lundi 1 juin 2015

De mon ego à ma colère... Un joli ramdam...

Petit ego a fait entendre sa voix m'assourdissant de ses "et moi, et moi, et moi"... Et oui toujours lui, présent de manière si prégnante... Zut de flûte ! 

Ce qui m'est difficile c'est de le prendre sur le fait... Cela ne me vient, pour le moment qu'après quand je me rends compte de l'état dans lequel je me suis mise pour me faire entendre. Besoin de reconnaissance, besoin qu'on s'intéresse à ce que je fais... Ego, ego, ego...  

J'oscille entre le besoin de prendre une place et celui de me taire. Je pense que ni l'un ni l'autre ne sont ma juste place. Je n'ai pas à prendre une place mais à être à ma place. Et cela ne m'est pas si facile.

Une colère sourde peut poindre son nez, m'indiquant que je ne suis pas attentive à mes besoins. Je suis la seule à pouvoir les dire, ou du moins à pouvoir déjà me les exprimer... Mais il me semble que souvent je me coupe d'eux, d'où mon oscillement entre mon ego hurlant et mon ego silencieux au point de m'effacer... Et ces deux mouvements ne sont pas ajustés...

Quand j'emmagasine de la colère, celle-ci finit par se retourner contre moi. Colère sourde qui au contraire est assourdissante en moi... 

Partir de l'ego pour arriver à la colère, drôle de chemin mais c'est le fruit de ma réflexion d'aujourd'hui et je sais que cela me donne des indications pour continuer d'avancer sur une meilleure perception de mes signaux intérieurs dont les émotions sont les clignotants... 

Colère contenant aussi la puissance de vie qui cherche à se frayer un chemin... Puissance qu'il me faut utiliser pour me redonner une énergie qui doit se remettre en circulation pour m'alimenter, car elle m'appelle toujours vers la joie d'être dans la vie...






vendredi 29 mai 2015

Ma réflexions sur le contrôle me fait dériver vers le...lâcher-prise...

Cette semaine de réflexion sur le contrôle, son emprise sur moi et la façon dont cela rétrécit ma vie...m'a fait dériver sur le lâcher-prise... Essayer de quitter le contrôle sclérosant pour aller plus vers le lâcher-prise et l'acceptation du réel...

Nouvelles soeurs jumelles, Lâcher-Prise et Acceptation du Réel, qui cherchent à chasser les jumeaux Contrôle et Perfection !!! Tout un programme, pas facile, semé d'embûches...mais finalement je connais bien et c'est un chemin qui me fait grandir encore et toujours... Un chemin qui me semble ne pas avoir de finalité en soi, et qui me conduit vers plus de vie...

Les hauts et les bas de ma vie, propre à la chance d'être vivante... Je suis étonnée par tout ce que ma vie me présente comme occasion d'exercer et d'éprouver ce que je découvre et ce que j'apprends d'elle. 

Il me faut m'arrêter pour lire les leçons, voir les répétitions pour comprendre ce qu'elles cherchent à me dire... Alors je prends le temps de vivre et je suis à l'écoute de tout ce que ma vie a à me donner... Pas toujours facile, car quand c'est à travers des émotions désagréables, j'avoue souvent me laisser entrainer dans les méandres de la colère, de l'impatience, de l'agacement, et surtout du refus du réel...

Quand je regarde depuis le début de la semaine le chemin que cela m'a fait faire, j'y vois les trésors cachés... Ceux ci sont partout, dans ce qui fut joyeux et aussi dans ce qui fut pénible. Incroyable parcours pour en arriver à cela...

Cela m'a fait réfléchir à ce fameux consentement au réel...consentir à ce qui vient sans chercher à lutter... J'y crois profondément, mais je vois aussi ce qui est solidement ancré en moi de jugement, de prise de pouvoir sur l'autre...mais de quel droit ? Au nom de quoi ? Toute puissance que j'ai trouvée lorsque je suis devenue mère, comme faisant partie d'un lot joint à la maternité... Mais pas que, comme diraient certains...

En faisant la relecture de cette semaine j'ai tellement fait de chemin, j'ai eu différentes prises de conscience... Cheminement riche que ma vie me fait parcourir et je peux terminer en étant pleine de gratitude ! Merci La Vie ! Merci ma vie !



mercredi 27 mai 2015

Tout est occasion de pratiquer comme un exercice de vie...

Aujourd'hui fut une journée sous le sceau de "tout est occasion de faire un exercice"... En effet, j'ai eu à vivre différentes contrariétés qui se sont accumulées au fur et à mesure de la journée... 

 A chaque fois je me suis dit : Exercice ! Exercice ! Tout est occasion d'exercice... Je ne vous cache pas qu'au premier cela a été. Au deuxième, aussi... Mais au troisième j'ai senti le stress monter, et l'occasion fut encore plus grande de faire un exercice dans l'exercice... Vous suivez ?

Car non seulement la gestion de la troisième contrariété fut un exercice, mais la gestion du stress qui s'est ajouté fut difficile et gérable à la fois... Sensation étrange ! Une partie de moi s'est mise en mode observation !

Je me suis répétée ce proverbe tibétain : "Si un problème a une solution, il ne sert à rien de s’inquiéter, mais, s’il n’a pas de solution, s’inquiéter ne sert à rien."

Là où je pouvais agir, je l'ai fait et il m'a fallu dialoguer avec moi-même pour lâcher la tempête mentale qui s'annonçait, pour l'étouffer dans l'oeuf... Et j'y suis arrivée...

Concernant le stress qui s'est sur-ajouté au dernier problème, je l'ai senti monter, je l'ai dévoilé, j'ai vu le moment où j'avais le choix de basculer dedans ou de revenir au réel. J'ai senti dans mon corps les signes qui se mettaient en route, et j'ai compris que si je mettais un pied dedans, alors il y aurait un moment où il serait trop tard...

Puis-je me dire que je fus dans le contrôle ? Non ce fut tout le contraire ! Je n'ai rien contrôler, j'ai permis au réel d'exister et je pense même qu'il va y avoir du bon à tirer pour l'avenir...

Plus je laisse réel exister, plus je lâche le contrôle... Je gagne au change, mais tout n'est pas gagné pour autant...


Quand lâcher le contrôle m'apporte plus de vie...

Je continue ma réflexion sur le contrôle. Ce fameux contrôle qui m'enlève de la vie à ma vie, car j'ai le sentiment que plus je m'y mets et moins je me sens vivante...

Quand je me laisse simplement happer par la beauté de la nature, en étant là, simplement là, je sens une espèce de confiance en elle, m'envahir... La vie me traverse, je me coule dans son lit, la douceur de vivre vient...

Cela me demande de réaliser tous ces moments, toutes ces situations, où je suis dans le contrôle...imaginant pouvoir maîtriser tous les malheurs qui pourraient advenir... 

Car pourquoi est-ce que je veux contrôler tout, pourquoi est-ce que je veux contrôler la vie de ceux que j'aime le plus dans ce monde ?... C'est bien parce que je m'imagine toute puissante et pouvant empêcher tout malheur s'abattre sur eux, sur nous...

Je réalise à quel point c'est un déni de la vie réelle... Une vie est faite de ces petits, moyens, grands bonheurs, et de ses petits, moyens, grands malheurs... Aucune toute puissance, aucun contrôle ne peuvent l'empêcher... 

J'ai le désir de saisir tous ces petits moments semés sur ma route où je peux juste voir la vie être, simplement... Quand je passe mon temps à vouloir contrôler tout, je passe à côté... Je le sais maintenant, je le vois plus... 

Rien ne me remplis plus que lorsque je suis dans l'être... Lorsque je suis dans le contrôle je suis plus proche de la tension, dans le l'hyper-vigilance, et là la vie m'échappe... Cela me vide et ne me comble jamais... C'est un puits sans fond...

Allez Lady Bibi, il s'agit plus de lâcher-prise que de tendre vers le contrôle... Mon corps, ce baromètre fiable et sûr, saura être plus détendu, et une bouffée de gratitude peut l'envahir...

lundi 25 mai 2015

Contrôle quand tu me tiens...

J'ai appris tout au long de ma vie à contrôler au maximum celle-ci et aussi la vie des différents membres de ma famille... Alors que je réalise que rien n'est contrôlable...

Il s'agit plus de laisser la vie me traverser que de vouloir la traverser en étant dans le contrôle permanent et épuisant... 

Et là je touche à une de mes difficultés les plus grandes. Que cela m'est difficile... J'ai été éduquée avec comme maxime, l'expression anglaise : "everything is under control" (tout est sous contrôle). Il fallait tout maîtriser pour ne pas se laisser maîtriser... Et en bon petit soldat, j'ai continué ! Personne ne m'y a obligée, je n'ai pas su faire autrement...

Illusion de croire que plus je contrôle et moins les hypothétiques catastrophes pourraient advenir ! Illusoire et vain ! Qu'il m'en a fallu du temps...

Perfectionnisme et contrôle les deux frères jumeaux ! Leur père étant mon juge intérieur ou est-ce plutôt un descendant direct ? Bref une vraie famille qui cohabite en moi et qui dialogue en permanence...

Zone d'ombre à mon tableau, pourrai-je me dire...mais ce serait leur accorder du crédit... Je crois qu'il était important de les démasquer, de les regarder comme étant mes colocataires que je dois reconnaître pour cesser de les suivre en permanence...

Je ne suis pas obligée de continuer à les héberger... Et je prends trois grandes respirations profondes pour les expulser de mes pensées, pour aller vers plus de confiance dans la vie...

Vouloir tout contrôler est un rêve illusoire, vivre et traverser mon existence, c'est comprendre que ces trois sinistres personnages que sont le Père Juge intérieur et les Frères Perfection et Contrôle, sont à expulser en douceur, mais qu'il me faut me séparer d'eux... Ils sont trop encombrants et énergivores... 

Et comme le dit si bien Le Docteur Christophe André à travers le titre d'un de ses livres : "Imparfait, libre et heureux", voilà un chemin où le vent de liberté peut souffler... Alors, Lady Bibi, on y va ?


Être moi-même en route vers la "Joie imprenable"...

Qu'est-ce qu'être moi-même signifie ou pourrait signifier dans mon cheminement personnel ?

La première chose à laquelle je pense, est le fait de ressentir un sentiment de joie qui me viendrait de mon être profond, et qui me dirait que je suis en harmonie avec moi, mais aussi avec le monde...

La deuxième chose serait de vivre des moments où je me sens unifiée... Quand tous les plans où ma personnalité s'exprime, comme ma vie personnelle, professionnelle, spirituelle...sont en lien et que je me sens la même partout...

Mais cela ne m'est pas suffisant ! Il me faut lâcher les masques, être dans la lenteur, m'écoutant plus que me courant après... 

J'ai le sentiment que par moment je suis vraiment moi-même, mais ces moments sont trop rares et trop fugaces à mon goût... 

Je suis tellement, encore dans le contrôle... Ah ! En voilà encore un de bien perché sur mon épaule, Môônsieur Contrôle (!!!) entre Monsieur le Juge et Monsieur Perfection...

Il faut que je rétrécisse leurs périmètres et que j'appelle Madame ma Grande Amie, celle qui a la voix si douce... et Monsieur Non-Jugement avec son bon regard bienveillant... à venir agrandir leur terrain, chez moi...

Être moi-même ne m'est pas chose facile... Il me faut encore mieux me connaître pour toujours mieux me respecter et mieux me dire pour que les autres que je côtoie, me respectent aussi... 

Lâcher le contrôle pour être plus proche de ce que je suis au fond de moi... Lâcher toutes ces couches qui alimentent mes masques, sans me permettre de rejoindre la joie profonde, celle présente en chacun(e) et qui ne peut nous être enlevée...

Allez Lady Bibi, on continue de partir à sa recherche, patiemment, avec douceur... Je la cueillerai bientôt de plus en plus, j'en suis persuadée...




vendredi 22 mai 2015

L'ennui, est-ce si ennuyeux ?...

Ma réflexion de ce jour se porte vers l'ennui... Je me vois mettre en place des stratégies pour éviter des plages d'ennui en me rendant à des rendez-vous médicaux, et comme très souvent, je prévois des moments d'attente. Et me voilà partie avec un sac rempli de choses pour éviter l'ennui : une revue, un livre, ma tablette, mes écouteurs pour écouter éventuellement musique ou podcast...

Et là cela me saute aux yeux...mon sac lourd sur mon épaule, m'interroge et je me dis de quoi est-ce que je me charge pour éviter tant ce redoutable ennui, et surtout cela me questionne sur la représentation que je m'en fais... 

Rappel probablement de moments petite où le temps me paraissait interminable quand je m'ennuyais... Et il y en a eu beaucoup, à l'école, chez moi...attente interminable de pouvoir vivre un jour vraiment et d'être libre...

Maintenant que je me sens dans cette liberté d'inventer ma vie, je reste habitée de ces vieux réflexes ancrés en moi, mémoire archaïque qui surgit comme cela, dans un sac pesant trois tonnes !!! 

Et pourtant je les aime ces moments où j'ai des plages horaires où je ne fais rien que d'être avec moi-même... J'aime ces moments où personne ne peut me solliciter et où je peux méditer, présente aux sons qui me ramènent dans l'instant, celui qui me rappelle que je suis là et juste là... 

Je m'en retourne chez moi et j'enlève un à un ces objets qui ont alourdis mon sac, me libérant par la même occasion de ce poids sur mon épaule, épaule où passent mon petit juge intérieur, puis ma petite voix amie...pas étonnant que j'ai mal de ce côté, cela devient trop lourd... Allez Lady Bibi ! Allège un max et sort sans sac, ni bon ou mauvais copain, juste toi dans la douceur de vivre... Si, si, tu peux !

Joli et doux week-end mes cher(e)s Ami(e)s cheminants et à lundi !