vendredi 3 avril 2015

Occasion de poser une question à Alexandre Jollien...

Richard Feyderman pour sa page Facebook : "Mes Sages de vie" va interviewer, fin avril, Alexandre Jollien. Il nous demande quelle question nous aimerions lui poser. Vous connaissez mon admiration et mon affection pour ce philosophe. Je vous partage souvent des phrases de lui.

Je me suis demandée si je me trouvais en face de lui qu'aurai-je envie de lui dire ? Cet homme me touche à travers ses livres, la conférence où je l'ai entendu en septembre, les nombreuses émissions où je l'ai vu, par ce que je sens chez lui, d'une quête authentique du sens de sa vie, du sens de la vie... 

Il s'exprime en son nom, en employant le "je", et la manière dont il nous témoigne, en toute humilité, de ses zones d'ombre et aussi de sa joie, sont pour moi très inspirant. J'y trouve un frère en humanité, qui oscille entre des moments de joie, des moments de tristesse, des moments d'entre deux, et je me sens moins seule dans mon bavardage intérieur et incessant, sur les mêmes zones...

Lorsque je l'ai vu en conférence en septembre, je me suis approchée pour le remercier d'être qui il était et de nous le partager aussi simplement... Je n'ai pas osé aller jusqu'à lui... La peur d'importuner, la peur de déranger, une timidité qui m'habite encore assez souvent... 

Et là vient l'occasion de lui poser une question... Et en fait, je n'en ai pas pour le moment... Mon profond désir, serait de le rencontrer, d'échanger avec lui comme deux amis qui se retrouvent. 

J'ai retrouvé avant-hier deux chères amies que je n'avais pas vu depuis quelques temps, et instantanément nous avons partagé profondément et en vérité. Ce fut tellement authentique en quelques secondes, que nous en étions émerveillées... Nous échangions comme si nous nous étions vues la veille...

Ce sont des moments qu'un homme comme Alexandre Jollien, m'inspire...un partage simple, spontané, en confiance et avec bienveillance, que j'aimerais tant partager avec lui. Lorsque j'avais lu le "Philosophe nu" en 2010, j'avais été saisie par la proximité de ce qu'il exprimait et ce que je pouvais vivre aussi. J'avais dit à mon mari mon émotion de lire des mots qui exprimaient avec justesse, ce que je pouvais aussi ressentir...

Cette occasion qui se présente de lui poser une question me semble un joli clin d'oeil de la vie... Je vais donc laisser cela agir en moi et ainsi permette à une question d'émerger... 

N'hésitez pas à aller sur la page Facebook : Mes Sages de Vie si vous souhaitez poser une question à Alexandre Jollien. 

Je vous souhaite, mes cher(e)s Ami(e)s cheminants, un joli et joyeux week-end pascal et je vous retrouverai mardi prochain... 


jeudi 2 avril 2015

Réalité de l'échec...

La confrontation à un échec, m'oblige à regarder le réel. C'est à dire que si je fais une relecture avec humilité des faits qui viennent de se dérouler, je me vois dans la réalité de qui je suis. 

Deux choses me viennent donc c'est premièrement quels sont les faits réels et deuxièmement en reconnaître mon action. 

Les faits réels : quels sont-ils réellement ? Je sais que mes émotions vont colorer les faits. Il me faut les séparer. 

Dans mon billet de vendredi dernier, je vous partageais une anecdote qui m'était arrivée. Je la reprends comme exemple pour illustrer mon propos d'aujourd'hui. Dans celui-ci les faits étaient vraiment anodins. J'avais écris un article pour donner mon point de vue de parent sur une attitude de la mairie. Mais mes émotions face à la réaction des autres, m'avaient débordées, avaient transformées cette réalité. Je me suis vue nulle en tant que représentante des parents d'élèves et c'était un échec pour moi... 

Les faits réels : un article donnant mon point de vue concernant un fait d'une banalité quand je le regarde aujourd'hui... Mes émotions en avait fait une catastrophe...

Je peux reconnaître ma part dans ce qui s'est passé, ma maladresse, mon ego envahissant...et cela me permet d'aller vers plus d'humilité. 

Tout çà pour çà pourrai-je dire... Et oui ! Vanité des vanités, tout n'est que vanité... 

Un échec si je le regarde juste comme un échec, il ne peut pas produire plus que cela. 
En réalité (!!!) ce n'est rien qu'un échec et en même temps il est la preuve que j'ai tenté quelque chose. On dit bien qui ne tente rien n'a rien, Lady Bibi pourrait dire qui n'échoue pas ne tente pas beaucoup, n'est-ce-pas !!!


mercredi 1 avril 2015

Réflexions sur l'échec, suite...

Faire une généralité à partir d'une fois, à partir d'un seul échec... Il y a même des histoires à partir d'un échec survenu dans une génération précédente, et qu'on se transmet de génération en génération, avec la même représentation : ne pas réessayer... 

Cela m'est bien sûr arrivé... C'est fou de penser qu'un seul échec, enregistré dans ma mémoire avec une intensité trop forte par rapport à l'évènement, a pu imprimer en moi le non désir de réitérer... Il y a même des choses fausses qui se sont brodées autour de l'évènement...

C'est donc sur l'émotion provoquée qu'il me faut travailler. Il me faut lire l'évènement comme une expérience, ce sont souvent que des faits et je peux apprendre de ce qui s'est passé... Les leçons que la vie m'offre... 

Cela passe par le fait de dédramatiser un échec. Les sensations que j'ai alors vécues, les émotions ressenties, les sentiments de honte et d'humiliation...il me faut comprendre que je ne suis pas obligée de revivre les mêmes choses... Je ne suis plus la même, je me sens plus forte, plus en capacité de dialoguer avec moi-même pour m'apaiser, revenir au réel...

Et puis j'ai appris de mes échecs, c'est là que j'ai le plus appris... J'ai appris sur la vie, j'ai appris sur moi-même. C'est au début de l'âge adulte que j'ai tellement appris, sur les relations entre humains dans des relations amicales ou amoureuses... Cela a fait la femme que je suis devenue. Donc Lady Bibi on repart comme quand on était jeune, avec cette belle audace de la jeunesse, mais remplie de la sagesse de maintenant, et çà c'est pas si mal...








lundi 30 mars 2015

Échouer, opportunité ou échec...

Je continue ma réflexion sur ce qu'on appelle un échec... C'est une telle avancée pour moi, que j'y repense encore. C'est comme une révélation !

L'éducation que j'ai reçue de mes parents et celle que j'ai reçue à l'école française, ne m'ont jamais parlé de manière positive de l'échec. Ce n'était que reproches et punitions lorsque je n'avais pas réussi... Donc essayer et échouer, devenaient synonyme de critiques et de réprimandes.

Découvrir que je peux poser un regard bienveillant sur moi quand je tente quelque chose et que j'échoue, que je peux aussi le poser sur les autres et en particulier sur mes enfants et mon conjoint, change vraiment la donne. C'est un cadeau que je me fais, c'est un cadeau que je leur offre.

Concernant mes enfants, c'est aussi les encourager dans ce qu'ils tentent. C'est être sûre qu'ils vont en apprendre le nécessaire pour grandir et continuer d'essayer, même en tant qu'adultes aujourd'hui. 

Ce qui m'étonne le plus en travaillant cette question, c'est que cela m'aide dans la gestion de mes peurs. Vous savez, les peurs dont j'ai souvent parlé ! Si j'accepte le risque à prendre d'échouer dans ce que j'entreprends, certaines de mes peurs s'amoindrissent. Par la même occasion je laisse de la place pour oser, pour vivre dirai-je même... Vie en circulation, comme j'en parlais hier !

L'option "échouer" devient de moins en moins paralysante. Mon esprit se libère, Lady Bibi en avant pour de vraies expériences !!! 


samedi 28 mars 2015

Et si l'échec cachait une réussite ?...

Et si je me disais que l'échec peut devenir mon alliée ? La peur de l'échec a été un tel frein dans ma vie, a engendré de grandes peurs... Aujourd'hui je choisis de m'éloigner de ces peurs... Échouer n'est plus, à mes yeux, une catastrophe. J'ai compris que c'était des occasions bien plus fortes pour apprendre que les succès...

Découvrir et comprendre cela, c'est comme si j'avais roulé jusqu'à maintenant avec mon frein à main enclenché... Le desserrer c'est permettre à mon véhicule de rouler librement et de me mener à bon port... 

Mon esprit vagabonde et je m'autorise à rêver de pouvoir vivre des choses que j'avais bloquées en moi... C'est un peu comme une vanne qui s'ouvre, l'eau peut couler...

Cela me permet aussi d'envisager pour mes enfants, la possibilité d'échouer...et cela est une grande révélation pour moi... Je sais maintenant qu'il faut tenter des choses et prendre le risque d'échouer, pour avoir plus de saveurs dans la vie et en apprendre un maximum...

Tout ce qui est fermé, fermente... Dès que j'ouvre la porte, l'air frais rentre... 

Sénèque nous dit : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » 

Je le comprends comme : c'est parce que je ne tente pas les choses qui me font peur, que la difficulté est créée. C'est donc la représentation que je me fais de ces choses qui me les rend difficiles. Quand je ne tente pas quelque chose parce que j'ai peur d'échouer, je garde en moi une représentation difficile de celle-ci. Si je la tente la confrontation au réel fait que la représentation que j'en avais, s'évanouit. Dans le réel ce que j'ai tenté était peut-être dur, mais je l'ai fait et soit j'ai réussi, soit j'ai partiellement réussi, soit j'ai raté...et alors ! Le monde ne s'est pas écroulé...

Bon et bien Lady Bibi, encore une fois, y'a plus qu'à ! Exercice en perspective, et le fait de réaliser ce que je viens de vous partager me fait déjà voir le monde autrement... Je pense à un exercice concret pour le mois prochain... Suite à venir...

vendredi 27 mars 2015

Quand un jugement me touche...occasion de faire un exercice...

Dénicher les jugements contre moi-même quand je suis touchée par le jugement de quelqu'un sur moi... Quand quelqu'un me juge, que cela me touche, il me faut chercher ce que cela vient révéler de mes propres jugements sur moi...

Je le prends comme un moyen de comprendre ce qui me touche quand on me juge, et aussi l'occasion d'en apprendre plus sur moi-même. En effet, si je suis touchée, c'est qu'au fond, je crois aussi cela de moi. 

Cette manière de voir les choses, me semble ludique et me permet de moins craindre de m'effondrer face au jugement que l'on peut porter sur moi. Je me dis, comme le propose Olivier Clerc dans son livre "J'arrête de (me) juger", "tiens, tiens, Lady Bibi cherche ce que ta perception de ce jugement sur toi, t'apprends de toi..." 

Il y a des situations récurrentes que je vis, qui me disent bien à quel point je suis sensible au désir d'être parfaite. Quand j'entends un jugement sur moi qui me montre que je n'ai pas parfaitement agi, je suis touchée en plein coeur... Donc il me faut encore travailler sur comment m'accepter imparfaite... 

Je n'en suis pas au point où j'étais il y a quelques années. J'ai une anecdote qui me revient. C'était il y a une vingtaine d'années. J'étais responsable dans une association de parents d'élèves et j'avais avec l'accord de mon équipe, écrit un article dénonçant un problème que nous avions avec notre mairie. Lorsque celui-ci était paru, la directrice d'une des écoles de mes enfants, m'était tombée dessus en me disant sa réprobation. Deux mamans de mon équipe regrettaient cet article et l'une d'entre elles avaient été très désagréable à mon égard... Je me suis littéralement effondrée, sans fermer l'oeil de la nuit. J'appréhendais d'aller accompagner mes enfants à l'école et me disais que je n'allais pas y arriver. À tel point que mon mari a pris sa journée, tellement il me voyait mal. 

J'avais confondu mon acte qui pouvait ne pas être compris et accepté par d'autres, et ma personne. Je me voyais comme imparfaite et j'ai cru que j'étais complètement nulle. J'ai tout confondu. Il m'a fallu le travailler et aujourd'hui je sais que je ne réagirais plus de cette façon. Je sais que tout le monde n'a pas à approuver ce que je décide de faire, et je sais que ce que je suis, est respectable et je sais mieux me respecter. 

Je sais aussi analyser les réactions et les jugements des autres, comme étant : cela me parle de ce que l'autre pense. En l'occurence dans cet exemple, ces trois personnes me disaient à quel point elles étaient attachées à ce que le maire et ses collaborateurs,  pouvaient penser d'elles, et cela me parlait de leur fragilité face à leur image. Il me semble qu'aujourd'hui, je pourrais me montrer plus bienveillante et compréhensive.

Lady Bibi, tout est occasion d'exercices ! Aie moins peur et amuse-toi ! Tu en apprendras plus sur toi...



jeudi 26 mars 2015

Quelle est ma part de responsabilité dans la violence dans le monde ?

La citation de Marshall Rosenberg que j'ai postée ce matin, sur ma page Facebook,  m'a fait réfléchir à la responsabilité que j'ai, à contribuer à la violence dans le monde, lorsque je juge quelqu'un. 

Il me semble que lorsque je juge quelqu'un, je suis dans un état d'esprit qui n'a rien d'ouvert ni d'accueillant... Au contraire, je me ferme à l'autre et je le condamne. Ma sentence est tombée... Le dialogue ne peut avoir lieu.

C'est la raison pour laquelle, je travaille sur mon regard, mes jugements, mes croyances...etc... Plus je fais cette gymnastique intérieure pour contrecarrer toutes ces phrases que je me dis et qui figent l'autre dans un type de pensée, plus je me mets à l'écoute de cet autre différent qui est en face de moi.

Je ne suis pour autant pas naïve, ni bisounours... Quand je ressens la fermeture de l'autre ou son manque d'ouverture, j'essaye de ne plus polémiquer, je dis bien j'essaye, car Lady Bibi, avec son désir de convaincre, n'est pas très loin...

Comme je le dis souvent, c'est un travail de déprogrammation de longue haleine... Je ne baisse pas les bras et j'avance. Le chemin que j'emprunte, est celui de m'aimer mieux, me connaître mieux...pour être de mieux en mieux avec moi-même et de ne plus avoir besoin d'exister, notamment, en cherchant à convaincre l'autre.

Je peux défendre des idées, des convictions, en laissant l'autre dans la liberté des siennes. Je peux entendre des arguments avancés par l'autre, comme étant pertinents et me permettant de voir les choses d'un autre angle.

C'est la richesse d'un dialogue, dans un respect mutuel, et la violence peut s'éloigner...