la première partie de la phrase, m'interroge plus... Je ne suis plus dans la souffrance lancinante, celle qui envahissait mon esprit... Pour certaines blessures d'amitié, dont je vous ai déjà parlé, c'est totalement vrai.

Mais quand on me demande de reparler de mes blessures d'enfant, ma voix peut encore s'enflammée... Je l'utilise, aujourd'hui, pour défendre les enfants autant qu'il m'est possible de le faire. Je me prends avec douceur, je calme mon enfant intérieur, et je ne m'en veux pas pour cela. D'ailleurs, je me sens bien comme cela. 

Le chemin qu'il me reste à finir de parcourir, est de me pardonner d'avoir entretenu ce ressenti négatif vis à vis de certaines personnes, durant tant d'années, et d'y avoir perdu beaucoup d'énergie...

Je ne rajoute pas du jugement au jugement... Lady Bibi tu n'as pas toujours fait de ton mieux en ne pratiquant pas le "Ta parole est impeccable", tu es juste une petite humaine sur le chemin de la vie...

En faisant cette relecture, je m'aperçois du chemin parcouru, et je me dis "chapeau my dear Lady", cela vaut le coup...

A lundi mes cher(e)s Ami(e)s cheminants, merci de votre présence. Joli week-end 🍃🌳🌿🌲


jeudi 26 février 2015

Le pardon, suite...

Il m'est revenue à l'esprit une conférence de Jacques Lecomte, à laquelle j'ai assisté l'année dernière, sur le thème "Résilience et Pardon". Voici les notes que j'avais prises concernant le pardon :  

"Le pardon n'est pas l'oubli de l'acte, ni une justification, mais la distinction entre l'acte et la personne.
L'acte peut être monstrueux, la personne n'est pas un monstre.
Le pardon n'est pas un devoir ni un acte méritoire, mais un processus de libération.
Cela s'est imposé dans la vie des personnes qui pardonnent, elles n'en tirent aucun mérite.
Le pardon n'est pas obligatoirement, une réconciliation avec l'autre, mais avec soi-même (changement des pensées et du coeur). Même si l'autre en face ne le demande pas, on peut pardonner.
Le pardon n'est pas réservé aux croyants, mais peut concerner toute personne."

Le processus pour arriver à pardonner est un chemin plus ou moins long pour chacun, et il demande de la patience. Ce matin sur un de mes posts sur ma page Facebook, Miguélita Fleur me demandait : pourquoi il était proposé un "pardonne toi"... Cela m'a permis d'approfondir ma réflexion sur le sujet. J'ai le sentiment qu'il y a deux niveaux dans ce "pardonne-toi". 

Le premier, sur lequel j'ai bâti ma réponse sur ma page, est celui d'une petite fenêtre qui s'ouvre au moment où quelqu'un me blesse et que je n'ouvre pas, en laissant l'autre me blesser sans dire "stop". Ce moment où je pourrais ne pas laisser s'ouvrir la blessure en renvoyant à l'autre que c'est sa pensée et que ce n'est pas ce que je pense de moi. 

J'ai ressassé des années des moments comme ceux-là et je ne comprenais pas pourquoi. Aujourd'hui je sais que quand je ne me dis pas à l'autre, je m'en veux beaucoup de ne pas y être arrivée, et je sais qu'alors je ne suis pas dans le respect de moi. 

Je suis la seule à pouvoir le faire, ce qui me donne du pouvoir sur ma vie. Je suis la seule à pouvoir le dire, car c'est moi qui perçoit ce qui vient de se passer comme une blessure pour moi...

Le deuxième niveau est que quand je repasse en boucle le moment qui m'a blessée, que j'en parle sans cesse à mes proches, je maintiens un lien avec la personne qui m'a blessée et celui-ci est par le négatif... Je reste bloquée dans le passé, je fige l'autre dans ce moment, je ne lui permets pas de changer... Et de tout cela j'ai aussi à me pardonner...

Or comme le disait Jacques Lecomte, "l'acte peut-être monstrueux, mais la personne n'est pas un monstre"... J'ai appris à dissocier l'acte de la personne, même si j'ai toujours des rechutes qui me rappellent que je ne suis qu'un être humain dans toute sa splendeur...



mercredi 25 février 2015

Mes réflexions sur le pardon...

Le pardon... J'y ai souvent réfléchi et les synchronicités de ce matin sur la question, m'appellent à m'y plonger encore plus...

Lorsqu'il n'y a pas si longtemps, j'ai compris que pardonner ce n'est ni effacer ce qui s'était passé, ni oublier, cela m'a permis de me sentir libre et non pas obligée de pardonner.

Je sais bien que je suis comme les personnes qui m'ont blessées, j'ai aussi blessé un jour... Pardonner me demande de me pardonner aussi...de ne pas nier mon humanité. 

Je peux choisir de pardonner ou ne pas pardonner... Il me semble que si je fais le deuxième choix, je reste attachée avec un lien négatif à l'autre... J'ai fait cela des années durant... En même temps je pense que j'ai eu aussi besoin de parcourir un chemin avec ce lien négatif, que cela a fait partie de la route, et qu'aujourd'hui je suis en capacité de faire un autre choix...

Puis-je décider de pardonner ? Ou est-ce un processus à effectuer en franchissant, pas à pas, les étapes nécessaires ? 

La plupart du temps je ne pense pas qu'on fasse sciemment du mal à l'autre. On peut même, en tant que parent, poser un acte qui s'avérera blessant pour lui, en pensant que c'est pour son bien... Je peux donc maintenant le pardonner, mais je n'excuse pas les actes. Les actes appartiennent à l'autre et je les lâche et les renvoie à la responsabilité de l'autre. Et je me libère du lien... Je vis plus l'instant présent et c'est mieux pour moi...

J'ai appris adulte, à demander pardon, à mon conjoint, à mes enfants... Ils ont été mes guides, et j'ai trouvé la force auprès d'eux, et pour eux de faire ce chemin qui nettoie notre quotidien pour, me semble-t-il, moins polluer notre aujourd'hui... On traîne moins de valises...

J'ai eu à vivre deux histoires d'amitié profondes et vraies, auxquelles j'ai choisi de dire stop à cause de comportements qui me blessaient durement. J'ai sincèrement pardonné les personnes, sans pour autant excuser les comportements. Ce fut un long, long chemin, et je pense aujourd'hui pouvoir dire que je leur souhaite le meilleur. Je peux aussi me remémorer les bons moments partagés, ils ne sont pas effacés, ils font partie de mon histoire, et je les chéris. Je peux leur dire "bonne route" du fond de mon coeur.

Je n'ai pas fini... Ma réflexion continue et je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre sur le pardon... Je suis en chemin...


lundi 23 février 2015

Je persévère dans l'auto-compliment...

M'encourager et devenir mon meilleur supporter, qu'est-ce que j'y gagne en liberté !!! Bon cela ne marche pas d'un seul coup ! Il faut apprendre, persévérer, tenir bon... C'est un vrai chemin, toujours à parcourir, pas à pas... Comme tout les chemins que je parcours...

Me complimenter, me supporter dans les deux sens du termes...comprendre que vit en moi ma meilleure alliée, et la contacter... Il me faut bannir les phrases qui me condamnent, qui remontent à si loin que je ne sais même plus qui les a prononcées... C'est drôle de me dire aujourd'hui, que je viens d'une époque où les compliments n'étaient absolument pas monnaie courante. C'était plutôt le contraire... Il fallait nommer ce qui n'allait pas, et je n'ai pas de souvenirs de félicitations... Çà aussi cela fait extra-terrestre...

C'est comme cela... Je n'en veux plus à la terre entière pour cela, je sais que les adultes de l'époque venaient aussi du pays de leur enfance sinistrée en la matière, peut-être encore plus que moi...

J'ai le sentiment de rentrer dans un nouveau pays merveilleux, où je n'attends pas des autres et je me donne moi-même, dès que j'en ai besoin, l'encouragement, les félicitations, la fierté d'être moi... Je me repose, et je ne cours plus après cette impossible satisfaction attendue de l'autre... Je quitte le pays de l'attente d'une vaine reconnaissance, qui en plus peut m'être enlevée à tout moment, pour celui plus sûr,  où je suis toujours là, et où je peux m'offrir ces"rayons de soleil verbaux" que sont les compliments... Ce pays est fleuri, et je respire chacune des odeurs apaisantes que ces fleurs me renvoient... 

Lady Bibi, profite, c'est un temps d'accalmie...  

 

Quand je me complimente, voilà ce qui se passe...

Quand je réfléchis à la proposition que je vous ai faite ce matin sur ma page Facebook, de rédiger un texte d'auto-louange, je savais que je me confrontais à un exercice difficile pour moi. 

Puis je me suis dit je vais le penser comme un cadeau que je me fais et c'est uniquement de moi à moi. J'élimine le regard de l'autre et ce qu'il pourrait penser si je me complimentais devant lui...et cela me fut plus facile... Cela reste secret de moi pour moi...

J'ai chassé les "oui, mais" pour ne me penser qu'en termes positifs. J'ai insisté pour trouver des félicitations sur mon Être profond, et finalement j'y suis arrivée...

C'est étonnant la pêche que cela m'a donnée. J'apprécie celle que je suis aujourd'hui. 

Bien après, cela m'a fait penser à ce que je ne suis pas, et comme le plateau de ma balance avait été bien chargée sur le positif de mon être, j'ai pensé qu'il me devenait alors plus facile de pouvoir dire des vrais "non" à des choses que je n'aime pas faire car je sais que je ne suis pas que ce "non"...

J'accepte ainsi ce que je ne suis pas puisque je me définis par tout ce que je suis...et non le contraire...

Un jour je me suis regardée vraiment, dans un miroir. Je me suis forcée à regarder ce qui était beau sur ce reflet... J'ai baissé les yeux au début... Puis je me suis petit à petit regardée droit dans les yeux... Et je me suis parlée !!! Je me suis complimentée en rejetant toutes ces phrases assassines que j'ai longtemps connues... C'est drôle que les premières pensées que j'ai sur moi soient si peu empreintes d'empathie... Elles sont dites par un juge impitoyable et en plus ce sont des phrases que je ne dirai jamais à quiconque...

Bye, bye petit juge pitoyable, il n'y a plus de place chez moi... Lady Bibi vient de chanter ses louanges auprès d'une belle personne bienveillante (celle qui remplace le juge...) et qui sait aussi rire d'elle même !!! Bienveillance et humour, cela fait un joli cocktail !! Merci bienheureuse auto-louange qui n'enlève rien à personne et qui m'a fait tant de bien... 

À vous maintenant, prenez un crayon, je vous accompagne de plein de pensées positives pour que vous l'expérimentiez... Écrivez que le positif, et rayez toute phrase négative et les "oui,mais"...  Si, si cela vaut le coup, vous allez voir et partagez-moi vos réactions, elles m'intéressent... À vos crayons, partez !!!