jeudi 7 mai 2015

Pouvoir que je donne aux regards des autres...

Comment être moi, en contact avec ma propre pensée, me dire ce qui m'habite, sans tenir compte de ce que l'autre pourrait penser de moi, si j'osais me dire ?...

Je me retire dans mon antre, dans le silence, faisant taire la musique, les podcasts, etc... Je m'oblige à aller à ma rencontre. Même quand j'écris cela, j'ai peur qu'on pense que je suis nombriliste... Fichue attention que je porte au regard de l'autre sur moi... Besoin de me justifier, auquel je ne céderai pas...que c'est dur...

Je suis en difficulté pour mettre en accord ce que je crois et ce que je montre de moi. Cela me signifie qu'il me faut aller encore plus loin. Seul le silence absolu, l'assise avec moi-même me permettra, il me semble, de me rencontrer...

C'est pas tant la rencontre avec Lady Bibi qui m'intéresse, c'est celle qui va me parler de mon humanité, celle qui va me faire rencontrer l'humain... Je suis persuadée que chacun, chacune de nous, porte son bout d'humanité... Chacune, chacun de nous me parle de ce qui est universel... 

J'aime cette humanité dans sa diversité, dans sa singularité, dans ses petitesses, dans ses médiocrités... C'est ce qui en fait toute sa splendeur...

J'espère que si je plonge dans mes abîmes, plus je me connaitrais plus j'accepterais d'être celle que je suis... Plonger à l'intérieur pour quitter les sirènes qui m'appellent vers l'extérieur, oh, la, la ! Un chemin rocailleux, mais heureusement comme la nature me le montre, les fleurs peuvent pousser dans les failles de l'asphalte d'un trottoir...

Besoin de vérité, besoin d'authenticité... Et pourtant je me vois si souvent faillir...m'observant en flagrant délit d'inauthenticité !!! Amour inconditionnel impossible pour moi à distribuer à ceux que je croise... Agacement, impatience, jugement...tout cela pleut en une pluie plus que battante...

Et alors !!! Rien qu'une petite humaine en balade au pays des humains !!!




mercredi 6 mai 2015

Peur de blesser l'autre... Comment rester authentique ?

Comment dire "non" sans faire de peine à l'autre ? Je ne suis bien sûr, pas responsable de la manière dont l'autre réagit au "non" que je lui donne... Mais j'ai du mal à le vivre... Par conséquent, il m'arrive de mentir car je pense que l'autre sera blessé par mon "non"...

Comment être authentique, sans que cela puisse blesser l'autre ? Et bien j'avoue ne pas savoir encore le faire... Et pourtant j'aimerais bien me dire à l'autre, en vérité, et supporter la réaction qu'il aura...

Mon intention n'est pas de blesser l'autre, mon intention est de me dire "oui"... C'est me respecter que de me le dire, et ensuite de le dire à l'autre.

Par exemple, je ne me vois pas dire à l'autre : "je ne viendrai pas à cette exposition avec toi, car cela ne me fait de bien de faire cette activité avec toi en ce moment"... Quand j'ai écouté les jérémiades et les reproches sur Pierre, Paul ou Jacques, de nombreuses fois, et que je ne souhaite pas à un temps T, l'entendre pour la énième fois, que puis-je dire ?!?!  Pour autant, je ne souhaite pas être blessante, et il m'arrive de trouver un prétexte bidon pour ne pas donner la vraie raison...

Je sais bien que tout cela n'est qu'un code de bien vivre ensemble et que ces pieux mensonges sont parfois nécessaires... Ma question qui reste, est : peut-on être authentique en toutes circonstances ? 

Il me faut continuer la progression vers oser me dire le plus en vérité possible, tout en respectant l'autre... Un jonglage à maitriser sans cesse, et Lady Bibi progresse bien... Difficile authenticité à pratiquer encore et toujours, pour continuer à grandir...






 

mardi 5 mai 2015

Simplification...

Aller à ma rencontre et ne pas me fuir, est je crois la chose qui m'est le plus difficile... Rester dans le silence et juste là pour écouter ce qui se passe en moi, ce qui se dit en moi...que cela m'est difficile !

Et pourtant je suis sûre que je suis au meilleur endroit pour descendre dans mes profondeurs... C'est là que je suis le plus en vérité... Bienveillant regard que je me dois de poser sur mes abîmes autant que sur mes clairs-obscurs et mes lumières...

J'ai eu différents petits clins d'oeil, qui m'appellent à réfléchir à un appel profond que je sens depuis quelque temps, qui est : aller vers plus de simplification...

Que veut dire pour moi : simplifier ? Chercher ce qui m'est essentiel et arrêter de m'éparpiller dans ce qui m'est superficiel... Ma réflexion d'aujourd'hui m'amène à me questionner non pas sur les biens matériels, mais plus sur ma nourriture de l'âme...

Je me dis qu'il faut que je me demande :  Est-ce que ce livre, cette conférence, cette rencontre t'appelle à plus de vie ? Est-ce que cela va te faire du bien ? Comment ne pas me perdre dans un babillage permanent alimenté par toutes les tentations qu'internet peut offrir ?

Mon essentiel m'oblige-t-il à me concentrer que sur quelques choix ? Je le crois... Je sens que sinon je ne vais pas au bout...et je repars dans la fuite... Fuir pour ne pas aller vers plus de simplification dans ma vie ? Cela me questionne...

Mon essentiel, que je choisis, est de revenir à moi, dans l'instant présent... Alors les jugements cessent de pleuvoir, la vie circule... 

lundi 4 mai 2015

L'émotion qui ne demande qu'à être reçue...

L'émotion agréable ou désagréable, qui ne demande qu'à être reçue...nous dit Christophe Massin dans le texte que j'ai posté ce matin sur ma page Facebook...

Plus facile à dire qu'à faire ! Mais j'y trouve beaucoup de justesse. Un enfant quand il a du chagrin, il a du chagrin. Il se laisse habiter complètement par celui-ci, et je suis toujours étonnée de voir à quel point après c'est fini. Il passe à autre chose. 

Un enfant quand il est heureux, il est heureux. Il vit pleinement le moment présent de ce bonheur, et ensuite il continue sa route...

Que puis-je apprendre pour moi de cette observation ? Toujours ce retour à cet instant présent, y rester et vivre pleinement ce que j'ai à vivre, et peut-être que comme le propose Christophe Massin, l'idée de manque peut disparaître...

Car l'idée que pour être heureux il faudrait ne plus avoir de peine, est d'abord utopique bien sûr, mais aussi voudrait dire qu'il nous manque toujours quelque chose pour être complètement heureux... 

Or si je me dis que tout est là, juste là, quelque soit l'émotion qui m'habite dans l'instant, je commence à quitter mes peurs d'un futur où le manque pourrait advenir...

Bon ! Comme je le disais au début, plus facile à dire qu'à faire...mais j'aime bien l'idée qu'un jour prochain je pourrais accepter toutes mes émotions quelqu'elles soient sans lutte et sans peur...


vendredi 1 mai 2015

Mon corps me parle...

Mon corps m'appelle à la lenteur et à la douceur, et comme je peux le faire dans mon aujourd'hui, je me fais ce cadeau...

Même ma pensée se met dans ce mouvement, elle se tourne vers l'intérieur pour être à l'écoute de ma voix profonde, de mon intuition... Des appels se font entendre et il me faut trier, sentir ce qui me met en joie, patienter...

Je me sens proche de ceux qui souffrent dans leur corps, dans leur âme... Mon corps me fait mal par endroit et j'ai le sentiment d'avoir mal avec tous ceux qui sont touchés dans leur corps... Pour moi, ce n'est pas grave, c'est habituel, rappel à revenir dans un rythme lent... Mon corps m'immobilise, et je m'autorise à ne rien faire, sans culpabilité aucune... Si je ne le fais pas, je le paye d'une manière ou d'une autre...

Je connais cela par coeur... Et pourtant, j'ai le sentiment qu'il y a une leçon que je n'entends pas... Qu'est-ce que le mal vient me dire ? Je me sens sourde à quelque chose, mais à quoi ? Je sais que je suis la seule à pouvoir trouver ma réponse, que chacune, chacun est seul à pouvoir trouver sa propre réponse... Je ne baisse pas les bras... Je sais que je comprendrai un jour...

Je vais assister la semaine prochaine à une conférence sur : "Mon corps me parle, qu'est-ce que la maladie cherche à me dire"... Cela tombe bien... Des pistes ? Je verrai bien... J'avance avec confiance.

Mes cher(e)s Ami(e)s cheminants, joli week-end à chacune et chacun de vous. À lundi !


jeudi 30 avril 2015

Questionnement sur "le courage d'être soi"...

Je viens de lire une phrase de Lilou Macé où elle parle du courage d'être soi-même. Ce qui m'a interpellée dans cette phrase est d'associer le mot "courage" à "être soi-même"... Et je me suis dit qu'effectivement il me faut du courage pour être moi...

En effet, les conditionnements de mon éducation, m'ont demandé d'être conforme à ce que l'on attendait de moi, que ce soit de la part de mes parents ou encore de l'école... 

Ne pas faire de vagues, ne pas me faire remarquer ont côtoyé mon désir d'être aimée. Et vouloir être aimée m'a orientée vers comprendre ce qui pourrait faire plaisir à l'autre, et m'a ainsi éloignée de mes propres désirs. 

Aller à ma rencontre pour savoir qui je suis, m'enseigne un chemin qui n'est pas encore abouti... J'ai encore à faire de nombreux pas pour pouvoir être moi-même, et c'est là que le courage intervient... Persévérer, ne pas lâcher, chercher...une belle route parsemée de fleurs et d'épines...

J'ai essayé de répondre à la question : comment me définir en parlant de mon Être et non pas de mes actions, de parler de mes désirs profonds au risque de déplaire...pas évident du tout... Quitter le regard de l'autre à qui je donne un pouvoir colossal !!! Et pourtant, j'avance pour m'en libérer. Il me faut encore me donner du temps...

Je prends de plus en plus conscience de cette dépendance, et cela me fait passer par la phase inconfortable qui s'y associe, prise de conscience et difficulté à agir... C'est à dire que je me vois au moment où je me mets en dépendance de l'autre, mais je ne suis pas encore assez libre pour apposer l'acte qui serait celui de mon être profond...

Bon ! C'est une étape ! Que serait une Lady Bibi libérée du regard de l'autre et qui poserait ses actes en conscience ? Je ne sais pas encore, mais je cherche...


mercredi 29 avril 2015

Présence à mon présent...

Vivre l'instant présent dans une présence à moi-même... Une nécessité pas facile du tout pour moi...

J'aime la lenteur, j'aime le silence, j'aime me promener seule dans la nature...mais suis-je vraiment présente à ce que je suis en train de vivre ? Pas toujours... 

Je me suis donnée comme exercice de prendre ma douche en conscience, d'éplucher mes légumes en conscience et de rédiger ce billet en conscience... Et bien ! Je commence, mon esprit part très vite vers le rendez-vous que j'ai dans deux heures, le mail que je dois rédiger, le rendez-vous médical que je dois prendre, etc, etc...

Donc exercice difficile, mais je sais que je dois pratiquer tous les jours pour en faire une habitude ancrée dans ma vie de tous les jours... Je ne rajoute pas un jugement comme : t'es vraiment nulle, tu n'arrives pas à tenir une minute que déjà ton esprit divague... Là j'ai fait un énorme progrès en la matière ! 

Pourquoi est-ce que cela m'est si dur à pratiquer ? Parce que chaque fois que je me tourne vers l'extérieur, je m'éloigne de mon intérieur... Et plus je m'en éloigne et moins je suis réceptive aux messages que mes cinq sens m'envoient.

 Si je ne me rends pas disponible pour entendre ce que ces messages me disent, je ne les utilise pas pour me ramener au présent... Ce sont ces signaux corporels qui me permettent de rentrer dans le présent et d'y rester...

Mon corps sait tout, il a tout ce qu'il faut pour me ramener au présent. La respiration profonde est un appel pour moi à revenir à l'ici et maintenant. Quand j'y suis, tout est là et je n'ai besoin de rien d'autre... Alors Lady Bibi, y'a plus qu'à !!!